‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 159 sur 302 · MOULINS A VENT · texte numérisé non relu

MOULINS A VENT

Coulomb en 1781, sur les moulins des environs de Lille. L’arbre moteur de ces moulins, de O™. 50 à 0".60 d’équarrissage, incliné de 10 à 15° sur l’horizon, esl Iravcrsé par deux volants en croix de douze à treize mèlresdc longueur formant les arêtes inférieures des quatre ailes du moulin. Ces rayons de 6m environ sont prolongés chacun par des pièces entées, et justement nommées entes, d’environ 7“, ce qui porte le rayon ou fouet de l’aile à 12 ou 13m. A partir d’une distance de l’arbre moteur, à peu près égale à 2", cl jusqu’à l'extrémité du fouet, volants et entes sont traversés par des lattes de 2™. 50 à 2ra.60 de longueur, espacées de 0m.40, et tout leur ensemble est recouvert d'une toile, plus d’une planche légère. Ces lattes ou traverses ne sont pas dans un même plan ; elles forment une surface (fauche telle que l’axe de rotation et la latte la plus rapprochée de cet axe étant projetés sur un plan horizontal, leurs projections forment entre elles un angle d’environ 60°, tandis que la projection de la traverse extrême de l’aile fait avec celle du même axe un angle de 78° à 81°, soit en moyenne 81°. Dans l’intervalle, les inclinaisons varient de telle sorte que les extrémités des traverses sont situées sur une ligne très-peu courbe. De plus, enfin, le volant et son ente, au lieu d’être rectilignes, sont un peu convexes au bâtiment. Il résulte de ces formes que si le vent soufflait parallèlement à l’arbre moteur, il rencontrerait la surface des ailes sous un angle moyen voisin de 70°. Ces moulins mettaient en mouvement des pilonsqui, soulevés par un hérisson, retombaient ensuite librement, et bocardaient ainsi des graines de colza. Le produit de leur poids par leur levée a donné le travail utile du système; mais en 1781 , Coulomb négligea le travail perdu par les chocs dont on ne commença guère à tenir compte, en effet, qu’après la publication du théorème de Carnot, en 1783 (pag. 327). En ajoutant ces pertes de force vive au travail utile et a celui des frottements, Coriolis a amendé les résultats de Coulomb, ainsi que le tableau l’indique. Coulomb a d’ailleurs pris pour la vitesse du vent celle de corps légers flottant librement dans l’air; mais je n’ai pas pu trouver l’indication de la direction du vent, par rapport à l’axe de l’arbre moteur; enfin, la surface de toile de chaque aile était, à très-peu près, de 20 mètres carrés, lorsqu’on marchait toutes voiles dehors.

Résultats déduits des observations de Coulomb .

Vilesjrs Je corps légers et libres.

Surfaces

Vitesse angulaire

Travail tolai

Je loi le.

des ailes.

par seconde.

mm

km

douleui.

marche A ode

Page 1