‹ Aide-memoire pour l'analyse chimiqueChapitre 7 sur 30 · Sels ferriques · texte numérisé non relu

Sels ferriques

Leurs solutions sont jaunes ou d’un rouge jaunâtre ; elles rougissent le tournesol. Une forte chaleur décompose les sels ferriques.

La potasse et Y ammoniaque produisent, dans les solutions des sels ferriques, un précipité volumineux d’hydrate ferrique, coloré en rouge brun, insoluble dans un excès de réactif. La présence des sels ammoniacaux n’empêche pas cette précipitation.

Les carbonates alcalins donnent un précipité rouge brun de sous-carbonate ferrique.

Le carbonate barytique précipite complètement , même à froid, les sels ferriques, ce qui permet de séparer le fer du manganèse.

ha sulfure hydrique produit un dépôtlaiteux de soufre,

CARACTÈRES DES BASES, en même temps que le sel ferrique est réduit à l’état de sel ferreux. La même réduction est opérée par V acide sulfureux et par une lame de fer.

Le sulfure ammonique produit un précipité noir de sulfure ferreux.

Le phosphate sadique donne un précipité blanc de phosphate ferrique, soluble dans l’acide acétique; le précipité devient brun au contact des alcalis libres, et se dissout dans l’ammoniaque en présence d’un excès de phosphate sodique.

Le ferrocyanure potassique jaune donne un précipité bleu formé de ferrocyanure ferrique, insoluble dans l’acide chlorhydrique, aisément décomposable par la potasse.

Le ferricyanure potassique rouge ne précipite pas les sels ferriques, le mélange ne se fonce que légèrement en couleur.

Le su/ fucyanurc potassique donne une belle coloration rouge de sang dans les solutions même fort étendues des sels ferriques.

Sont caractéristiques pour les sels ferriques : les réactions des ferrocyanure, ferricyanure et sulfocyanure potassiques.

QUATRIÈME GROUPE

Métaux dont les solutions ne précipitent ni par le sulfure d’hydrogène, ni par le sulfure d’ammonium, mais dont les carbonates sont insolubles dans l’eau.

Baryum. — La baryte ou l’oxyde bary tique (BaO) est d’un blanc grisâtre. Elle s’échautfe vivement avec l’eau, en donnant un hydrate peu soluble dans l’eau froide, plus soluble dans l’eau bouillante. Sa solution ramène au bleu le tournesol, rougi par les acides; elle se carbonate promptement à l’air. Le suroxyde de baryum (BaO2) est une poudre d’un blanc grisâtre.

Les sels barytiques sont incolores ; la plupart sont insolubles dans l’eau. Le chlorure et le nitrate sont solubles dans l’eau, ne se dissolvent pas dans l’alcool, et ne tombent pas en déliquescence à l’air humide.

La potasse pure, non carbonatée, ne précipite les sels barytiques qu’en solution concentrée ; le précipité blanc d’hydrate se redissout dans l’eau.

L 'ammoniaque ne précipite pas les sels barytiques. Les carbonates alcalins donnent un précipité blanc de carbonate bary tique, soluble avec effervescence dans les acides chlorhydrique et nitrique.

Le phosphate sodique donne un précipité blanc de phosphate bary tique, soluble dans les mêmes acides.

L’acide sulfurique et les sulfates solubles produisent immédiatement, même dans les solutions les plus étendues, un précipité blanc de sulfate barytique, insoluble dans les acides dilués et dans les alcalis.

Une solution de chromate strontique donne immédiatement un précipité jaune de chromate barytique.

L’acide fluosilicique donne un précipité blanc cristallin de fluosilicate barytique (BaF,2SiF), peu soluble dans les acides chlorhydrique et nitrique dilués.

L’acide oxalique ne donne un précipité blanc d’oxalate barytique que dans les solutions concentrées. La précipitation est favorisée par l’addition de l’ammoniaque ; elle n’a pas lieu dans les solutions très étendues.

Sont caractéristiques pour les sels barytiques: les réactions de l’acide sulfurique et de l’acide fluosilicique.

Strontium. — La strontiane ou oxyde strontique ( SrO ) présente les mômes caractères que l’oxyde barytique.

Les sels strontiques sont incolores ; ils ont beaucoup de ressemblance avec les sels barytiques correspondants. La plupart sont peu solubles dans l’eau. Le chlorure est soluble dans l’alcool anhydre, le nitrate est soluble dans l’alcool aqueux. Ni le nitrate ni le chlorure ne sont déliquescents.

Les sels strontiques, dissous ô&nsX alcool , lui communiquent la propriété de brûler avec une belle flamme cramoisie ; il ne faut pas confondre cette coloration avec la teinte rouge jaunâtre que déterminent les sels calciques, dans les mômes circonstances.

