CHEVAL-VAPEUR
ic compose, en ronte, de 3 à 4 kit. paille, 5 kil. foin, 3kil.80 avoine. Au lieu de foin, on double la ration de paille. La ration de fourrages verts est de 40kil. par jour et par cheval.
Place que le cheval occupe , — Il est d’usage, dans les casernes de cavalerie, de donner au plus, à chaque cheval, !m.20 de développement de mangeoire. La largeur des écuries, prise dans le sens perpendiculaire à la mangeoire, est de 6“; la hauteur doit être comprise entre 3”. 50 au moins et 5“ au plus. Il faut éviter do mettre beaucoup de chevaux dans un môme local.
CHEVAL-VAPEUR. — On désigne, en France, sous cette bizarre dénomination, le travail capable de vaincre une résistance constante de 75 kil. le long d’un chemin d’un mètre uniformément parcouru dans la durée d’une seconde.
L’origine de cette dénomination, aussi fausse que bizarre, mérite d’être rappelée. Ce fut dans la brasserie de Whilbread, à Londres, que Walt fit la première application dosa machine à vapeur; cette machine devait remplacer un manège destiné à monter du l’eau, et le brasseur voulant obtenir de la vapeur le môme effet que de ses chevaux, proposa à Walt de faire travailler un cheval pendant une
t'ournée de huit heures, et de baser le travail du cheval-vapeur sur e produit du poids de l’eau qui aurait été élevé à la fin do la journée par la différence du niveau des réservoirs inférieur et supérieur. Watt accepta ce marché. Le brasseur prit alors son meilleur cheval (et les chevaux de brasseur, à Londres, sont des animaux d’une force prodigieuse); il le fit travailler huit heures, n’épargnant pas les coups de fouet, et s’embarrassant peu que son cheval pût soutenir plusieurs jours de suite un tel travail. Le produit mesure se trouva être de 2120000 kil. élevés à 1 mètre en 8 heures, soit 73 kil. 6 élevés à 1 mètre par seconde. Ce travail se rapproche de celui du cheval-vapeur adopté en France, mais il est de beaucoup supérieur i celui qu’on obtiendrait d’une manière suivie d’un cheval ordinaire. En clfet, des expériences authentiques, faites aux mines d’Anzin sur le travail de 250 chevaux employés pendant un an à faire mouvoir une machine très simple, ont donné, pour le travail effectif d’un cheval ordinaire pendant 8 heures ou sa journée entière, 800000 kil. élevés à 1 mètre, soit 37 kil .77 élevés à 1 mètre par seconde.
Voici, au reste, les évaluations très différentes du travail d’un cheval données par les savants anglais; d’après Fenwich, le nombre de kilogrammes élevé» h 1 mètre par seconde serait 30 kil .4 ; d’après Gregorg, 42kil.5, d’après Samuel Moore, 48 kil . 6 ; d’après Smeaton, 50 kil.6 ; d’après Desaguliers, 63 kil. 3, enfin, d’après Boulton et Watt lui-même, 73kil.6, et aussi T5 kil.9. Quoi qu’il en soit de ces évaluations, on est convenu en France de définir le cheval-vapeur ainsi que nous l’avons fait au commencement de cet arti-