PUITS ET GALERIES
ctous. Ce sœoDd cadre, comme tous ceox qui le suivront, doit être établi avec la plus grande précisioD, et de telle sorte que ses côtés répondent verticalement et horizontalement à ceux du cadre à oreilles.
On introduit entre les cadres et les parois de Fexcavalion des planches m, m^ m, verticales et jointives» dont la longueur est égale à la profondeur du déblai comprise entre le plan supérieur d'un cadre et le plan inférieur du cadre qui le suit.
Ces planches touchent immédiatement lea c6tés extérieurs du ea^ dre à oreilles ; elles j sont au besoin mainteiwes par quelques clous ; mais elles sont écartées des côtés du cadre inférieur de Vé^ paîsseur d'une planche, et le vide de cet écarlement est d'abord occupé par des coina en bois n> n, n, n» qui maintiennent Tassem* blage du cadre^ serrent les planches contré les terres > et réservent la place des bouts supérieurs des planches qui revêtiront la seconde tâche.
On soutient le deuxième cadre par quatre tringles en bois t, t, clouées par leurs boul5 contre les facea internes <ks cadres ; et des traits verticaux, marqués sur le milieu de ces faces, doivent se f rou^ ver rigoureusement sur. une même verticale , depuis le cadre à oreilles jusqnes au fond du puits, ce dont on s'assure à Taide du fil à plomb.
Les choses ainsi disposées, on creuse un nouveau déblai, et lorsque celle deuxième tâche est faite avec tous les soins qu'on a dû apporter à l'exécution de la première, on établit au nouveau fond un troisième cadre A,, B2» G2, D, avec la même précision que les précédents; puis on ô(e l'un après l'autre les coins oui réservaient les places des nouvelles planches, et l'on insinue ceilea-ci comme les premières, c'est-à-dire de telle sorte qu'elles s'appuient, en place des coins, directement contre les côtés extérieurs du cadre A^, et s'écartent du cadre An^.i , inférieur à celui-ci, de l'épaisseur d'une planche.
On continue ainsi à descendre aussi bas qn^on veut, sans qu'il soit à craindre, en terrain sec, et si le travail a été bien fait, que les terres du haut s'éboulent et ensevelissent le mineur en comr blant le travail.
Pour obtenir encore plus de sécurité, lorsque la chose est possi-* ble, on dispose dans les parties où l'on commence à rencontrer le ferme deux pièces de bois dites porteurs P P^ qu'on applique contre les côtés les plus courts du rectangle du puits, et dont les extrémités sont reçues dans des entailles spéciales pratiquées dans la roche elle-même. Lorsqu'on a pu placer ainsi deux porteurs P P, et un carfre au-dessus d'eux, on dispose des poteaux I dans chacun des angles du boisage, de cadre en cadre, en remontant, de sorte que ces cadres^ qui n'étaient d'abord maintenus en place que par les
1S62 PDITS ET GALeBIES.
tringles ij t, et par la prcssioa du terrain, deviennent maintenant solidaires et reposent sur les porteurs inférieurs^ et dès lors sur le ferme. Enfin, lorsque le puits est barlong, on consolide sonyent ses longs côtés par des traverses horizontales allant de Tun à Taotre.
Galeries. La construction des galeries qui réclament un boisage s'elécute par un procédé que les fig. 1 et S de la planche GY indiquent maintenant suffisamment. Il nediifère, en effet, de celai du foncement d*un puits que en ce que, au lieu d'approfondir le déblai yerticalemedt, on le pousse horizontalement, les cadres deyenant rerticaux. On appelle «emeUe le côté inférieur des cadres ordinaire* ment trapézoïdaux, fig. 25 chapeaUj le côté horizontal supérieur, et montants les côtés convergents du trapèze. Dans la coupe Joogitudinale de la fig. 1, on a donné les mêmes lettres aux pièces analo* gués à celles du puits de la pi. GIV. On voit que les planches de garnissage m m m sont disposées horizontalement et de champ pour boiser les murs, et à peu près horizontalement et à plat sous le ciel de la galerie. Dans rexploitation des mines» on emploie rarement des bois équarris; des motifs d'économie leur font préférer des bois ronds en grume, mais écorcés fig. 2, 3 et 4, et, lorsque le garnissage se compose de bois ronds refendus, il faut placer leur côté plat du côté de la roche.
