GAME
GAME. (P/.XXIX.) Organe fréquemment employé pour transformer un moQyement circulaire en un mouvement rectiligne. On remployait autrefois dans les souffleries, les papeteries, les moulins à poudre. On le retrouve aujourd'hui dans les Bogards.
Soit A (/S^. 3), le centre de révolution du système qui porte la camc; imaginez dans ce système une fente ab dont les .bords parallèles embrassent entre eux une cheville m en saillie sur la pièce CD, assujettie elle-même à glisser dans le sens de sa longueur entre des guides. Faites tourner le système de la came dans le sens de la flèche, le côté intérieur de la fente^ pressant la cheville, éloignera celle-ci du centre A ; si la rotation a lieu en sens contraire^ le c6lé extérieur de la fente rapprochera la cheville du centre A^ et un mouvement circulaire alternatif du système tournant pourra ainsi se transformer en un mouvement rectiligne alternatif de la cheville cl de la tige.
Lorsqu'une came soulève un pilon (Jlg. 1), elle doit avoir la forme d'une DEVELOPPANTE dc cercle (fig. 2); il en résulte, dans le cas où la vitesse de rotation du système tournant est uniforme, i^ que la vitesse d'ascension du pilon est aussi uniforme 5 2» que TefTort dc la came sur le mcntonnet (fig. 1), est toujours parallèle à Taxe du
fnlon, c'est-à-dire vertical et de plus constant; 3» que le moment de 'effort du mentonnet sur la came, pris par rapport à l'axe de rotation, est aussi constant; 4» que Tare décrit par un point quelconque de la circonférence développée pour tracer la came^ égale le chemin parcouru par un point quelconque du pilon.
Si la cheville m fixée au pilon (fig. 3) devait se mouvoir dans la verticale du centre de rotation A du système tournant, la courbe conductrice devrait être la spirale d'Archimède^ pour que le ra[^ port des vitesses circulaires et rectiligoes fât constant.
Au reste, on peut obtenir par le procédé général que nous allons décrire» tous les rapports possibles entre les vitesses, et déterminer ainsi la forme des cames, suivant le résultat qu'on veut atteindre.
Soit A (fig, 5) le centre de rotation du système tournant; 12 3 4 5 les points do division de la circonférence qui viendront successivement passer par le point fixe C; a^u m iv v les positions successives correspondantes que doit occuper la cheville nxée à la tige.
Par les points 1 :2 3 4 5 de la circonférence, menez des tangentes au cerclé; du point A comme centre, décrivez des arcs de cercle avec les rayons successif A I, A II, A III j A IV, AV ces arcs recouperont les tangentes en des points a b e d e qui appartiennent tous à la came cherchée, cl qu on tracera ainsi par points.
Si la cheville était remplacée par un galet d'un diamètre sensible^ il faudrait, avec un rayon égal à celui du galet, décrire intérieurement à la courbe a b c d e, et par ces points, des arcs dc cercle.