‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 294 sur 302 · VENTS · texte numérisé non relu

VENTS

Vitesse.

ra.

Pression per mètre i

Très-fort

Tempête

Grande tempête

Ouragan

Déracine les arbres et renverse tes édifices

On peut remarquer, quant aux efforts, que cependant Fresnel, dans un mémoire sqr la stabilité des phares, élève à 275“ par mètre carré l’intensité du vent -, et le général Baudrand rapporte qu'il a cm trois pièces de 24 déplacées par l’effet du vent jusqu’à l’cpaulcment d’une batterie. De son côté. Franklin, pour donner une idée de l’action du vent sur les eaux tranquilles, affirme que sur une vaste pièce d’eau de 13500 mètres de largeur et 0n,.90 de profondeur, un vent fort mit à sec tout un côté de cette espèce d’étang, et en même temps éleva de 0œ.90 le niveau primitif sur la rive opposée, en sorte que la profondeur y était parvenue à lm80.

Quant aux vitesses , ou remarquera encore que l’aéronaule Gamerin, en juin 1802, fut porté avec son ballon de Ranelagh à Colchesler, avec une vitesse moyenne de 128800 mètres à l’heure, soit environ 36 métrés par seconde, bien que le vent n'offrit nullement le caractère d’un ouragan ; et Green, en septembre 1823, a pu être emporté saus danger à 69230 inétresen dix-huit minutes, ce qui donne une vitesse de plus de 64 mètres, bien que sou ballon fût élevé à plus de 4000 mètres au-dessus du sol.

On assure que dans les pays de plaine, la direction du vent est habituellement plongeante, et qu’elle y fait avec l’horizon un angle de 18°^.

Mariolte, vers l’année 1700, avait remarqué que, en France, quand le Nord et le Nord-Est cessait de souiller, il était remplacé par l’JEsr qui était suivi lui-même du Sud et du Sud-Ouest.

La direction du vent influe sur la hauteur moyenne du baromètre, en sorte que pour obtenir cette hauteur moyenne pour un lieu quelconque, il devient nécessaire de faire entrer dans le calcul un nombre égal d’observations correspondait tesà des vents de directions opposées.

Théorie des vents généraux. La vitesse de rotation de chaque

Îioint de la surface terrestre est proportionnelle au rayon du paralèle qui passe par ce point. Nulle au pôle, cette vitesse est à son maximum à l’équateur. Dans l’état de calme, on suppose que l'air prend la vitesse du lieu au-dessus duquel il se trouve, et quand par

VENTS. — VENTILATEUR. — VENTILATION. 1515 une cause quelconque une niasse d’air se meut le long d’un môme parallèle, la rotation de la terre est alors sans influence sur sa vitesse. Si, au contraire, cette masse se meut du pôle vers l’équateur, elle passe successivement par des points dont la vitesse de rotation est plus grande que la sienne, et retardant ainsi sur le mouvement de la terre, sa vitesse nous affecte comme si celte masse se mouvait de l’orient vers l’occident. Cette déviation est d’autant plus grande

3 uc la différence de latitude est plus grande entre le point de départ u courant et son point d’arrivée. En parlant de cette idée fondamentale, qui parait duc è Hadley ( Transactions philosophiques , 1735), M. Dove a donné une théorie des vents qu’il n’est pas trop de mon objet de résumer ici et pour laquelle je renvoie à scs Recherches météorologiques, Berlin 1837, ou à la Bibliothèque de Genève, septembre 1838.

VENTILATEUR, machine soufflante pour laquelle je renvoie à la page 1098. J’ajoute seulement ici que depuis que j’ai rédigé l’article Machines soufflantes , j’ai eu l’occasion de faire moi-méme et de faire faire quelques observations sur les ventilateurs. Elles m’ont confirmé dans l’idée émise à cet article, savoir, que le travail du ventilateur, aussi bien que celui des machines soufflantes à piston, devait comprendre deux termes, savoir : 1° le travail nécessaire pour amener l’air de la densité correspondante à la pression barométrique b jusqu’à celle correspondante à la tension totale (4-f-T) indiquée parle manomètre ; 2° le travail nécessaire pour chasser cet air ainsi comprimé à travers la buse. Les formules 7 et 8 de l'article en question paraissent donc en effet applicables aux ventilateurs.

Mais à la somme T» des travaux de compression et d’cxpulsiou dont elles donnent la mesure, ilest nécessaire, en pratique, d’ajouter le travail des frottements de l’axe et celui dû à la raideur de la courroie qui embrasse sa poulie. Il faut que ces derniers travaux aient été bien énergiques dans les observations que j’ai faites, car je trouve que la quantité totale de travail moteur ou Tm s’est élevée à environ quatre fois le travail utile ou d’expulsion.

Tm “ 4 X SV'

Foyer page 1095.

VENTILATION. L’homme et les animaux vicient l’air dans lequel ils séjournent tant par la respiration que par la transpiration cutanée.

On a calculé qu’un homme de moyenne taille respirait environ 20 fois par minute ou deux fois pour sept battements de son pouls. Chaque inspiration est d’environ 0n*mn>. 00065, donc 0.00065 X 20= 13 litres d'air entrent dans les poumons et en sortent en uno minute;

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