‹ Aidemémoire général et alphabétique des ingénieursChapitre 71 sur 302 · HEURE · texte numérisé non relu

HEURE

heure moyenne — heure vraie -j- équation du temps (1)

heure vraie =: heure moyenne — équation du temps (2)

heure sidérale ~ heure solairc!'ralc 1+ ascension droite soleil('Jal !(3)

(moyenne) 1 (moyen)' '

heure solaire |moycniieJ= heure sidérale — ascension droite soIeilj*™yCnj(4)

“réi'Si = *■ ,“i” (5)

L 'équation du temps et l’aseensf'on droite doivent élrc prises ( voyez ces mots) pour l’heure môme qui fait l’objet du problème.

Observons encore, l°que le jour sidéral commence à l’instant où le point équinoxial du printemps passe au méridien, et que ses heures se comptent à partir de cet instaut de 0 à 24" ; 2° que le jour astronomique vrai ou moyen commence à midi vrai ou moyen, et que ses heures se comptent aussi de 0 à 24, mais à partir de ce midi, tandis que le jour civil ou usuel commence à minuit, et se divise en deux périodes de 12 heures chacune.

Il en résulte que le 15 novembre, à 9 heures du matin, l’astronome compte 14 novembre 21 heures.

Procédés pour déterminer l'heure ou pour régler un chronomètre.

1er Procédé. Fixez invariablement une bonne lunette vers un point du ciel où vous savez que doit passer pendant la nuit une étoile de première grandeur; observez l’heure exacte donnée par la montre à l’instant précis où l’étoile traverse le fil du réticule, ce qui exigera que vous éclairiez un peu ce fil ; surveillez le lendemain et plusieurs jours de suite le passage de la môme étoile sous le fil de la lunette, qui aura dû conserver rigoureusement sa première position. — L’intervalle de deux passages consécutifs donné par la montre (pag. 91), devra être exactement la durée du jour sidéral ; donc la montre devra marquer au passage de l’étoile 3",55‘.9 de moins qu’au passage de la veille. S’il n’en est pas ainsi, on note la différence ou mieux les différences après plusieurs jours sidéraux, on connaît alors les variations du chronomètre; si elles sont constantes. on en tient compte, et l’instrument peut servir comme s’il était exact.

t étant par exemple la durée en secondes indiquée par le chronomètre entre deux phénomènes, -j- a l’avance constante du chronomètre pendant A = 86 V00' (ou 24 heures), on a cette proportion :

Si A a équivaut à A, t équivaut à ,

valeur qu’on peut égaler ht — — = t — 0.000011 at,

vu que l’avance -f- a est toujours d’un petit nombre de secondes.

HEURE. 93 l

Oo obtiendra donc la vraie durée x en retranchant de la durée indiquée par le chronomètre, le nombre de secondes marqué par 0.000011 a/. — Cette dernière quantité deviendrait additivc si — a était un retard.

2« Procédé. Observez le passage du centre du soleil au méridien. Notez l’heure du chronomètre au même instant. Il est évident qu’il doit marquer à cet instant le temps moyen au midi vrai. S’il n’en est pas ainsi, on connaîtra l'avance ou le retard.

Le temps moyen au midi vrai est donné tous les jours dans IL4nnunire ou dans la Connaissance de» temps, pour le midi vrai de Paris; si l’observation se faisait sous un autre méridien dont la longitude serait connue, on chercherait l’heure de Paris contemporaine au midi vrai du lieu de l’observation, cl l'on calculerait le temps moyen au midi vrai pour ce lieu, comme il est dit au mot Equation du temps, pag. 692.

En outre, comme il est difficile d’évaluer l’instant du passage du centre du soleil, on observe le passage du bord, et l’on ajoute la durée du passage du demi-diamètre donnée de cinq en cinq jours dans la Connaissance des temps ; celte durée est d’ailleurs comprise entre lm,lls et 1“,5‘, moyenne lni,8s. Enfin, l’on peut encore prendre pour l’instant du passage du centre une moyenne entre les passages du bord occidental et du bord oriental.

3° Procédé. Observez l’instant précis du passage au méridien du lieu de l’une des 115 étoiles dont la position apparente est donnée dans la Connaissance des temps. — L’ascension droite en temps de cette étoile est l’heure sidérale de son passage à tous les méridiens. Donc, en retranchant de cette ascension droite celle du soleil moyen prise pour le lieu de l’observation, pour l’heure qu’on cherche, et exprimée en temps sidéral , la différence traduite en durée moyenne sera l’heure moyenne cherchée. La soustraction exige souvent que l’on ajoute 2i à l’ascension droite de l’étoile.

L’ascension droite du soleil moyen est donnée tous les jours pour le midi moyen de Paris dans la Connaissance des temps , sous le litre Temps sidéral d midi moyen. Il faut .bien remarquer que si l’ascension droite en temps de l’étoile ne change pas avec les méridiens, il n’en est pas de môme de l’ascension droite du soleil moyen, et que dès lors, pour tout autre méridien que celui de Pajjis, il faudra, si l’on fait usage de la Connaissance des temps, calculer cette ascension droite d’après les données de ces éphèmérides pour l’heure du méridien sous lequel on observe, eu regardant sa longitude comme négative, si elle est orientale.

±1 étant la longitude de ce lieu exprimée en temps sidéral, à raison de 60m pour 15°, longitude positive si le lieu est à l’ouest, négative s’il est à l’est de Paris, et t étant l'heure moyenne astronomique

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