‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 205 sur 286 · POUDRE · texte numérisé non relu

POUDRE

driqueayaat longueur 0".0i7, diamètre 0.02^ charge d'eau sur le centre Ù.OB.

POUDRE. Mélange intime de soufre ^nri&éy ie charbon de bois provenant de menues branches écorcées et carbonisées dans des fosses revêtues en briques, et enfin de salpêtre ou nitrate de potasse raffiné. Les proportions de ces trois substances ont été longtemps très-diverses ; le Gouvernement qni^ en France, s'est réservé le droit de fabriquer et de vendre les poudres^ emploie aujourd'hui les dosages suivants :

Pondre de mine — chasse — goerre.

Salpêtre 65 78 75

Charbon 15 12 12.5

Soufre 20 10 12.5

~î(JO~ 100 ' 100

Un simple mélange de ces éléments constituants^ séparément triturés d'abord, a presque autant de force que la poudre de fabrication ordinaire. A la rigueur mémc^ le soufre n est pas indispensable et l'on obtient encore des effets très-énergiques d'un mélange de 32 salpêtre avec 7 de charbon.

La poudre est sans force dès qu'elle a absorbé 0.14 d'humidité. Lorsqu'elle est bien sèche, elle brûle d'autant plus vite qu'elle est en plus grande masse, et la vitesse de combustion est plus grande dans un canal fermé qu'à l'air libre. Le rapport de son volume primitif à celui du gaz qu'elle développe par sa combustion et la tension de ce gaz en atmosphère, ont été très-diversement évalués par Newton, Papin^ Lemert/j Wolf, Boyle^ Haies, Hauksbee, Beii» doTj Lahirey Valence j Uorogues, les Bemouilli, Muschenhroekj Slahl, Bauméj Macquer^ Robins, Euler^ Lombardj Rumford, An*toni, Proust j Lamartelliére, Gay-Lussac^ etc. Les limites extrêmes de ces évaluations sont celles de l'ingénieur Robins et du général d'artillerie Lamartelliére. Le premier estime la tension des gaz de la poudre à 1000 atmosphères^ et le second à 43600. U Aide-Mémoire d'artillerie de 1836 laisse entièrement de côté cette épineuse questioD; plus hardi, celui du génie de 1837 enregistre le résultat suivant^ sans en indiquer la source :

Le rapport du volume de la poudre à celui des gaz produits au moment de sa combustion est X ^ 1 4156, sous la pression atmasphérique. Lorsque les gaz sont refroidis à la température de 0^^ ee rapport n'est plus que \\i \ 450 sous la même pression. — La li>ree développée par la combustion de la poudre est au moins 4000 atmosphères. Cependant je trouve dans l'ouvrage de GasseuH l'observation suivante : <( Si dans une pièce de 24 dont Tâme a à peu près en nombre rond 3000 pouces cubes de capacité^ on met 3 pouces cubes do poudre, un plateau de fer pesant 1 livre placé

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