‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieurs (volume 2)Chapitre 40 sur 198 · BALLONS · texte numérisé non relu

BALLONS

BALLONS. Eoye* Aérostats.

BANCS. Endroits où la mer a moins de profondeur qu’aux environs. Il y a des bancs qui sont recouverts de 10 à 50 mètres d’eau. Tel est le grand banc de Terre-Neuve.

BAROMÈTRE. La discussion de 210 mille observations, faites à Paris pendant une durée de vingt-trois ans, a montré que la hauteur du baromètre est, en moyenne, plus petite d’environ 1 millim. au second octant ( intermédiaire entre le premier quartier et la pleine lune) qu’elle ne l’est au dernier quartier. La quantité de pluie est plus grande à la première époque qu’à la seconde. Le inéme observateur (M. E. Bouvard) a trouvé aussi que le baromètre était plus élevé d’environ * millimètre à l’apogée lunaire qu’au périgée. (Voyez Instrimknts.)

BARRAGES. Constructions en terre, en pierres, en maçonnerie ou en bois, qui maintiennent le niveau amont d’un cours d’eau à une certaine hauteur. Ils prennent souvent le nom de déversoirs lorsque les eaux excédantes déversent par-dessus leur crête. Nous ne nous occuperons ici que des barrages d'usines, qui sont toujours des barrages déversoirs.

Les conditions d'un bon profil de barrage sont que le couronnement puisse résister au frottement très énergique des eaux, que l’action de celles-ci ne produise point de déchirement aux pieds du barrage, que la vitesse de l’eau n'occasionne pas d’affouillemcnls dans le lit, à quelque distance du barrage pour former des dépôts plus loin.

MM. Bossut cl Vialet indiquent un système très employé en Italie, qui satisfait assez bien aux conditions ci-dessus, cl qui, de plus, est comparativement fort économique; il consiste (fig. 2, pl. XXI ) en un mur de chute vertical, construit en maçonnerie du côté d’aval, dont le couronnement est appareillé en grosses pierres fortement reliées les unes aux autres par leur coupe ou par des crampons en fer. Ce couronnement doit faire saillie sur le parement d’aval pour que les eaux ne tombent pas contre le mur et ne tendent pas à le dégrader. Il est, d’ailleurs, bon en hiver qu’il y ait un peu d’air entre la lame d’eau et le mur. On dispose la saillie de manière que les eaux tombent le plus verticalement possible sur le radier.

Ce radier, qui se fait en pierres ou en bois (fig. 2 et 3, pl. XXI), doit être assez fort pour résister à la chute de l'eau, ou, ce qui vaut

Page 1