‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 101 sur 198 · CHÈVRE · texte numérisé non relu

CHÈVRE

cle, et, ou cas Je discussion, il no parait point douteux que les tribunaux «'adoptassent celle première définition.

Au reste, il serait beaucoup plus simple et plus rationnel de n’exprimer le travail des machiues qu’en kilogrammitrea , par unité de temps.

CIIÈVRE ( planche XXVIII, fig. 4ct 5). — Machine qui sert à élever les fardeaux. Les pièces a sont les hanrhes de la chèvre. Elles forment avec le sol un triangle isocèle et sont réunies par leurs sommets à plat joint et maintenues par une bande de fer et des boulons. Les pieds sont frottés et garnis chacun d’une pointe qui les empêche de glisser sur le sol. Des (para b b retenus en assemblage par des clés en bois s’opposent à la flexion des hanches. .Entre les hanches et près de la tête de la chèvre sont deux poulies montées sur le même axe; enfin à la hauteur de 1-.20 au-dessus du sol est un treuil à deux tètes c dont les tourillons portent dans dcschanlignollcs fixées par des boulons aux hanches et qui d'ailleurs ne peuvent remonter à cause de l’inclinaison de leurs joints avec les hanches. Ce treuil reçoit plusieurs tours d’un câble, qui, après avoir passé sur la poulie, ou même avoir été combiné en palan avec moufles, suspend le fardeau à élever. La pièce d sur laquelle s'appuie la chèvre est nommée pied de chèvre. Le profil montre la position des hommes qui manœuvrent la chèvre. L'un d’eux embarre son levier, l’autre attend que le premier ait bien embarré, avant de désembarrer le sien; le troisième tient le cordage en retraite g, afin d’cmpécher le cordage de glisser sur la partie cylindrique du treuil.

La grande chèvre de charpentier s’établit sans pied; on l’appuie au besoin contre quelque partie de l’édifice, près de laquelle on en doit faire usage et le plus souvent elle est maintenue inclinée de 75 à 80° avec l’horizon par un câble ou haubans. L’arbre du treuil de la grande chèvre porte sur deux poteaux parallèles entre eux, perpendiculaires aux deux derniers épars et dans le plan de ceux-ci.

Une grossière approximation permet de porter le travail effectif des hommes employés à la manœuvre des leviers au double de l’effet utile delà chèvre équipée à plusieurs brins, pourvu toutefois que la manœuvre ne dure pas longtemps.

M. Poncelet cite une manœuvre active exécutée par quatre hommes, où une pièce de 2000 kil. a été élevée à 1“ en 180'1, ce qui fuit 0m.005587 d’élévation par seconde, correspondant à un travail utile de 2000 X 0.005587 = H1™. 172. le calcul de la quantité de travail effectif développé dans le môme temps par les quatre hommes lui donne 20k.68, ou, pour chacun d’eux, et par seconde, 5kI0.17. ( Voyez la théorie complète de cet appareil dans les leçons lithographiées de M. Poncelet.)

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