‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 283 sur 286 · VIS. — VIS D ARCHIMEDE · texte numérisé non relu

VIS. — VIS D ARCHIMEDE

chaeuDe a Pextrémité des leviers R ; s'il n'en était pas ainsi, il naîtrait évidemment un autre frottement latéral.

L'équation de la vis à filets triimgulaires diffère à peine de celle qui préoéde, mais le coefficient f ou Tangle f du frottement n'est pas déterminé avec assez de précision pour qu'il soit néces* saire^ en pratique, de tenir compte do cette légère différence. On pourra donc employer les équations ci-dessus pour l'une et l'autre

Tλ.

Détails de construction. Lorsqu^il n'y a qu'un Blet à la vis à filet carré, on lui donne autant de hauteur e que de saillie, et les vides étant faits égaux aux pleins^ le pas A =: 2 e. L'écrou ne doit pas embrasser moins de trois filets : son épaisseur est donc 6 e. On fait e à peu près égal au tiers du rayon du noyau et celui-ci se règle d'après l'effort auquel la vis pourra ôtre soumise , soit 6 kil. par millimètre carré de^section si elle est en fer, et 0*" 800 si elle est en bois. D'après ces conventions, le rayon de l'hélice extérieure égale 4 e et Ton a ainsi pour le rayon r de l'hélice moyenne

Dans les vis à filets triangulaires, les hauteurs du triangle générateur augmentent à mesure que la saillie augmente. Lorsqu'elles sont en bois tendre et destinées à supporter de grands efforts , le triangle générateur est isocèle et rectangle au sommet; il est équilatéral dans les vis en bois dur ou en métal. Dans les deux cas le pas h est la base du triangle, si la vis n'a qu'un seul filet, ce qui est le cas le plus général. L'épaisseur de Técrou = 3 *, la saillie e est le tiers du rayon du noyau, et la grosseur de celui-ci se règle comme on Ta dit pour la vis à filets carrés. Le frottement est souvent tel dans les vis en bois que le travail moteur T„ est quatre fois et demie aussi grand que le travail utile T^.

La vis sans fin se compose d'une vis a filets carrés dont les filets engrènent continuellement dans les dents d'une roue dont le plan contient l'axe de la vis ; et ces dents reçoivent sur le cylindre de la roue une inclinaison telle qu'elles se présentent à la vis parallèlement à la tangente du filet qui répond au point de contact; leurs arêtes sont donc obliques à l'axe de leur roue. Ce mécanisme donne lieu à des frottements qui absorbent une si grande quantité de travail que nous ne nous en occuperons pas ici. Il paraît avoir été connu de Pappus (voyez livre VIII, proposition 24).

VIS D^ARGHIMÈDE , machine connue des anciens et décrite par Viêruve. D'après Navier, elle ne peut élever l'eau qu'à une petite hauteur, et comme il faut que l'eau retombe de rcxlrômité supérieure dans une bâche, celte circonstance diminue encore l'effet

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