‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 108 sur 198 · CHROME · texte numérisé non relu

CHROME

des corps par l’effet du clioc ; conditions qui ne sont jamais que plus ou moins complètement réalisées, et qui font que, en pratique, les vitesses WW sont toujours au-dessous de celles que fournit l’observation. Il faut donc admettre que tout choc, même entre les corps réputés les plus élastiques, donne lieu à une perte de force vive ou de travail.

] hconvénients des chocs dans les machines. — Indépendamment des pertes de travail, souvent très importantes, auxquelles nous venons de voir qu’ils donnent lieu, ils altèrent à la longue la constitution intime des pièces qui les subissent; les ébranlements qu’ils causent se transmettent aux appuis, aux supports, au sol, aux murailles, aux charpentes, et compromettent la solidité et la durée des bAtiments; les quantités de travail que reçoivent ces appuis, supports, etc., et qui causent leurs petits déplacements, étant nécessairement prises sur le travail du moteur, il arrive que celui-ci se trouve employé partie à produire l’effet qu’on en attend, et partie à détruire l'ensemble du système; ce dernier effet s’accroît même «le plus en plus par suite de la disjonction des assemblages, et en général par l’augmentation du jeu. Les chocs et les ébranlements doivent donc être évités avec le plus grand soin dans l’établissement des machines, et pour mieux montrer l’influence de ces derniers, je rappellerai que M. Coriolis n’a point hésité à évaluer au travail total d’un cheval celui qui peut se disperser en ébranlement dans le sol par le seul effet du choc d’une lame d’eau contre les palettes d’une grande roue hydraulique. ( Calcul de f effet des machines , page 109.)

ClIItO.'HL. Corps métallique simple, découvert en 1797 par Vauquelin. Sa couleur est le gris-blanc; il est cassant, très peu fusible, non magnétique quand il est pur, très dur : son poids spécifi-

!|uc est 5.9. L’acide nitrique et même l’eau régale n’ont qu’une très bible action sur lui. On lui connaît trois degrés d’oxydation, savoir : le protoxyde de chrome dont la couleur est d’un beau vert d’herbe, le deutoxyde qui est d’un brun foncé, enfin l’acide chromique qui est d’un beau rouge de rubis, et d’où dérivent une assez grande quantité de sels parmi lesquels je citerai, comme les plus usuels, les chromâtes de potasse, d'ammoniaque, de baryte, de stronliane, de chaux, de magnésie, d’alumine, de plomb. On connaît aussi des sulfures, des phosphures et des carbures de chrome, ainsi que des sulfates, phosphates et carbonates.

Le chrome existe dans tous les terrains depuis les plus anciens jusqu’aux terrains des minerais de fer dits d’alluvion.

Comment on reconnaît le chrome dans une substance minérale quelconque. Il suffit, d’après .M. Jlcrthicr, de fondre la substance avec do la potasse, et de laver la matière avec de l’eau ; la plus petite quantité de chrome colore la liqueur en jaune, si elle n’est pas trop élon-

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duc. Lorsqu’il y a du manganèse, la liqueur csl verte, mais en la laissant exposée à l’air pendant quelque temps, le manganèse se dépose et elle devient d’un jaune pur.

CHUTE DES GRAVES. Les lois de la chute des graves ont été découvertes expérimentalement par Galilée, vers l'année 1638.

Voici le résumé de cette importante découverte.

Dans le vide, la pesanteur agit de la même manière sur toutes les particules de la matière, quelle que soit leur nature; elle leur imprime à chaque instant, dans un même lieu, le même accroissement de vitesse, si clics sont libres, et quelle que soit la vitesse qu’elles possèdent déjà.

Les vitesses v acquises aux divers instants de sa chute par un corps qui tombe libt'cmcnt et verticalement dans le vide, sont proportionnelles au nombre t de secondes écoulées depuis le commencement de la chute.

Les espaces e ou les hauteurs verticales h que le corps a parcourues, sont proportionnelles au carré du nombre de secondes t écoulées depuis le commencement de sa chute.

Ces hauteurs sont proportionnelles aux carrés des vitesses acquises au bas de chacune d'elles.

La vitesse acquise à la fin de la première seconde de la chute est le double de la hauteur dont le mobile csl tombé librement pendant cette première seconde cl = 2 y(bm.90il = 9”. 8088 à Paris.

On désigne toujours cette valeur par la lettre g on a donc, lorsque le mobile part du repos.

De sorte que, au bout de secondes les vitesses acquises sont entre elles

comme

les hauteurs parcourues comme . . les hauteurs partielles parcourues successivement après chaque se-

condc comme

dont les différences constantes sont

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