OXYDES. — OXYGÈNE
OXYDES, Les combinaisons formées par deux corps oxygénés étant soumises à l’action d’une pile voltaïque faible, se décomposent (voyez Acides, page 2). Celui des composants qui se rend au pôle négatif est appelé oxyde. S’il est soluble, il manifeste généralement des propriétés alcalines caractérisées par une saveur urincuse et par la faculté de ramener au bleu la teinture de tournesol rougic par un acide. On donne aussi le nom A' oxyde à des corps incapables de produire des combinaisons avec les acides, et qui ne présentent ni propriétés acides ni propriétés alcalines, l’oxyde de carbone, par exemple.
OXYGÈNE. Gaz simple, sans couleur ni odeur, pesant à la température de la glace fondante 1.1057 fois son volume d’air. — Il a été découvert par Bayencl par Priestley en 1774; — partie intégrante de l’atmosphère terrestre, où il est associé à l’azote (page 94), il détermine seul et entretient la combustion (p. 356). — Il est très-peu soluble dans l’eau dont il est un des principes constituants. 11 se rencontre dans le plus grand nombre des matières minérales, végétales ou animales, et joue le rôle le plus important dans les combinaisons qui s’opèrent sur la (erre.
Préparation. On se procure l’oxygène de la manière la plus économique, en le tirant du peroxyde de manganèse naturel. On délaie celui-ci dans l’eau aiguisée d’acide hydrochloriquc, pour le débarrasser du carbonate de chaux auquel il est souvent mêlé; la chaux est ainsi dissoute, et l’acide carbonique n’est dégage que lorsque toute effervescence a cessé. Ou introduit alors le peroxyde dans une cornue de grès, qu’il ne doit remplir qu’aux deux tiers de sa capacité. On adapte à son col un bouchon traversé par un tube de verre convenablement recourbé, et dont on engage l’extrémité sous un flacon plein d’eau et renversé sur la tablette d’une cuve. On chauffe doucement, puis jusqu’au rouge; on laisse perdre les premiers litres du gaz qui se dégage mêlé à l’air des flacons ; l’on recueille les autres, et d’un kilogramme de peroxyde on retire ainsi 25 litres environ d’oxygène, que l’on renferme ensuite dans des vessies. 11 reste dans la cornue un mélange de protoxyde et de peroxyde de manganèse.
Autre méthode. On peut encore introduire dans une cornue de verre 50 de peroxyde de manganèse en poudre, 30 d’acide sulfurique concentré; puis peu à peu, pour éviter un dégagement de chaleur trop brusque, 30 d’eau. On cbauiïe alors doucement d’abord, puis un peu plus fort. On recueille le gaz comme il a été dit ciilcssus, en laissant perdre les premières portions. Il reste dans la cornue du protosulfatc de manganèse.
Troisième méthode. Mélangez 3 de chromate acide ou bichromate de potasse et 4 d’acide sulfurique ordinaire dans une grande cornue.
PAIN et biscuit.
Chauffez modérément : il se dégagera de l’oxygène pur avec une rapidité que vous pourrez modérer, line cornue ordinaire et une lampe suffisent pour obtenir promptement, facilement et avec économie, une assez grande quantité d’oxygène.
Enfin, on obtient encore de l’oxigène, en fondant dans une cornue de verre du chlorate de potasse, qui se transforme en chlorure de potassium par la fusion, et abandonne ainsi l’oxygène de l’acide et de la base.
PAIN et biscuit. 100 kilogrammes de farine pure pétrie avec 57 kilogrammes d’eau donnent 157 kilogrammes de pîUc, qui fournit 135 kilogrammes de pain cuit. La cuisson de ces 135 kilogrammes de pain exige <08 kilogrammes de bois sec.
D’après d’autres expériences sur une très-grande échelle, faites, en 1783, par une commission de l’Académie des Sciences, et trèsbien dirigées, 100 kilogrammes de blé donnent par la mouture à la grosse 67 kilogrammes de farine propre à faire du pain blanc -J- 8 kil. farine propre au pain bis.
Les 67 kil. farine donnent 87". 864 pain blanc ; les 8 kil. farine bise donnent 10*. 500 pain bis.
En d'autres termes, 16 kil. farine donnent 21 kil. pain cuit; de sorte que le poids de la farine étant donné, il faut y ajouter scs '-j pour avoir le poids du pain cuit qu’elle devra donner.
