POTASSE. — POUCE D'EAU
occupé, en 1772, dans les mémoires de Pétersbourg» ainsi que le père Ximenès dans le tome 12 de la RaccoUa des aulears italiens sur l^bjdraulique.
POTASSE. Alcali très-caustique^ dont l'analyse par la voie sèche ou par la voie humide fait un fréquent emploi; à cet état, on doit le considérer comme un hydrate formé de deutoxyde do potassium 0.84-f-eau 0.16 ; et le deutozyde de potassium^ qui en forme la base, contient lui-même sur 100 parties, savoir : potassium 83.05-|oxygène 16.95.
L'hydrate de potasse est solide, blanc un peu opalin ; l'eau le dissout très-aisément avec dégagement de chaleur, et la dissolution a Todeur caractéristique de la lessive ; elle ramène vivement au bleu le papier de tournesol rougi. Chauffé dans un vase d'argent, l'hydrate solide entre en fusion an-dessous de la chaleur rouge. Si la température s'élève, il se convertit en peroxyde et abandonne de Peau. A la température ordinaire, il est très-déliquescent, et au contact de l'air, dont il absorbe l'acide carbonique, il se convertit peu à peu en carbonate^ et même à la longue en bicarbonate de potasse. Il est soluble dans l'alcool lorsqu'il est exempt d'acide carbonique, et il dissout lui-même plusieurs oxydes, l'alumine, par exemple.
On reconnaît la présence de la potasse dans les dissolutions qui ne contiennent pas d'ammoniaque en y versant une solution alcoolique de chlorure de platine, qui y détermine un précipité jaune clair. L'acide tartrique produit aussi dans les dissolutions concentrées de potasse un précipité cristallin de tartrate potassique.
On prépare la potasse en décomposant son carbonate par la chaux, et le carbonate de potasse s'obtient en lessivant les cendres végétales.
POUCE D'EAU. Unité de jaugeage employée par les anciens hydrauliciens français. C'était le produit, en 24 heures, de Fécou- Icment par un orifice circulaire d un pouce de diamètre, ayant une ligne de charge sur le sommet de Torifice. Il parait que tantôt on employait un ajutage et que tantôt Porifice était percé en mince paroi. Il en est résulté que la valeur du pouce d'eau a été assez diversement évaluée.
D'après les expériences de Mariotte^ le pouce d'eau équivaudrait à une dépense en 24 heures de 19™<nm,7437- on l'évalue cependant à 19.19527, quoique Couplet l'ait trouvé équivalent à 18.2804, et Bossut à 17.9388.
Prony a proposé de lui substituer une unité qu'il nomme module et dont la valeur serait de 20«°>™ en 24 heures -, soit 0.00023148 par seconde. Cette quantité d'eau s'écoulerait par dn ajutage cylin-