RÉFLEXION ET RÉFRACTION.— REFROIDISSEMENT
sortes de lignes brisées en mesurant au cordeau métrique les enlre^axes d*un arbre à l'arbre suivant^ opération qui n'exige qu'un seul aide pour tenir le bout de la mesure. On a bientôt ainsi un très-grand nombre d'enireaxes , d'où Ton conclut la distance moyenne d'un arbre à l'autre^ puis le nombre d'arbres par hectare. On remarque et on prend note, d'un même coup, de la hauteur moyenne et du diamètre des arbres. J'ai pu reconnaître ainsi^ en quelques journées, la forêt de Marmano située dans le haut Fiumorbo (Corse), et réduire à 170 arbres par hectare lo chifTre de 4 à ôOO qu'on lui accordait sur la foi de renseignements locaux très-concordants, contrôlés par les relations de voyageurs romanesques.
Généralités. EnGn, si la durée de la reconnaissance n'est pas trop limitée, l'ingénieur pourra peut-être recueillir encore quelques données :
Sur les prix des journées , mais elles n'auront d'utilité qu'antant que ses observations personnelles lui auront permis d'en rapprocher la quantité de travail faitf
Sur les ressources locales en subsistances ^ et eu égard à la qaa* lité , à la quantité , et surtout aux prix probables , alors qu'un personnel d'ouvriers plus ou moins nombreux aura pu être amène sur les lieux ;
Sur les prix des transports , et les saisons pendant lesquelles ils pourront être effectués avec le plus de promptitude et d'économie; ne pas oublier que, pour certaines localités, l'hiver, contrairement aux indications de ce qu'on appelle le bon sens, sera parfois la saison propice, parce que la suspension des travaux agricoles laissera alors disponibles les bêtes de somme et de trait, les chariots et ceux qui les possèdent.
Enfin, c'est en ayant toujours en vue le but de la reconnaitsance que l'ingénieur découvrira de jour en jour et les sujtts à observer, et jusqu'aux moyens d'observation.
J'indiquerai, non certes comme un modèle du genre, mais du moins comme un consciencieux essai, la reconnaissance de l'ile de Corse y que j'eus pour mission d'étudier, en 1838 et 1839 , aux points de Yue métallurgique et forestier. Le Moniteur industriel de 1840, le Nationaly ci quelques autres journaux, ont bien voulu reproduire ce petit écrit.
RÉFLEXION et RÉFRACTION. (Voyez Lumière, pag. 1071 et 1073.)
REFROIDISSEMENT. (Voyez Calorique j pag. 196.)
RÈGLE A CALCUL. Instrument plus ingénieux qu^utile, dont l'invention remonte à Gunter j professeur d'astronomie au collège
BEGLE A CALCUL. — REGULATEUR. iSBT
dcGreskam (année 1625). En lai rendant le nom d'échelle logarithmique qu'elle porta dès Torigine^ on indiquera suffisamment le principe sur lequel elle est fondée. A Taide d'une coulisse convenablement divisée, qui sort plus ou moins du corps de la règle portant lui-même des divisions logarithmiques, on parvient à ajouter ou i retrancher matériellement des longueurs proportion-' nelles aux logarithmes des nombres (pag. 1052), et Ton obtient ainsi par addition et soustraction, ou mieux par allongement et retranchement^ les produits ou les quotients de ces nombres*. On réduit aujourd'hui le corps de la règle à la longueur portative de 0^25^ et les divisions sont encore assez distinctes pour permettre dWectuer^ avec une approximation souvent suffisante, les multiplications de trois cbifTres par trois chiffres au plus. Wingate, MilbourHy Oughtred, Leykoum^ Robertsorij etc.» en Angleterre, Sauveur j Lemonnierj etc., en France, ont successivement cherché à étendre et à vulgariser Femploi de la règle à calcul, mais sans succès durable; et l'instrument était encore retombé dans Foubli , lorsque, vers 1820, TA.Jomard essaya de nouveau de le réhabiliter. Enfin, depuis une dizaine d'années, M. A. Morin tente, par un effort suprême, de ressusciter encore une fois Pichelle de Gunter, et il est, du moins^ parvenu à en rendre Tusage obligatoire dans quelques écoles publiques. Il semble que si l'on y prescrivait en même temps l'emploi du compas de proportion qui était fort à la mode dans le dernier siècle, et dont l'invention parait due au grand Galiléej sinon à son élève Balthazar Capra, on parviendrait ainsi à matérialiser à la fois et le calcul et la géométrie, on substituerait plus sûrement Fadresse manuelle à Pintelligcnce, et le mécanisme à l'entendement, ce qui paraît être le but de CQ que l'on appelle en France l'enseigncmeot pratiqpte.
RÉGULATEUR à force centrifuge. Sorte de pendule conique^. depuis longtemps employé dans les moulins pour régulariser plus ou moins efficacement le mouvement des nu^ules, ou l'ouverture des vannes. Watt, en introduisant dans le. mécanisme de sa ma? chine à vapeur cet appareil bien connu avant Ini^ lui a donné une célébrité que ses qualités propres ne lui auraient point acquise; car il a le défaut grave de fonctionner toujours trop tard.
Pendule conique. Imaginons une tige rigide et verticale AB, tournant par un moyen quelconque autour de son axe> d'un mouvement uniforme -, — & son sommet A une articulation ou charnière , portant deux tiges égales et roides Ap Ap' dont on négligera le poids., et terminées par deux points matériels également pesants p et p. Et cherchons d'abord quel angle a chacune des tiges formera avec la verticale AB , lorsque la vitesse angulaire du système aura atteint une valeur déterminée u>« p Cbl le poids do