108 kil. blé donnent donc environ 98 kil. pain, dont les ~ pain blanc et ± pain bis.
Par la moulure économique (p. 1170) on obtient pour 100 kil. de blé première qualité 99 kil. pain dont les ^ en pain blanc et les ^ en pain bis.
Prix de la mouture. D’après Sganzin, le prix ordinaire de la mouture pour la marine est fixé à 1 fr. 30 c. par quintal métrique de farine, elle rendement n’est calculé qu’à raison de 53". 90 farine par quintal de blé, ce qui parait très-faible.
Fours d pain et à biscuit. Les fours employés à la fabrication du biscuit ont moins de montée, ou de flèche, que ceux qui servent à la fabrication du pain. Elle est de 0,n.55 à 0“.58 pour les premiers, et de 0m.65 à 0m.70 pour les seconds relativement à des diamètres transversaux variables de 3™. 35 à 5™. 52, et à des distances depuis la bouche jusqu’au fond, variables de A" à 4m.50.
Produits et consommations. Les produits des fours sont évalués comme suit : chaque fournée de pains comporte 180 pains qui ont O™. 22 à 0n,.27 diamètre, 0m.08 épaisseur moyenne, et pèsent 1\50 chacun. On peut faire dans le même four jusqu’à 10 fournées en 24 heures.
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Chaque fournée de biscuit de mer est d’environ 480 galettes pesant ensemble 80 kil. et ayant 0ra.l 3 en carré et 0°«.015 épaisseur. Il peut y avoir aussi 10 fournées en 24 heures.
Les boulangeries ont besoin de chaudières alimentées par des conduits d’eau douce. Chaque fournée de pain consomme environ 115 kil. d’eau chauffée de 40 à 50°, et chaque fournée de biscuit 42k.50 à la même température.
PALLADIO. Né à Vicencc en 1518, mort en 1580. Il est le prince des architectes, si l’on ne considère l’architecture qu’au point de vue artistique.
PANTOGRAPIIE. Instrument qui sert surtout à réduire les dessins, et dont on voit ( pl . XCV, fig. 3) une assez bonne perspective que j’ai empruntée à la topographie de M. Salneuve.
Invention. Le pantographe parait avoir été mis en pratique vers la fin du XVIe siècle, par le peintre Georges de Dillingen. Christophe Scheiner, savant jésuite, informé de scs résultats et lié avec Georges, qui avait refusé de lui faire connaître l’instrument, chercha à résoudre le problème du pantographe et y parvint de nouveau. Il appliqua môme, dit-on, l’instrument à la reproduction des solides, et il en publia la description en 1631. En 1743, il recevait de Langlois, sous la désignation bizarre de singe perfectionné, les améliorations qui l'ont amené à peu prés à la forme indiquée par la figure (Voyez Machines de l’Académie des Sciences, 1743).
Description. Il se compose essentiellement de deux règles AH, AG articulées en A (fig. 3 et 4, pl. XCV), et de deux règles plus courtes CD, DB articulées sur les premières aux points C, B, et entre elles au point D. AB, BD, DC, AC ont d’ailleurs des longueurs égales que nous désignons par l, de sorte que, quelque mouvement que l’on donne au système, ABCD forme toujours un losange.
En un point variable I de la longueur BD, cette règle est traversée par un axe vertical fixé dans un plomb qui pose sur la table à dessiner ; en un point K de AI1 est un calquoir, et en un point E de AG un crayon. En suivant, avec le calquoir R, les traits du modèle, le crayon E, singeant les mouvements de K, reproduit ces traits à une échelle qui dépend, comme on va le voir, des positions respectives du calquoir K, du pivot 1 et du crayon E.
Théorie. Remarquons d’abord que, le calquoir K et le pivot I ayant été disposés dans des positions quelconques, la droite Kl prolongée coupera la branche AG en un point E dont la distance BE=c sera constante, quelque variation que subissent les angles du système.
En effet, appelons p la distance BI du pivot à l’articulation B, et
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k la distance AR du calquoir au sommet A ; imaginons par le point I une parallèle 10 à AB=I, RIE étant une droite, ORI, BIE, formeront deux triangles semblables dont les côtés parallèles donneront la relation
OR : OI::BI:BE^HLXm()1.X.E!