Quant aux cadres D D D, on les établit en plaçant d'abord la semelle tant de niveau que de devers perpendiculairement à Taxe de la galerie, puis les montants, puis le chapeau, et enfin le garnissage qu'il est souvent nécessaire d'insinuer peu a peu par de légers coups de masse.
Dans les galeries et les puits, dont Taxe est incliné à Thorizon^ les plans de tous les cadres doivent être perpendiculaires à cet axe.
L'ordre de préférence à donner aux bois est chêne, sapin rouge, hêtre, pin, sapin blanc. La pratique locale enseigne seule les dimensions qu'ils réclament, car on ne connaît jamais à priori les efforts auxquels ils pourront être soumis.
Les galeries reçoivent des mineurs certaines dénominations qu'il est bon de rappeler. En p, fig. 6, planche LXXI, est un puits vertical descendant du jour jusqu'au filon (p. 759), dont le mur est du côté mm; A des dislances verticales d'une trentaine de mètres, cm a établi la communication du filon avec le puits par des galeries sensiblement horizontales 1 1 dites de traverse et qui courent à tra^ vers la roche stérile. Parvenu au filon, on a ouvert horizontalement ot suivant sa direction des galeries dites d'allongemenl dont les points blancs A A. A indiquent la coupe transversale ou perpendiculaire à leur axe. Ces galeries entièrement excavées dans la masse du filon servent à reconnaître le gîte, suivant sa longueur ou direction, en même temps qu'elles fournissent du minerai. Reliant
PYROMEIWE. — FYROXENE. iSêi
leli différents étages par des puits inclinés ou foncés dans la masse minèralo suivant son inclinaison, et dès lors productifs» Texploî* tation est dite préparée. En effets le système général Ah» puits incU^ nés, bures ou descenderies, combiné avec celui des galeries d^aUcm* gementf a nécessairement partagé la masse minérale en masses partielles 5 ayant toutes sensiblement la forme de longs parai-* Ulipipèdes, qui sont abordables par quatre de leurs faces, les deux autres faces restant en contact avec la roche, supérieurement du c6té du toitf inférieurement do côté du mur m, m. Enlever tout ce que chacun de ces parallélipipèdes peut renfermer de minéraux utiles, empêcher soit par des boisages, soit par des remblais de matières stériles^ les roches supérieures de s'ébouler en comblant les vides ainsi laissés par Texploitation, sont les données et les difficultés principales de l'art du mineur. On peut remarquer que, en général , préparer Texploitation , c'est aussi Vassécher^ car il suffit de donner aux galeries horizontales une pente suffisante , pour que les eaux s'écoulent dans un sens convenable; c'est encore la ventiler ou l'aérer, car les différences de niveau des étages mis en communication entre eux par les puits déterminent ordinairement un tirage qui suffit au renouvellement de l'air et au dégagement des gaz ; enfin, c'est faciliter le transport du minerai au jour.
L'établissement d'une galerie de traverse E, ayant son entrée au jour vers un des points les plus bas de la vallée, contribue considé* rablemcnt, lorsqu'il est possible, à Vaérage de la mine et à l'économie des transports, en môme temps qu'il assure infailliblement Vécoukment des eaux et dispense ainsi de toute machine d'épuisement. Cette traverse prend alors le nom àc Galerie d'écoulement.
PYROMÈTRE : voyez Calorique, page 185. Je saisis l'occasion que m'offre ce renvoi pour réclamer, en faveur de l'ingénieur Ben^ jamin Robins, l'idée du pyromètre que j'avais employé dans les. forges de l'Ariége, en 1832» et dont je m'étais naïvement cru l'inventeur. Il n'y a pas pins d'une année que, parcourant pour la première fois les Nouveaux principes d* artillerie, publiés, en 1742^ par rillasfre auteur AnPendule balistique (page 1259)^ j'ai trouvé, à la proposition Y^ la description d'un appareil en tout semblable à celai que, depuis vingt ans^ j'appelais do très-bonne foi mon pyromètre^ bien que Robins l'eût décrit, comme on le voit, près à'un Sfèele avant le premier emploi que j'en ai fait. Concluons de cet hamble aveu d'abord qu'il y aurait moins ^inventeurs à l'épo que où nous sommes, s'il y avait plus Hérudits, et aussi que l'on trouve parfois des notions utiles jusque dans les traités A^artiltefie.
