BARRAGES
mieux encore, on l’enfonce (/ig. 2) au-dessous de l'eau d'uno quantité égale à la hauteur de chute.
On ne peut se dispenser de ce radier que lorsque le fond de la rivière est un rocher solide.
Enfin, il importe énormément de bien assurer latéralement le» extrémités d’un barrage par des enracinements solidement encastrés dans les rives, et qui doivent s’élever au niveau des berges.
Il ne faut point charger un barrage immédiatement après sa construction. On le revêt en vieilles planches, que l’on retient par un bâtis de vieilles charpentes, jusqu'à ce qu’il ait ainsi passé l’hiver.
Dans un cours d’eau de peu de largeur et sujet à de fortes crues, il ne faut pas faire les barrages en ligne droite, mais bien en courbe ou chevron brisé, tournant sa convexité vers l’amont.
On a fait beaucoup de barrages en lignes droites, obliques au fil de l’eau. Cette disposition a l’inconvénient de jeter l’eau contre une des rives et de la corroder.
Les barrages d’usines ferment presque toujours entièrement le cours d’eau, dont le trop-plein déverse, alors par-dessus leur crête (pi. XXI). Ils produisent ainsi deux effets qu'il est fort important de mesurer avant l’établissement du barrage, afin d’éviter toutes discussions ultérieures avec les riverains d’amont.
Ils élèvent les eaux au-dessus du barrage d’une hauteur h, qui sera donnée dans le cas supposé d’une fermeture complète par la formule des déversoirs.
h=K. fe=°'676 K(IH
C’est la hauteur au-dessus de la crête en fonction, du volume d’eau Q débité par le cours d’eau en 1" cl du développement / de cette crête.
Si b était In hauteur du barrage au-dessus du fond du lit, b' la profondeur de l’eau avant l’établissement du barrage, on aurait
H est ce qu’on nomme la hauteur du remou.
Ce remou s’étend, d’ailleurs, h une très grande distance en amont du barrage; cette distance est son amplitude, ci il est souvent très important de l’évaluer avec assez d’exactitude.
Des nivellements faits sur le Wcscr ont montré qu’un barrage, qui élevait les eaux de 2 m. 24 cent, au-dessus de leur niveau primitif, rendait le remou très scusible à 6504 m. en amont de la crête. En comparant aux résultats de l’observation les diverses formules données pour calculer l’exhaussement de l’eau à diverses distances de ce barrage, M. d’Aubuisson a été conduit à préférer la