LENTILLES
Une lentille da n*" 4 appartient donc n une sphère de 4 pouces de rajon.
3. En combinant la surface plane avec la surface sphérique , on n'obtient que six formes réellement différentes de verres (Jig. 1 à 6), auxquels on donne également le nom de lentillesy quoique la lentille bi-convexe {fig, i)^ possède seule la forme que son nom rappelle immédiatement.
4. Vaxe principal d'une lentille (Jig, 1), est la droite CC qui passe par les centres de courbure de ses deux faces. L'une de ces faces étant plane {fig. 2), le rayon de courbure de ce côté est infini niz 00 .
5. Le foifer principal d'une lentille est le point F, où des rayons lumineux incidents et parallèles à l'axe principal viennent se croiser (fig. 8 et 9) après la réfraction à travers sa substance. Quand les rayons réfractés divergent au lieu de converger {fig. 10), c'est l'intersection F' de leurs prolongements qu'on prend pour foyer, et ce foyer F' est imaginaire ou virtuel.
6. Le centre optique d'une lentille (fig 7) est un point unique 0 de Taxe tel que tout rayon qui par reffet de la réfraction à l'entrée passe parce point, sorte delà lentille suivant une direction para//è/« à celle qu^il avait en entrant.
Ainsi R' et R étant (fig. 7) des rayons de courbure placés parallèlement et o' 0 des éléments de surface dont les plans sont par conséquent parallèles, si, parmi les rayons incidents on en choisit un S' o' tel que, par Teffet de la réfraction intérieure, il suive la direction o'o et que par TefTei de la réfraction extérieure, il reprenne une direction o5 parallèle à S'o', le point 0 intersection de t'axe principal et de la direction oo' , sera le centre optique de la lentille.
7. Lorsque l'épaisseur d'une lentille est fort petite^ on se permet de négliger la double brisure quQ subissent les rayons S'o' et l'on suppose que tous les rayons qui passent par le centre optique se meuvent rigoureusement en ligne droite comme dans le vide (Voyez Lumière),
8. Enfin, on appelle axes secondaires , les routes que suivent les rayons inclinés à l'axe principal et qui passent par le centre optique. Lorsque cette inclinaison ne dépasse pas lOo à 15<>, les rayons parallèles à Vaxe secondaire ont sur cet axe un foyer secondaire et les lois ou formules relatives aux axes et foyers principaux s'appliquent aux axes et foyers secondaires.
Voici ces formules, sans démonstration :
9. Formules. Prenons le centre optique O pour origine des distances ^ convenons de regarder comme positives -|- toutes les distances mesurées du côté des rayons incidents et comme négatives celles qui seront mesurées de l'autre côté de la lentille ^ négligeons
LENTILLES. lOli
Pépaissear da verre (7), dont Touverlure e$i d ailleurs supposée ne pas atteindre 20"" à 30*" au plus^ soient en6n :
f la dislance focale principale ;
D la distance d'un objet au centre optique ^
I la distance au même centre de Tirnage de cet objet donnée par la lentille ;
R le rayon de courbure de la surface par laquelle pénètrent les rayons incidents -,
R' le rayon de courbure de la face opposée; ces rayons R R' étant infinis = oo =- lorsque les faces sont planes;
N l'indice de réfraction de la lentille ( Voyez Lumière ) ; N = environ 1.5 pour Pair et le verre.
On a pour toutes les lentilles (fig, 1 à 6).
. RR^ , s
Cette formule donnera la distance focale, et le signe que prendra /indiquera dans quel sens il faut compter cette distance.
lDtroduisant/*at7ec son signe dans
i=Kî "^
OD en déduira les rapports de distance et de direction de l'image et de l'objet.
10. Ces formules montrent immédiatement que pour des rayons iocidents parallèles^
1"* Les trois lentilles à bords tranchants (fig. 1, 2, 3) ont des élances focales négatives y- ces trois lentilles augmentent donc la convergence des rayons j elles sont convergentes,
2' Les trois lentilles à bords épais (fig. 4^ 5, 6) ont des distances locales po«t/it?e«, diminuent la convergence, sont divergentes.
L'effet général des lentilles est donc de dévier les rayons incidents parallèles du côté de leur plus grande épaisseur.
11. Lentilles bi-convcxes. Si Ton fait l'application delà formule(i) *ux lentilles bi-convexcs, dont la distance focale /"est toujours w^ja- ''t'^ on a :
1012 LENTILLES. — LEPTYNITE. — LEVÉES.
et pour D = «0 ; on trouve — ï = A
L'image est du côlé opposé à l'objet dans les quatre premiers cas; mais, dans le cinquième, elle est virtuelle et eu avant du verre.
On voit encore que, en général, les effets produits par les lentilles bi'Convexes sont les suivants :
La distance de Tobjet étant comprise entre TinGni et une longueur égale à la distance focale, les rajons réfractés convergent en un point variable quant à la distance, mais toujours situé du celé opposé à l'objet.
La distance de Tobjcl étant égale à celle de la distance focale, les rayons réfractés sortent en arrière de la lentille, parallèlement à Taxe.
Enfin, la distance de l'objet étant moindre que la distance focale, les rayons sortent du côté de leur incidence en divergeant de ce côte.
12. Les figures 8, 9, 10, 11 suffisent pour montrer la route des rayons lumineux avant et après la réfraction dans quelques autres cas généraux.
En 8 et 9, la lentille est plan-'Convexey les rayons parallèles venus du côté B se croisent en arrière au foyer F.
EnlO et 11, la lentille ùsiplan-coneave» En 10, des rayons parai* léles venus du côté a divergent en arriére de la lentille. Le prolongement des rayons divergents forme en F' un io-^ev imaginaire ou virtuel. En 11, des rayons e ej rendus convergents par une lentille a bords tranchants qu'on suppose placés du côté L, perdent cette convergence et deviennent parallèles.
LEPTYNITE. Roche dans laquelle domine le feld spath à texture cristalline.
LESGOT (Pierre). Abbé de Clugnj et architecte, ne en 1510, mort en 1571. 11 fut Tarchitecte de la cour intérieure du Louvre et il éleva avec Jean Goujon la fontaine du marché des Innocents.
LEVÉES. Ouvrages généralement trésétendus en longueur et ayant pour but de contenir les eaux des rivières ou celles de la mer dans leur lit et de protéger ainsi contre les inondations les terres riveraines inférieures aux niveaux des crues. Telles sont les levées