‹ Aide-mémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 53 sur 208 · BITUME. U · texte numérisé non relu

BITUME. U

Le bismuth n'a nisAYenr ni odeor^ il est d'un blanc gris un peu rougeAtre. Son poids spécifique n: 9.822, il fond à â47o et peut être cDulé sur dn papier sans le roussir. Il est très volatil à une haute température et répand alors une fumée 1res TÎsible .

BITUME. On désigne aujourd'hui sous cette dénomination de véritables mastics bitumiacux^ composés de 1 en poids de bitume et de 3 à 4 de pierre calcaire réduite en poussière. Tels sont, par exemple^ les bitumes de Seyssel^ de Dax et de Lohsann^ dont les qualités ne diffèrent point, d'ailleurs, d'une manière sensible, lorsqu'ils sont conirenabiement employés.

Les Intumes, par leur imperméabilité à l'eau, sont très propres h femer les joints de la maçonnerie dans toutes les constructions hjdraoliques. mais surtout à former des terrasses qui remplacent économiquement les combles coûteux des bâtiments.

Les constructions sur lesquelles on les applique doivent avoir subi lears principaux mouvements de tassement et de jeu de toute espèce, et de plus être devenues parfaitement sèches.

On trouve dans le Mémorial de r officier du génie les renseignements qni suivent sur les divers emplois des bitumes.

Enduits sur hais, M. le capitaine du génie André s* est servi pour enduire le plancher inférieur du pont-levis de la porte de Golmar, d'un mélange formé de

1 partie en poids mastic de Lobsann.

7 id. id goudron minéral.

Le mode d'application consiste à nettoyer avec soin la surface du bois et à j étendre avec une cuillère le mastic bouillant^ ensuite on promène par-dessus une spatule en fer chaude, mais qui, en aucun cas, ne doit être portée au rouge.

Dans un second essaie on a composé le mélange

de 1 partie mastic de Lobsann, 1 ~ goudron minéral.

On présume que cet enduit, qui a plus de corps que le premier, et qui, dés lors, peut s'étendre en couches plus épaisses, est préférable i celui-ci.

BejùinUriemmts. M. le capitaine Ghauvet a employé pour rejointojer une couverture en dalles,

1 ^^ mastic de Lobsann, 1*^70 goudron minéral.

Les dalles avaient été retaillées et replacées à bain de ciment ordinaire, et les joints chauffés avec un feu de paille. Les joints avaient 0*12 sur 0.005; un maçon les remplissait de mastic lorsqu'ils étaient bien sécbés et chauffés, pendant qu'un autre les repassait avec un fer chand.

iU BLÉ.

Le mélange se composait en faisant fondre d^abord 9 parties de mastic ayec 1 de gouaron ; on ajoutait progressivement le reste à mesure qae la matière se cuisait. On doit remuer continuellement le mastic pendant la cuisson et réserver ^^ du goudron que l'on verse peu à peu pour modérer l'ébullition ou mélange.

RejonUoiements et crépissage»

30 parties mastic de Lobsann, 1 goudron minéral.

Les joints et toute la surface en brique étaient nettoyés et chauffés partie par partie avec un feu de copeaux. Ils ont été enduits d'une couche de goudron minéral^ appliquée au pinceau et très chaude , puis on a coulé le mastic bouillant dans les joints en étendant Pex* cédant sur toute la surface des briques avec des truelles chaudes. La pluie étant tombée sur ce crépissage^ peu d^heures après son achèvement, a rendu le mastic dur comme la pierre, ce qui assure le succès de ces sortes de réparations.

Murs verticaux humides. M. Duché a assaini les murs humides d'un magasin à poudre de la manière suivante : On a fait tomber avec le marteau le crépi de ce magasin^ et, après avoir chauffé la surface des murs avec un feu de copeaux, on l'a enduite d'une seule couche de mastic bouillant, dans lequel le goudron minéral entrait pour moitié. Le mélange était étendu au moyen d'une large spatule chaude. On a ensuite blanchi les murs qui paraissent garantis pour toujours de Thumidité.

Terrasses. Les terrasses qui doivent être recouvertes de bitumes peuvent être avantageusement formées de solives, dont la - section transversale est un trapèze ayant sa grande base tournée vers le bas et espacées tant plein que vide. On en remplit les intervalles de tuf de moellons, ou même de gros décombres bien serrés. On recouvre le tout d'une couche bien unie de 0.05 à 0.10 de bbton, de von- TiER ou de PLATRE. Ou donue à cette couche une inclinaison d'enyiron 0.025 par mètre, et lorsqu'elle est parfaitement sèche et bien nettoyée, on la recouvre d'une couche de mastic bitumineux d'environ O^'ld d'épaisseur.

Durée du travail. Un atelier de trois ouvriers n'exécute pas plus de 18à 20 mètres carrés de bitumage en un jour. A Paris on compte cependant sur une surface de 24 à 30 mètres.

BLÉ. Rendement. D'après M. Benoit, aujourd'hui et par la mouturc américaine, anglaise, ou à la grosse, 100 kil. blé donnent

Farine 75*

Issues 23

Déchet 2

BLË. 145

Les 75 kil. de farine se composent de

Farine de blé^ l^e qualité 64 i 67 propre au pain

— de gruau, l^** qualité 3 j blanc. Farine sortant du bluteau lâche et

des gruaux moulus 6 l o ».ivn»A .«i «a.*» k;.

Fwine de 3e et 4. qualité 2 | « P"*P" *" P"" **»•

Les 23 kil. d'issues se composent de

Gros son i 20 kil. Thectolitre. 6 j

I^etitson à 24 id. "^ > 23

Recoupettes à 28 id. 6 1

Jlemoulage de 45 à 50 kil. l'hectolitre. 4 )

Par la mouture économigue, 100 kil. blé i^ qualité donnent :

Farine. . . , . . 75*'48

Issues 22.32

Déchet 2.20

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