PYROXÈNE. Les pyroxènes se trouvent dans certains mioas*
1364 QUADBATCRES.
cfaistes, dans quelques calcaires anciens (vallée de VicdessoSy Ariége)^ dans les serpentines et dans des roches d*origine ignée.
Tantôt c'est une substance blanche ou terdàtre, ne donnant point d'eau par la calcination, fusible an chalumeau en un verre incolore ou presque incolore y inattaquable par les acides, rayant difficilement le verre et rayée par le quartz, pesant 3.250 à 3.400 ; c^est alors un bisilicate de cbaux et de magnésie, avec un peu d'alumine de fer ou de manganèse. Tantôt c'est une substance verte tirant sur le noir et à poussière yerte^ ou tout à fait noire et à poussière brune, quelquefois rouge, ne donnant point ou donnant peu d'eau à la calcination, rayant difficilement le verre, fusible au chalumeau en un verre noir ou vert foncé ^ c'est un bisilicate de chaux de fer et de magnésie.
QUADRATURES. Je renvoie pour les méthodes de quadrature à la page 435 de l'article Courbes j et je donne ci-dessous ia description de l'instrument qui a jusqu'à ce jour satisfait le mieux anx conditions d'exactitude et de durée parmi tous ceux qui ont été proposés pour abréger les interminables calculs des surfaces cadastrales, ou le relèvement des courbes du travail (p. 1064).
L'auteur^ M. Beuvière, géomètre en chef du cadastre^ ex-professeur de génie rural à l'école de Grignon, a nommé son ingénieux appareil planitnêlre'Somtnateur (*).
Cet instrument a pour principe :
l"" La subdivision de la figure ft calculer en bandes ou zones , de largeur constante et la môme pour chacune d'elles^ 20 la transformation de chacune de ces zones^ qui -afFectent généralement la forme de trapèzes mixtiligoes, en un rectangle équivalent de même largeur que la bande qu'il remplace ; 3*" enfin, le relèvement et la sommation^ ou totalisation des longueurs des* rectangles, substitués aux bandes qui composent la figure.
La division en zones d'égale largeur est fictivement efTcctuée par
f*) M. Beuvière, rue de» Maraîs-Sainl-Martin, n<> 20, se charge de faire éUDlir son pUnimèlre pour la somme de 325 H*.
QUADBATU&ES. iUi
un aystime de parallèles gravées sur une échelle eo cristal a, po^ée à plat sur la figure à calculer, et se mouvant paraUèlemenC à elle* même.
La transformation de chaque zone en un rectangle équivalent est faite à vue et aujugé^ au moyen de la ligne de foi V K', que Ton amène en compensation sur la partie de périmètre comprise dans la bande que Ton veut transformer , c^est-à-dirc que Ton place cette ligne do manière a rendre équivalentes pour la vue les deux peii>tcs figures, généralement triangulaires et mixtilîgnes, analogues à celles a^Y » Y^e cl a'^'y', y'S'e' de la bande n* III de la^^ure.
Le relèvement et la sommation des longueurs des rectangles ainsi substitués se font au moyen d^une roue graduée jf, qui développe en roulant sur une règle mobile en travers t, qui lui reste tangente et s'appuie sur elle à volonté^ un chemin précisément égal au déplacement de la ligna de foi J' K', sur la figure à calculer» et égal, par exemple^ i la longueur ^ P' de la bande que Ton veut relever.
Voici maintenant la série d'opérations que comporte généralement la manœuvre de Tinstrument, pour la quadrature d'une figure quelconque.
On étend avec soin la feuille de plan, qui renferme la figure à calculer, sur uoe table bien plane ^ rinstrument posé et au besoin callé sur cette feuille y est suffisamment fixé par son propre poids.
