‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 205 sur 208 · ETAIN · texte numérisé non relu

ETAIN

centré il Fatlaqae vivement et le convertit en oxyde stannique insoluble dans l'acide. — L'acide nitrique très faible dissout Pétain h froid et forme des nitrates. L'acide chlorhydrique en excès dissout très facilement l'ètain surtout à chaud, et le protochlorure ainsi formé reste en dissolution. '— L'acide sulfurique n'agit sur Tétain que concentré et chaud; il se décompose en'partie et forme du sulfate de peroxyde. -^ L'eau régale est un dissolvant énergique de Télain qu'elle tend à transformer en bichlorure. Les résultats de la réaction varient beaucoup, selon que l'acide nitrique ou Tacidc chlorhydrique domine. — Le protoxyde éPétain est soluble dans les acides, les alcalis fixes caustiques et la crème de tartre. — Il est insoluble dans l'ammoniaque. — L'acide nitrique, le chlore, le transforment en peroxyde. — Il passe aussi à ce dernier état lorsqu'on le chaude à l'air et en brûlant alors à la manière de Paroadou. — Le peroxyde jouit de propriétés différentes suivant le procédé qui l'a fourni.

En traitant l'ètain par un excès d'acide nitrique étendu faisant évaporer, il se forme un dépôt blanc grenu d^hydrate^ qui desséché perd son eau et donne un peroxyde d'étain. — Celui-ci, non calciné, se combine avec l'acide sulfurique sans s'y dissoudre; il est insoluble dans l'acide nitrique; l'acide hydrochloriquc s'y combine, devient jaune et en dissout un peu. On obtient encore un peroxyde en précipitant le bichlorure d'étain par l'ammoniaque ou le carbonate de soude en excès. — Ce peroxyde se dissout aisément dans l'acide nitrique et aussi dans l'acide hydrochloriquc. L'un et l'autre peroxyde se dissolvent dans les alcalis fixes caustiques, dans l'ammoniaque étendue, mais non dans l'ammoniaque concentrée.

Espèces minérales. L'existence de l'ètain natif est encore douteuse. Les seuls minerais d'étain connus sont des sulfures et surtout des peroxydes. Ils appartiennent aux terrains anciens. Il n'y a pas en France de minerais d'étain en exploitation. L'ètain oxydé natif a des couleurs très variées. Il est infusible au chalumeau sans addition, et ne se réduit facilement sur le charbon qu'à l'aide de la soude et pourvu qu'il ne contienne pas diacide tantalique. — Il est souvent associé à cet acide, presque toujours intimement mélangé à des oxydes de fer, de manganèse, et uni à la silice qui nuit à sa réduction.— Il est inattaquable par les acides les plus énergiques. — Il contient environ 75 pour 100 de métal.

Essais des minerais d'étain. Je ne connais pas de bonne méthode générale pour l'essai des«minerais d'étain. Il semble qu'on pourrait traiter ce minerai au creuset brasqué absolument comme un minerai de fer avec addition de fondants pour rendre la scorie bien liquide (p. 27). On analyserait ensuite le culot métallique comme il est indiqué au mot Alliages (p. 22).

S'il suffit de reconnaître la teneur du minerai en étain scuicmcul,

71 i ETELON.— ETIAGE— EURITE.

oo peut le porpbyriscr, le traiter par Teau régale booiliante qui dissoudra toutes les pyrites sans attaquer Toxy de d'étaiq.Ou reprendra ce résidu qu^on traitera au creuset d'argent avec une addition de six fois son poids de potasse caustique, ou huit ou dix fois son poids de carbonate de potasse. On chauffera au rouge ^ la masse devenue pâteuse sera dissoute dans Teau bouillante et Tacide hydroehioriqoe en excès. — On évaporera doucement la dissolution jusqu'à consistance de gelée; — on reprendra par l'eau ; — on filtrera; — la silice de la gangue restera sur le filtre. — La liqueur filtrée soumise à Faction d'un barreau de zinc précipitera l'étainà l'état méiallîque.

ETELOIV, terme de charpentier qui signifie épure en grand.

