‹ Aidez-le à bien travailler le latinChapitre 126 sur 235 · UNE BONNE LECTURE · texte numérisé non relu

UNE BONNE LECTURE

En définitive, on comprendra par la lecture.

Souvent pour saisir le sens d'une phrase, il faut relire ce qui précède, lire en avance ce qui suit. C'est par ce mouvement continuel en avant et en arrière qu'on parvient à mettre au point une traduction, car les détails s'éclairent les uns par les autres, et peu à peu par l'enchaînement général des faits ou idées.

Trop d'élèves cherchent dans le dictionnaire avant de lire la phrase. Au contraire, une première lecture apporte quelques jalons essentiels. Au cours d'une seconde lecture, on cherchera les mots totalement inconnus. Si l'un d'eux a plusieurs sens, il faut réserver le choix pour un moment et mettre une marque (cf. page 123). Pour un verbe comme accedo, on doit tenir compte attentivement des divisions de l'article du dictionnaire : I. intransitif : A. = s'approcher de ; B. = venir s'ajouter. — II. transitif = aborder. Au besoin, l'élève pourrait écrire ces indications sous forme d'un petit schéma sur son brouillon. La faute grave, comme on l'a vu ([710]), serait de « forcer le texte », c'est-à-dire de passer à un autre sens, celui de « parvenir à », parce que cela convient mieux au reste de la phrase, où on a fait des fautes, ou bien à un enchaînement que l'on imagine !

C'est un procédé très répandu ! Supplions donc les jeunes gens et jeunes filles de recommencer la lecture quand ils sentent un point embarrassant ou obscur : car ils ont dû commettre une ou plusieurs erreurs de fait.

Dans des conditions normales, pour un texte adapté au niveau de l'élève, ses connaissances devraient lui permettre de former une hypothèse pour le sens des mots principaux, et le dictionnaire servirait seulement à la vérifier. Tel serait le rôle de l'intelligence, éclairée par les études antérieures.

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