SCIAGE. —SÉRIE
24 heures 20 stères de bois cordé en morceaux de 0'*.16 de longueur. Elle exige l'emploi de deux hommes assistés de deux enfants pour présenter le bois à la scie et donner les bûches. Le travail nécessaire pour faire marcher cette scie s'élèverait à environ 45 kilogrammètres par seconde. Elle fait en 12 heures environ trois fois l'ouvrage d'un scieur à la main. La largeur du trait de scie qu'elle laisse est de 0°^.004; celle du scieur k la main est de 0<°.002 seulement.
Sciage de la pierre. D'après Navier, le travail résistant mesuré sur la scie s*èlève à 295000 kilogrammètres par mètre carré de surface de sciage pour la pierre de roche des environs de Paris, et à 2069000 kilogrammètres pour le granit. J'ajouterai ici, d'après M. Morizoty le nombre d'heures nécessaire au sciage d'une toite carrée des matériaux suivants^ nombre qui, à l'aide des données cidessus, pourra conduire à une approximation des quantités de travail.
Pierre de roche (pierre calcaire assez dure et un peu co- heures.
quilleuse) 72
Lambourde (calcaire tendre) 4.5
Pierre franche (calcaire moyennement dur) 45
Pierre de liais (calcaire à grains fins) 67
Albâtre des Pyrénées 56
Marbre blanc statuaire 72
Granit gris de Normandie 504
des Vosges 700
Porphyre rouge et vert 1177
SÉRIE. Suite de termes croissants ou décroissants suivant une certaine loi; la suite ou série est dite finies si le nombre des termes nécessaires pour exprimer la quantité dont la série est te développement est naturellement limité; la série est infinie, si le nombrede ses termes est infini ; elle est divergente tant que ses termes successifs vont en augmentant ; elle est convergente lorsqu'ils vont en décroissant; et la suite ou série diverge ou converge d'autant plus que chaque terme croit ou décroit plus rapidement à l'égard de celui qui le précède. Enfin on appelle^ d'après Moivrcy séries récurrentes celles où chaque terme dépend de celui qui lo précède.
On réduit souvent en séries les quantités que l'on ne peut décomposer sans reste : tels sont les quotients des termes qui ne sont pas multiples du diviseur^ et les racines des quantités qui ne sont pas des puissances exactes. On obtient ainsi des approximations souvent suffisantes. Ainsi, en s'efforçant d^appliqucr les règles ordinaires de la division aux quantités suivantes^ on obtient les séries :