On le dispose; par rapport à la figure , de manière que la première et la dernière bande (I et IX) soient en général des triangles mixtiligncs, ce qui arrive presque toujours^ lorsque la ligne de foi J' K' de l'échelle a est à peu près posée en diagonale; on met alors le compteur au points en faisant coïncider les traits marqués zéro de la roue g et du vernier {; on saisit de la main droite la poignée n, et do la main gauche le levier a?, de la règle tangente t (voir la figure pour la position des mains*); on renverse cette règle en arrière; on amène la ligne de foi J'K.' de Péchelle a, en cornpensalion à l'extrémité droite de la bande n» I ; on laisse retomber et agir par pression la règle t , poussée par un ressort sur la périphérie de la roue g; on imprime, par la poignée n, un mouvement de transport, le long du rebord /' f du plateau à la chappe shj sh, et par suite au compteur $f, et à Téchelle a, jusqu'à ce que la
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ligne J' K' soit arrivée en compmsatioti à rextrémilé gauche 4e la même bande n"" I ; cette bande est alors relevée^ c'est-4-dire que sa longueur est inscrite sur la roue g. Pour relever celles quisaivent» on renverse la rë^le tangente i, pour soustraire la roue i son action ; on amène J' £' de Péchelle» en compensation k rextrémilé droite de la bande n"" II -, on laisse agir de nouveau ia règle t sor la roue g^ tant que J' K' n'est pas arrivée» en compeneationf à Faotre extrémité de la même bande; lorsqu'elle y est arrivée» la Ion* gucur de cette bande est aussi relevée, et évidemment ajoutée^ som' fnéâj iottUisée avec celle de la première. On continue cette manœuvre jusques et y compris la dernière ou IX" baode; les longueurs de toutes les zones^ qui composent la figure» sont alors relevées et cumulées sur la roue g du compteur.
Pour connaître la surface qui correspond à cette somme, il suffit de lire, sur la graduation de la roue» le nombre do divisions doot ette a tourné» et si» comme dans le planimétre ci-contrc^ ia roue a On.500 de circonférence^ et que récartcmcnt de deux parallèles consécutives de l'échelle a soit 0».005» le nombre lu exprimera la valeur do la surface en petits carrés d'un demi-millimètre de côlé chacun.
Si la figure était assez grande pour que la roue du compteur ait dû faire plusieurs tours» on en compterait le nombre de la manière suivante : on prendrait d'abord note de la valeur de la fraction de tour» dont la roue aurait» en général» dépassé Pindex du vernier, puis on ramènerait» par un mouvement rétrograde de la roue, sa division marquée zéro» en coïncidence avec celle analogue da vernier» c'est-à-dire avec Pindex. La fraction de tour se trouverait ainsi supprimée^ et on n'aurait plu^ à chercher qu'un nombre entier de tours qui serait donné par la position relative» qu'aurait prise» sur une petite échelle placée le long de Paxey de la roue» la bague qui termine le ressort à boudins p» et qui» étant maintenue par la traction de ce ressort dans les creux d'un filet de vis» pratiqué sur cet axe» est visiblement entraînée sur sa longueur d'unpeit, ou d^une spire à chaque tour.
Chaque tour complet devrait être compté pour 10 000 petits carrés de un demi-millimètre de côté» c'est-à-dire pour ^-^^*-i=:3500 millimètres carrés.
C'est d'après cette méthode» et avec un planimétre de ce genre, que M. Morin^en répétant 10 fois la quadrature d'un cercle de 0^.100 de diamètre, a obtenu une moyenne» ne différant que de oo 1 i 80^*°* do la surface réelle» et sans qu'aucune des épreuves partielles ait différé de plus de un SOT*"* (Rapport à V Académie des Sciences).
Le même instrument appliqué dans des circonstances entière* ment pratiques à la quadrature de 25 à 30 000 hectares» distribués dans 60 à 65 000 parcelles^ a constamment soutenu les comparai-
ÔUANTITÈ DE MOUVEMENT. 1367
sons h nn C^^'^près^ ce que n^a pu faire jusquMci aucune des méthodes et instruments connus. En effets l'emploi du compas et do Téquerre n'a pu toujours atteindre, en pratique courante, la limite d'exactitude réglementaire de un 300^°^*; quant au planimètre de MM. Opikoffer et Bmsty même Ai uni de son cône en bois dépoli, il n'a pu dépasser le chiiïre de nn 400^% dans les expériences auxquelles M. il. Morin Ta soumis.
QUANTITÉ DE MOUVEMENT. La mécanique industrielle dé*
p signe encore sous cette ancienne dénomination le produit - Y de
la masse M = -d'un corps dont le poids est P par sa vitesse actuelle Y (page 782); comme g étant la gravité 9°'.80896^ cette vitesse Y serait =^ T, si le corps était tombé librement pendant le nombre de secondes T, on a indifféremment pour l'expression de $a quantité de mouvement