MD DC
On peut, avec quelques précautions, déterminer ainsi les grandes différences de niveau avec une passable exactitude.
Mesure des bases et des triangles horizontaux par des différences de niveau.
Soient maintenant A, B, G trois sommets dont on connaît les différences de niveau AA'^ AM. Si des points A^ B^ G on prend,
en oiitre^ les angles que
les rayons yIsucIs for*
ment ayec le fil à plomb»
00 détermine facilement
les triangles verticaux
AA'B, ACMctBCC.
Connaissant alors les
trois côlés A' C, B C et
A'B da triangle hori- B
zonlal» il est facile de le construire.
Cette méthode est surtout commode dans les pays de montagne; elle est d'autant moins inexacte que les différences de niveau sont plus considérables.
En donnant à Véquerre d réflexion, pag. 976, la disposition suivante^ on en fait un instrument qui facilite beaucoup les levés expëdilifs et la reconnaissance des pap découverts et peu accidentés.
A droite et à gauche de Taxe optique |
ou de Tun des axes optiques d'une simple équerre d'arpenteur^ 6xez deux petits miroirs verticaux formant chacun avec cet axe un angle de \5^ ; disposezles de manière que le plan du miroir le plus rapproché do Tœil, et que je suppose à gauche, passe en deçà du miroir qui est à droite , et que les miroirs laissent entre eux dans la direction des pînnules l'intervalle nécessaire pour prendre la direction de la base; opérez par la méthode générale (pag. 1032^ § 51). A mesure que l'équerre cheminera sur cette base, chacun des deux miroirs réfléchira tous les objets latéraux au moment même où l'instrument se trouvera parvenu au pied de la perpendiculaire qui serait abaissée de l'objet sur cette base : les différents points des deux bases d'où l'observateur apercevra les objets seront donc les intersections des coordonnées qui déterminent leur position.
L'observateur peut ainsi parcourir très-rapidement les deux bases en laissant à chaque point des piquets marqués par des numéros pairs pour les objets de droite et impairs pour ceux de gauche. Il reviendra ensuite prendre les distances à l'origine des coordonnés oa il les fera prendre par ses porte-jalons, pourvu qu'il puisse les contrôler les unes par les autres.
Celte méthode ainsi que l'instrument sur lequel elle se fonde, et qui diffère do l'équerre à réflexion de Lypkens (pag. 976)^ ont été proposés l'un et l'autre par feu Allent dans un petit chef-d'œuvre, et comme fond et comme style, publié dés 1803 par cet officier, sous
le titre d'Essai sur les reconnaissances militaires. Je dois à co beau mémoire une partie des moyens cxpèdilifs qae j'indique pour obtenir le canevas des reconnaissances.
Déterminer par des jalons la position de points intérieurs {teh quel) d un polygone dans lequel on ne peut pénétrer. D'un poial A quelconque du périmélre^dirigez un raj'on visuel .«ur I , cl faites ^S.
marquer le point H où ce rayoa ^ ^^^ / "~~^K coupe le côté GK. D'un autre ^ point B^ pris sur un autre c6té ^ E C , répétez la môme opération^ ce qui donnera encore un
point F. Mesurez les distances w- ^
des points B; A, F, H aux angles B A ^
les plus voisins. Rapportez ces quatre points sur la carte, ils y serviront deux à deux à construire les transversales dont rintersection détermine le point I.
Lorsqu'il faut reconnaître un grand nombre de points, on les considère comme formant deux à deux des droites et trois à trois des triangles dont les prolongements coupent en deux points les côtés du poljgone de circonscription. Six points ainsi déierminés sur ce périmètre sufliscot à la construction d'un triangle intérieur, ainsi que l'indique la (igare.
On trouvera encore aux articles Distances (pag. 537), Dépressim (pag. 513), Géométrie P (pag. 881 et suiv.), Levés de terraim (pag. iOXB), Nivellement (pag. 1 20 i), quelques méthodes expéditives pour obtenir les distances horizontales et les difîérences de niveau avec l'approximation que comporte une recoonaisBancedela surface.
