‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 37 sur 208 · IA · texte numérisé non relu

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Juin.

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Ayance.

Décémb.

Avance.

AytII.

93 ATHOSPHKRE.

ATMOSPHÈRE. Air atfloosphèriqm.

L'air atmosphérique est transparent^ invisible^ pesant, compressible et élastiqae. C'est en yerlu de la pression qae l'atmosphère exerce è la sarfàce de la terre qne le mercure reste suspendu dans le baromètre à des hauteurs qui ne varient guère que de 0.** 70 à 0». 79. La hauteur du baromèfre est, en général, d'autant plus petite que le lien où Von place l'instrument est plus élevé an-dessus du niveau des mers : cela résulte surtout de ce que le mercure de l'instrument n'a plus à supporter le poids des couches d'air placées au-dessous de lui. On prend 0*". 76 pour la pression moyenne à ce niveau, c'eat-à'^dire que le poids de l'atmosphère y fait équilibre à une colonne de mercure qui a 0"*. 76 de hauteur. C'est cette même pression que, dans l'application de la vapeur aux machines^ on appelle um aimospkère.

La densité du mercure étant à celle do l'eau comme i 9.586 : 1, il suffira, en général, de multiplier par 13.586 une hauteur donnée de mercure pour obtenir la hauteur de la colonne d'eau qui, à base égale, produirait la même pression. On trouverait ainsi que la pression atmosphérique, au niveau des mers, équivaut au poids d'une colonne d'eau de 10.** 325 de hauteur. Tous les corps plongés dans l'air sont soumis à cette pression : il en résulte que le corps d'un homme de moyenne taille, dont la surface est d'environ 1"*". 75, supporte des pressions dont la somme totale s'élève à 17500 kilogrammes.

L^air étant compressible, son volume diminue à mesure que les pressions qu'il supporte augmentent. L'expérience a démontré que les nnhfWM a$mp49 fmt twtf même mas$e âtmrj smt m ratam inverse det preaimni qu'elle mipforUj. pourvu que la température du gaz reste la naéme pendant les variations de pression. Ce fait d'expérience est connu sous le nom de loi de Mariotle : il a lieu pour les pressions infèrieurei ou supérieures à celle de l'atmosphère, et s'exprime commodément, pour les calculs, par la relation suivante. Y étant le volume de Pair sous la pression P, Y' celui qu'il oecnpo sous la pression P' on a toujours

YP=Y'P' (a)

et comme les densités D, D' de Tair, sous les pressions P et V\ sont aussi en raison inverse des volumes Y, Y', on a encore

YD = Y'D'. . . (4)etDP'=D'P. . . (c)

Cherchons, pour appliquer ces formules, quel volume Y' l'air occupera dans le régulateur d'une machine soufflante, lorsque l'excès de la pression intérieure sur la pression atmosphérique sera mesuré par une colonne de mercure = 0*. 0812. On prend pour

âTMOSPHÈIIB. 93

odUô de rolame ceint qu'il occupe aous la pression atmosphérique 0." 76; on a

V=1,P=:0.76, P'==0.76 + 0.08i2 = 0.84lt,

et par conséquent

1 X 0.76 ==:V' X 0.8412 d'où V' == -~^^^^

Donc, sous une tension qui est presque la limite supérieure de celles des machines soufflantes, le Tolume de Tair dimipne d'environ ~, ou se réduit aux ^.

Dilatation de Pair. Si la température variait en même temps que la pression, comme Pair, se dilate de ^= 0.00375 de son volume à la température 0, on aurait, entre les volumes V et Y' aux températures / et t' et sous les pressions P et F, la relation suivante qui permettra toujours de déterminer Tune de ces six quantités, lorsqu'on connaîtra les cinq autres :

T P(267+<0 P (t + 0.00375 IQ D Y — P' (467 + 1) ~ P'(t+0X)0375<) — D'

Si Pou suppose que le volume reste le même, on a

Si, au contraire, la pression reste constante, la température variant, on a

Des expériences récentes, de M. Régnault, ont donné 0.00366 an lieu de 0.0O37S. On pourra employer ce nouveau coefficient, si l'on veut plus d'exactitude; il ne convient qu'à Tair.

Poidi d'un mètr9 cube dair. A la température 0, et sous la pression 0.76, le poids d'un mètre cube d'air est=r 1^. 299, qu^on fait acMiveni=; 1'. 3 dans les calculs, afin de les simpIlGer. Ce poids n'est qoe ^=: 0.013 de celui de Tean pure à la même température, et sous la même pression et le j^j^ de celui du mercure.

Compotition de l'air. Considéré sous le point de vue chimique, Pair est un pur mélange, et non une combinaison proprement dite, d^AzoTB, d^oxTGBRS, d'acidc carbonique et de vapeur d'ean. La quantité de vapeur qu'il retient varie, en général,avec sa température; elle est toujours comprise entre ^ et — ^ de son poids. La proportion diacide carbonique qu'il renferme parait variable ; mais comme les expériences les plus précises n'ont signalé que 0.07 au plus de cet

94 ATTBRRISSEMENTS.

acide tar 100 parties d^air, ou, en d'autres termes, 7 parties sar 10,000 en yolame ou environ sur 1000 en pnoids, on néglige r influence de ce gaz dans toutes les questions qui ne tiennent point à la salubrité, et Ton admet, d'après M. Dumas, la composition sniyante de l'air atmosphérique pur à toute époque, à toute latitude et à toute hauteur :

, X* u • ( 0"'"".2081 oxygène.

1 mètre cube air = ( o™« 79f9 azote.

1 kilogramme air = { JÎJ JJ J ^y**"®*

Cette composition diffôre peu de celle que Ton admet souvent encore d^apr& d'anciennes expériences, et qui était :

A xé u •- J 0™°.21O oxygène. 1 mètre cube air = j ^«oim.ygo azote.

. I ., . (0*^.232 oxygène.

1 kilogramme air = J ^,^^^ J»

L'air agit sur les corps de la même manière que Voxygène^ mais ayec moins d'intensité.

La masse atmosphérique est un réservoir d'oxygène à l'usage des animaux, si richement doté, eu égard à la dépense, que, en supposant que celle-ci ne fût pas compensée, elle demeurerait presque insensible, même après une longue suite d'années.

Si la densitô de l'atmosphère était constante sur toute la hauteur, cette hauteur serait =7950 mètres. Mais cette densité est moindre pour les couches élevées que pour les couches inférieures, qui supportent le poids des premières, et la hauteur de l'atmosphère est d'environ seize lieues.

ATOMES. La matière ne se divise point à Vinfini^ ou mieux,

Îuand on cherche à la diviser indéfinimeniy on arrive à des limites e séparation aue l'on ne peut plus dépasser. On a donné le nom à^atotnes aux aernières parties de la matière, k celles que Ton ne peut plus diviser, et qui, étant absolument ^idettruciibUfy passent sans cesse d'une combmaison matérielle à une autre, sans rien pcr^ dre en nombre ou en poids.

ATTEERISSfiMENTS. Terrains formèspar le dépôt que les eaux courantes ou agitées laissent en se retirant.

Il se forme souvent des atterrissements à l'embouchure des fleuves.

(Foy^Z ALLUVIOKS.)

ATTRACTION. Loi générale de la nature découverte par Newton, et qui se résume ainsi :

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