VENTILATION.— VERNIER.— VIS
d’uDe salle inférieure remplie de malades dans laquelle, en dépit de tous les moyens jusque-là employés, un séjour prolongé avait été éminemment dangereux.
Avant de pénétrer dans les puits ou galeries de mines abandonnées et lorsqu’il sera certain que l’air qui remplit l’excavation ne contient pas de gaz inflammable, l’ingénieur doit, avant tout, y descendre uncchandcllc ou une lampe allumée, et en outreune petite bande de papier préalablement plongée dans une dissolution d’acétate de plomb. Si le papier ne noircit pas et si la lumière brûle facilement, les émanations d’hydrogène sulfuré et d’acide carbonique ne sont point à craindre, et l’air de l’excavation est probablement respirable, à moins qu’il ne soit caractérisé par une odeur infecte. Il est bon de remarquer, toutefois, que les lumières brûlent encore mais brûlent mal dans un air qui contient 5 à 6 pour cent d’acide carbonique, que la lampe ordinaire du mineur brûle dans un air qui ne contient plus que 16 pour cent d’oxygène cl une chandelle de suif dans un air à 18 pour ceoi. Une lampe d’Argant à double courant d’air s 'éteint quand la proportion d’oxygène est au-dessous de 14 pour cent en volume.
VERNIER. Voyez l’article Instruments de l’Ingénieur, page 953.
VIS. Organe mécanique trop répandu pour qu’il soit nécessaire de le décrire ici. Il parait avoir été connu des anciens sous la forme qu’il reçoit de nos jours, à cela près que l’écrou, au lieu d’envelopper la vis sur tout son pourtour, se composait de segments disjoints assez semblables à des crémaillères ; voyez les collections, livre VIII, de Pappus, géomètre d'Alexandrie qui vivait au quatrième siècle de l’èrc chrétienne (*).
La yis donne lieu à un frottement trop énergique pour qu’il soit jamais permis de faire abstraction de celui-ci dans le calcul de la machine.
Pour en tenir compte dans la vis à filets carrés , on admet que la réaction de la vis et de l’écrou s’opère le long de l’hélice
(*) Trompé par quelques modèles envoyés de Canton à la grande exposition de Londres, un érudit s’est un peu hâté de conclure que la vis nous venait des Chinois. Je trouve, au contraire, dans le Journal du voyage en Chine de M. hier, de 1813 à 1816, que si le levier, la poulie, le treuil et la roue dentée y sont depuis longtemps connus, ce n’est que très-récemment que la vit y a été importée d’Europe.
On lit dans le même journal (pag. 12) l’indication suivante, à propos des boutiques de Canton : « Ce sont des jeux d’échecs sculptés et tournés, où la « pièce principale, celle du roi, est représentée par le buste de Napoléon « dans l’attitude historique, c’est-à-dire les bras croisés et le petit chapeau « brassé carré. » Si de tels jeux avaient été adressés à l’exposition dcLonares, on aurait pu démontrer avec la même logique que Napoléon, aussi bien que la vis, était originaire de la Chine.