ES
Élevés
verti-
calement.
8 CR CSB CHAUSSÉE
Sur
un chemin de fer.
Sur
un
canal.
d’em-
pierrement.
Pavée.
Cheval de manège. — Attelé à un manège, la durée de travail au pas est de 8 heures, l’effort exercé de 4-5 kil. , et la vitesse de 0m.90. — Au trot, à la vitesse de 2m., l’effort exercé se réduit à 30kil., et la durée du travail à 4 heures et demie.
Cheval de charrue m Flandre. — Il laboure, en 7 heures et demie de travail sur 24, ud demi-hectare comprenant 185 sillons de 100 mètres de long 0ra.27 de large, et de profondeur moyenne 0m.19. On comprend, dans les 7 heures et demie, le temps nécessaire pour transporter la charrue dans la direction des nouveaux sillons. Le labourage d’un demi-hectare, près de Paris, est le travail d'un grand
jour d’été pour deux chevaux attelés à une charrue avec avanttrain.
Cheval dans les mines. — M. l’ingénieur Gervoy remarque que, pour le service des mines, les petits chevaux présentent de grands avantages sur les grands. Non seulement ils coûtent moins, mais avec de moindres charges ils font le môme travail parce qu’ils vont plus vite. Ils sont aussi moins délicats, moins énervés par la chaleur et par le mauvais air. Achat compris, M. Gervoy évalue la dépense journalière des grands et des petits chevaux dans les mines de la Loire à 4 fr. et 3 fr. Il faut ajouter, dans les deux cas, 1 fr. et 1 fr. 50 par jour pour le salaire du louchcur.
Les uns et les autres passent plusieurs années de suite dans la mine; ils y deviennent presque toujours plus gras et plus beaux; mais ils y sont sujets à la morve ; leur vue s’affaiblit et l’humidité du sol ulcère leurs pieds, ce qui a rendu nécessaire d'établir un plancher sur le sol de l’écurie.
A la mine du Janon, un cheval de force moyenne, aidé par une pente de 0“.005, traîne, sur un chemin de fer, 7 wagons contenant 4200 kil. de houille à la distance de 550 mètres, et fait 20 voyages par jour. — A la mine de houille de , sur un chemin en fonte
à ornières creuses, clouées sur solives en chêne, reliées par des traverses en bois qui reposent sur des dés en pierre , la pente du chemin étant de 0m.014 , chaque cheval traîne 5160 kil. , et parcourt, tant avec charge que sans charge, dans sa journée, 19750 mètres.
Attelé à un manège de mine, le cheval peut développer, dans sa journée de 6 heures, un travail utile de plus de lOOOOOOkil. Un temps de repos, pendant lequel on vide la tonne de minerai, succède à l’extraction de la tonne. La durée du travail effectif est ainsi réduite de y environ, sans qu’il y ait diminution de l'effet utile. Dans des travaux de ce genre, on doit compter que le cheval pourra exercer, pendant le travail, un effort de 60 à 70 kil.
Nourriture du cheval. — La ration ordinaire d’un cheval de trait est de 2*. 5 foin, 10 kil. paille, 5‘.75 avoine ou 13 litres. On a essayé de nourrir en partie des chevaux de poste avec des pommes de terre cuites à la vapeur; il parait que cet essai a réussi. La ration de chaque cheval travaillant fortement était, du 1er novembre au 30 avril, 6 kil . foin lre qualité, 2kil. avoine lre qualité, 9kil. pommes de terre cuites, et du 1er mai au 30 octobre, 7‘.5 foin et 6 kil. avoine. Lorsque les chevaux n’étaient soumis qu’à un faible travail, la ration, pendant la première période, était 6 kil. foin -j- 1 0 kil. pommes de terre cuites, et, pendant la seconde, 7*. 5 foin-}- 4 kil. avoine. — Dans les circonstances où on ne peut faire autrement, on substitue le foin à la paille pour moitié en poids, la farine d’orge à l’avoine pour ÿ en poids.
La ration de fourrages secs pour les chevaux de troupes qui tirent