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Des anciennes roues a palettes planes. Ces roues, que

l’on rencontre souvent dans les anciens moulins, sont ordinairement placées dans des coursiers en bois ou en pierres de taille assez mal exécutés, où leurs aubes ont un jeu de 0“,03 à 0”,04 an moins.

Le vannage est vertical et placé à une distance quelqueiois très-grande de la roue.

Les expériences de Bossut et de Smeaton ont montré que la vitesse de la circonférence extérieure de la roue correspondante au maximum d’effet était comprise entre 0,33 et 0,50 de celle

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de l’eau afQuente, le premier rapport convenant plus spécialement au cas dans lequel les chutes ou les vitesses sont grandes , et le second à celui où les dépenses sont considérables.

Dans ces circonstances, l’efTet utile ou la quantité de travail transmise à la circonférence de la roue est donné par la formule pratique suivante, déduite des expériences de ces auteurs ,

Pu=6lQ(V—

dans laquelle la vitesse Y se détermine, selon les cas, par l’une des règles des n“ 61 et suivants.

Cette formule revient à la règle suivante :

Pour avoir Fe/fet utile ou la quantité de travail utilisé par une roue à aubes planes recevant l’eau àsa'partie inférieure ^

Multipliez le volume d'eau dépeiué, exprimé en mètres cubes, par 61 , par l’excès de la vitesse d’arrivée de Veau sur celle de la circonférence extérieure de la roue, et par la vitesse de cette circonférence :

Le produit sera V effet utile cherché, exprimé en kilogrammes élevés à un mètre en 1".

Exemple. Quel est l’eiïet utile d’une roue à aubes planes du genre précédent, qui dépense 0"‘,500 par seconde, la vitesse d’arrivée de l’eau sur la roue étant de 4“,50, et celle de la circonférence extérieure de la roue de 2",50î

La règle précédente donne, pour l’effet utile cherché ,

Pü= 61 X O^.bOO X (4'", 50 — 2”, 50) 2“, 50 = 1 52‘”,5,

OU 2 chevaux-vapeur environ.

127. Rapport de l’effet utile au travail absolu du moteur. Si l’orifice était placé près de la roue, et que la vitesse de sortie de l’eau fût peu altérée par la résistance des parois , la hauteur totale de chute, correspondante à la vitesse V=4“,50, serait d’environ l“,03 (n* 2), elle travail absolu du moteur serait

1000X0“, 500X1“, 03=515*", ou 6,87 chevaux-vapeur.

Le rapport de l’eflet atUe réel au travail absolu du moteur n’é-

tant que ^ = 0,297, on voit que ces roues n’utilisent guère

que 0,30 du travail absolu du moteur.

Lorsque le jeu de la roue dans son coursier dépasse 0®, 04, l’effet utile diminue encore, et ne s’élève au plus qu’à 0,25 dii travail absolu du moteur.

128. Observation. Il faut limiter l’application de cette règle au cas où le volume d’eau versé sur la roue ne remplit pas tout à fait l’intervalle compris entre les aubes, ce dont il sera toujours facile de s’assurer à la simple vue. Dans le cas où le volume d’eau dépensé serait plus grand que celui que la roue peut admettre, on calculera l’effet utile en supposant ce volume d’eau réduit à celui qui peut être reçu entre les aubes. Mais on ne doit pas se dissimuler que, dans ce cas, les évaluations seront fort incertaines.

129. Cas où les palettes ont un jeu considérable dans le Fig. 27 . COURSIER. Enfin, si le jeu excède de beaucoup les proportions ci-dessus, il ne serait plus possible d’appliquer la formule expérimentale précédente, et il faudrait recourir à la règle suivante :

Connaissant le volume d’eau Q dépensé par l’orifice, déterminez, par les règles des n“* 61 et suivants, d’après la forme du coursier, la vitesse V d’arrivée de l’eau sur la roue; puis, en appelant

L la largeur connue du coursier ,

X l’épaisseur de la lame d’eau dans ce coursier, à l’endroit où elle atteint la roue,

on aura évidemment

Q=VLa?, d’où

ce qui revient à dire que

Uépaissevsr de la lame d’eau sous la roue est égale au quotient du

volume d'eau dépensé en 1" par le produit de la vitesse d'arrivée de Veau sur la roue et de la largeur du coursier.

Ayant ainsi déterminé la profondeur x de l’eau, on aura l’aire A de la section d’eau par le produit, xL=K, de sa largeur par sa profondeur.

D’après le dessin et les dimensions des aubes, il sera facile de déterminer à quelle profondeur les aubes sont immergées dans cette section d’eau ; et, en appelant a l’aire de la surface immergée de chaque palette, on calculera l’effet utile de la roue par la formule suivante :

Pü=76,45aV (V — v) v^, qui revient à la règle suivante :

Multipliez faire de la surface immergée par 76,45, par la vitesse (V arrivée de Veau sur la roue, par Vexc'es de celle même vitesse sur celle de la circonférence extérieure de la roue et par la vitesse de celte même circonférence :

Le produit sera Veffet utile de la roue, exprimé en kilogrammes élevés à un mètre en 1".

Exemple. Quel est l’effet utile d’une roue à aubes planes qui a dans son coursier un jeu de O”, 10 sur chaque cOté, et de O^.oe au-dessous des aubes, avec les données suivantes :

L= l", largeur du coursier;

l=0”,80, largeur des aubes?

On a d’abord

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