‹ Aidemémoire de mécanique pratique (volume 2)Chapitre 50 sur 197 · DE LA FORCE DES COURS D’EAU · texte numérisé non relu

DE LA FORCE DES COURS D’EAU

117. La chute totale d’un cours d’eau dans une usine est la hauteur du niveau supérieur de l’eau dans le réservoir d’amont au-dessus du niveau du canal de fuite en aval.

La force d’un cours d'eau, ou la quantité du travail absolu qu’il fournit, est le produit du poids de l’eau qu’il dépense en 1" par la chute totale.

Ainsi, en appelant toujours Q ce volume d’eau exprimé en mètres cubes,

II la chute totale en mètres,

Le travail absolu ou la force du cours d’eau sera donné par 1000 QHta,

et si l’on veut l’exprimer en force de chevaux-vapeur de 75lm, on aura le nombre N de chevaux correspondant par la formule

1000 QH 75 '

Exemple. Quelle est la force absolue d’un cours d’eau qui fournil 0mc,450 par seconde, et dont la chute totale est de 5m.25 ?

La force absolue cherchée est

1000X 0™A60 X 5m.25 = 2362km.5 , et son expression en chevaux

Cette force absolue des cours d’eau, qui constitue leur valeur vénale, doit évidemment être estimée d’après leur produit régulier quand les orifices sont tellement proportionnés que le courant est à l’état de régime, ce que l’on reconnaît h la hauteur constante du niveau dans le réservoir.

On doit aussi avoir l’attention de faire le jeaugeage dans la saison où les eaux ont leur hauteur moyenne.

RODES HYDRAULIQUES

ROUES HYDRAULIQUES

DES RÈGLES' A EMPLOYER POUR ESTIMER L’EFFET UTILE D’üNE ROUE HYDRAULIQUE ÉTABLIE.

118. Classification des divers genres de roübs en usage.- Les systèmes de roues hydrauliques le plus généralement en usage sont :

l°Lcs anciennes roues à palettes planes, qui reçoivent l’eau à leur partie inférieure et se meuvent dans des coursiers où elles ont un jeu plus ou moins considérable ;

2° Les roues à palettes emboîtées dans des coursiers circulaires sur une partie de la chute totale et qui reçoivent l’eau par des orifices avec charge d’eau sur le côté supérieur ;

3° Les roues à palettes planes emboîtées dans des coursiers circulaires sur toute la hauteur de la chute, qui reçoivent l’eau par des vannes en déversoir, et que l’on nomme improprement roues de côté;

4° Les roues à aubes courbes, imaginées par M. Poncelet, qui reçoivent l’eau à la partie inférieure, et par des vannages inclinés ;

5° Les roues à augets, qui reçoivent l’eau, soit à leur sommet, soit au-dessous de ce point;

6" Les roues pendantes montées sur bateaux, qui se meuvent dans un courant en quelque sorte indéfini par rapport à leurs dimensions;

7° Les turbines.

119. Notations adoptées. Dans tout ce qui va suivre nous appellerons toujours

Q le volume d’eau dépensé en 1" exprimé en mètres cubes ;

V la vitesse d’arrivé du filet moyen de l’eau sur la roue, déterminée comme il a été dit au n° 49 ; v la vitesse de la circonférence extérieure de la roue ;

ROUES HÏDRAULYQUKS.

a l’angle formé par la direclion de ces deux vitesses : cet angle est facile h déterminer en menant à la règle une tangente à la courbe décrite par le filet moyen (n° 49), et une autre à la circonférence extérieure de la roue, au point où ces courbes se rencontrent ;

P. l’effort moyen transmis par l’eau à la circonférence extérieure de la roue exprimé en kilogrammes : ce serait le poids que la roue pourrait élever à l’aide d’un cordage qui s’enroulerait sur cette circonférence; h la hauteur dont l’eau descend depuis son point d’introduction jusqu’au bas de la roue : ce sera la hauteur du point de rencontre du filet moyen avec la circonférence extérieure audessus du point inférieur de la roue.

D’après cela, le produit Vv du poids qui serait soulevé à la circonférence de la roue et du chemin v parcouru par son point d’application en 1" représentera l’effet utile ou la quantité dè travail transmise à la circonférence de la roue.

120. Des anciennes roubs a palettes planes. Ces roues , que l’on rencontre souvent dans les anciens moulins , sont ordinairement placées dans des coursiers en bois ou

Hg. 26.

en pierres de taille assez mal exécutés , où leurs aubes ont un jeu de 0"’.03 à 0“'.04 au moins. Le vannage est vertical et placé à unedistance quelquefois très-grande de la roue.

Les expériences de Bossut et de Smeaton ont montré que la vitesse de la circonférencecxtérieurc de la roue correspondante au maximum d’effet était comprise entre 0 33 et 0.50 de celle de l’eau affluenle, le premier rapport convenant plus spécialement au cas dans lequel les chutes ou les vitesses sont grandes, et le second à celui où les dépenses sont considérables.

Dans ces circonstances, l’effet utile ou la quantité de travail

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