La potasse , X ammoniaque , les carbonates alcalins et le phosphate sodique se comportent avec les sels strontiques comme avec les sels barytiques.

L'acide sulfurique et les sulfates solubles donnent un précipité blanc de sulfate strontique , insoluble dans les acides et les alcalis. Toutefois, ce précipité n’est pas tout à fait insoluble dans l’eau comme le précipité de sulfate bary tique. Aussi, lorsque les solutions des sels strontiques sont étendues, le précipité n’apparaît qu’au bout de quelque temps ; de même, il ne se produit qu’après quelques instants, même dans les solutions concentrées, par l’emploi d’une solution de gypse (sulfate calcique).

L'acide fluosilicique ne précipite pas les solutions des sels strontiques.

L'acide oxalique se comporte avec elles comme avec les sels barytiques.

Sont caractéristiques pour les sels strontiques : la coloration qu’ils communiquent à laflamme de l’alcool, la non-précipitation de leur solution par l’acide fluosilicique, et la précipitation ppr une solution de gypse.

Calcium. — La chaux ou oxyde calcique (CaO) présente les mêmes caractères que les oxydes strontique et barytique. L’hydrate est moins soluble dans l’eau que celui de ces oxydes; il se dissout moins dans l’eau chaude que dans l’eau froide.

Les sels calciques sont incolores. Le chlorure et le nitrate sont déliquescents, et se dissolvent dans l’alcool absolu.

Chauffés avec de l 'alcool ordinaire, les sels calciques solubles lui communiquent la propriété de brûler avec

une flamme rouge jaunâtre, qu’il ne faut pas confondre avec celle des sels stron tiques.

La potasse, Y ammoniaque, les carbonates alcalins et le phosphate sodique se comportent avec les sels calciques comme avec les sels barytiques.

h' acide sulfurique et le sulfate sodique donnent immédiatement un précipité de sulfate calcique, dans les solutions concentrées ; ce précipité est soluble dans beaucoup d’eau, et surtout dans les acides. Les solutions moins concentrées ne précipitent qu’au bout de quelque temps, et les solutions diluées ne précipitent pas du tout ; le précipité apparaît toutefois dans les solutions étendues par l’addition de l’alcool. Les sels calciques ne précipitent naturellement pas par une solution de gypse.

Le chroma te strontique ne les précipite pas.

L’acide fluosilicique ne les précipite pas non plus.

L’acide oxalique produit dans les solutions neutres des sels calciques, môme les plus étendues , un précipité blanc d’oxalate calcique, fort soluble dans les acides chlorhydrique et nitrique, insoluble dans les acides acétique et oxalique. L’addition de l’ammoniaque favorise la formation du précipité.

Sont caractéristiques pour les sels calciques : les réactions de l’acide sulfurique et de l’acide oxalique.

Magnésium. — La magnésie ou oxyde magnésique (MgO) constitue une poudre blanche, peu soluble dans l’eau.

Les sels magnésiques sont incolores, et fort ameçs^-S! l’exception du sulfate et du phosphate, ils se décomposent à la chaleur rouge.

Au chalumeau , sur le charbon, les sels magnésiques, humectés avec du nitrate de cobalt, donnent, par la calcination, une masse couleur de chair.

La potasse et la baryte caustique donnent, surtout à l’ébullition , un précipité blanc volumineux d’hydrate magnésique, soluble dans les sels ammoniacaux.

L 'ammoniaque produit dans les solutions neutres le même précipité ; mais elle ne précipite pas les solutions acides, même après la neutralisation par l’ammoniaque.

Le carbonate potassique produit, surtout à chaud, un précipité blanc et volumineux de sous-carbonate magnésique, soluble dans les sels ammoniacaux. La présence de ces sels empêche entièrement la précipitation.

Le carbonate ammonique ne précipite pas à froid les sels magnésiques ; la précipitation n’est que fort incomplète à chaud. La présence du chlorure ammonique ou d’autres sels ammoniacaux empêche entièrement la précipitation.

h' acide sulfurique et Y acide fluosilicique ne précipitent pas les sels magnésiques.

Le phosphate sodique donne, surtout à chaud, un précipité blanc et floconneux de phosphate magnésique. En présence des sels ammoniacaux, le précipité est cristallin (phosphate ammonico-magnésique), soluble dans les acides, insoluble dans l’ammoniaque; dans les

solutions étendues, ce précipité n’apparaît que si l’on agi te ‘fortement la liqueur avec une baguette de verre.

L’acide oxalique ne précipite pas les sels magnésiques ; mais Yoxalate ammoni'que donne un précipité blanc d’oxalate tnagnésique, dont la formation est empêchée par la présence du chlorure ammonique ou d’autres sels ammoniacaux.

Sont caractéristiques pour les sels magnésiques : la réaction du phosphate sodique en présence des sels ammoniacaux, et la réaction au chalumeau.

Page 1