S'il existe une bonne carte du pays qu'on explore» on lai emprunte^ en l'agrandissant, le canevas de la reconnaissance, dont l'échelle ne devra jamais être au-dessous du millième, et, après en avoir fait par les méthodes précédentes la vcri6cation partielle ety avoir placé les points intéressants qui n'y figuraient pas, ona«raoa tableau sulTisamment fidèle des accidents du sol, ainsi que de se« ressources en pierres^ en hois, en chaux, en matériaux de construetion de tous genres, et même des distances et des obstacles qu'ib auraient à franchir pour arriver à pied d œuvre^ si l'on avait quelque construction ultérieure en projet.
Cours d'eau. II CQuviendra alors d'étudier les cours d'eau quant
BECONNAISSANCES. 138S
à leur profondeur , quant à leurs volumes , quant à leurs chutes , quant au travail qu'ils pourront laisser disponible suivant les saisons. Sont -ils flottables, navigables (pag. 446)? La méthode des floltears (pag. 451) ou l'emploi du tube de Piioif suffiront pour déterminer les vitesses^ et quelques sondages, rapprochés, de la largeur du cours d'eau , donneront son débit à l'époque de U reconnaissance. Les renseignements locaux» prudemment contrôlôi les uns par les aulres, basés sur les traces laissées aux rives, corn*pléteront les connaissances relatives à son état dans les diverse* saisons^ à l'époque^ aux effets et à la durée des crues ou de l'étiage.
Mines, Le terrain recèle-t-il des mines? Si elles ont été exploit tées, en examiner alors très-attentivement les déblais; consulter les anciens mineurs, mais se méfier de Texactitude des renseignements locaux, toujours dictés par l'intérêt de voir renaître pour celui-ci une entreprise de transports, pour celui-là un cabaret ; ne pas oublier que la plupart des gîtes abandonnés ont été très-complètement exploités par les anciens ; tâcher de suivre les affleurements des filons (pag. 758), et rapporter avec soin leur direction sur la reconnaissance.
Si Ton a à reconnaître chimiquement quelques substances mi* nérales, Tofficine du pharmacien du canton fournira presque toujours les réactifs nécessaires , ainsi que les ustensiles qu'exigent de simples analyses qualitatives. Si j'en crois ma propre expérience, j'ajouterai qu'on y trouvera de plus la complaisance et le boa vouloir qu'inspire une communauté d'études scientifiques. La forge du maréchal permettrait , au besoin , quelques essais par la voie sèche (pag. 27).
Forêts. Indiquer leurs essences.— Et, si le temps le permet^ étu* dier quels bois seront propres à la charpenterio ^ à la menuiserie, au charronnage, à l'ébénisterie (pag. 151), an chauffage ou à la carbonisation (pag. 567 et suivantes)? Pourront-ils être flottés C^)? La contrée fournira-t-elle les bûcherons, les scieurs de long, les charbonniers et les animaux de trait nécessaires à l'exploitation ? — k quels prix? — Remarquer que le nombre, le diamètre, la hauteur moyenne et l'état de conservation des arbres, sont une ooa^ statation bien plus importante que l'étendue du sol forestier, qui^ seule , n'apprend rien. Un mode expéditif de reconnaissance qui convient aux futaies, consiste à traverser la forêt suivant toutes
(*) Question de détail que les capitalistes qui exploitèrent la Cor^e, Ters 1839, ne s'étaient même pas adressée. D'immenses forêts de chêne-yeuse avaient été acquises dans la ?aUée de l'OrloJo, en vue d'en flotter les produits sur ce torrent, de la montagne jusc^u'à la mer. On s'aperçut, en arrÎTant sur Jes lieux que, même après six mois de coupe, le chene''yeu$e pesait encore 1260 kil. le mètre cube, et ne pouvait dès iors être flotté (pag. 162).