ETIAGE. Hauteur que conservent les eaux d'une rivière à Tépoquc où elles sont le plus basses. La vitesse moyenne à l'étiage est la plus faible; celle de la Seine est alors de 0«».60 à 0«».65 par seconde. Voyez Couks d'eau.

ECRITE. Roche feldspathique à pâte compacte composée principalement à'aïbitej autre substance mal classée^ blanche qui étincelle sous le choc du briquet^ n'éprouve aucune altcration dans les acides, fond au chalumeau en un émail blanc ^ pèse 2730 et donne à l'analyse, d'après Berzélius, silice 70^ alumine 19.5^ soude 9.5, perte 1.

ÉVAPORATION. On compte dans notre zone que, à la fempé rature moyenne, la couche d'i^au qui s'évapore annuellement a une épaisseur de 0™ 934, soit par jour 0™.O026.

Dansla zone torride,à Ct/mana sur le rivagede la mer des Caraïbes, par une température moyenne de 22 degrés, l'évaporation annuelle, en ne tenant compte que des observations faites à Tombre, doit approcher de 2o».780 ou 0".006 à 0",008 par jour.

A la Guadeloupe, le terme moyen de l'évaporation en 24 heures a été de 0°'.0066; à Mexico^ à plus de 2000 mètres de hauteur, par une température moyenne de 13 à 14 degrés, Tévapo ration moyenne en 24 heures a atteint O^'.OOHS; il parait que, en chaqve pays, la couche que l'évaporation enlève annuellement aux nappes (Peau a une épaisseur peu différente de celle que la pluie leur restitue. Les observations auraient toutefois besoin d'être répétées.

Des expériences faites par Bazin, il y a près d'un siècle» dooDaient pour l'évaporation de la terre imbibée <i'eau une quantité supérieure à celle que fournissait l'eau seule.

Les pertes par évaporation ont une influence très sensible sur ia dépense des canaux; elles sont d'autant plus grandes que les surfaces sont plus étendues. Défalcation faite des restitutions dues aui pluies et remarquant qu'il peut y avoir en été jusqu'à deux mois

EVAPORATION. 715

d'évaporalion sans compeosalion ^ il parait prudent de compter pendant cette période sur la perle quotidienne d^une tranche de O'o.Ol d^cpaisseur.

La formation des nuages qui résulte de Tévaporation à la surface du globe suppose un travail égal à deux cent mille fois celui dont Tcspèce humaine tout entière serait capable.

Evaporation artificielle. Avec de très bonnes machines anglaises, le nombre de kilogrammes d'eau évaporée pour 1 kilogramme de combustible brûlé s'est élevé à 9*^.493 pour les meilleures houilles du pays de Galles, — à S*'. 524 pour les meilleures houilles marines de Newcastle, — 7*.908 a pour le coke des usines à gaz, — à 7''.897 pour mélange égal de coke et de houille menue de Newcastle^ — à 7^.658 pour la moyenne des houilles en gros morceaux de Newcastle, — à 6^.6 pour les houilles du Northumberland.

EXPOSANTS. L'exposant est la quantité placée à la droite et un peu au-dessus d'une autre quantité a et qui indique combien de fois a est facteur, a^ signifie que a doit être multiplié m — 1 fois par luimême, ou est m fois facteur, b^ indique que b est mulliplié deux fois par lui-même ou est trois fois facteur b^-znby^by^b. L'exposant est donc essentiellement un nombre entier et positif.

Cependant on rencontre et Ton emploie souvent avec avantage des quantités affectées d'exposants fractionnaires, négatifs^ ou même égaux à zéro^ telles sont :

ïï -P «

a , rt , (i

Voici l'origine de ces symboles. On a vu (Racines) que pour extraire la racine n*^'"*' de a™, il fallait en général diviser l'exposant delà lettre par Tindico de la racine à extraire. Les deux expressions

Y' a" et a^ sont donc équivalentes

On sait aussi que lorsqu'une lettre affectée d'exposants différents

se trouve au dividende et au diviseur ~ on simplifie Texpression

en retranchant l'exposant du diviseur de celui du dividende, le reste étant l'exposant que doit avoir la lettre dans le quotient

rt» f,-2

Prenant cette règle dans toute sa généralité on aura donc en général, pour expressions équivalentes :

gin ni-o

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