Appositions
a) La juxtaposition urbs Roma est obligatoire à l'époque classique.
Ensuite un génitif explicatif apparaît qui donnera naissance à la tournure française : « la ville de Rome ».
b) Les mots mis en apposition à un locatif comme Romœ suivent
la règle normale et forment un groupe prépositionnel.
Traduire : « Il habitait à Ithaque, île exquise. » [714]
c) Une qualité, un titre, en apposition, se placent souvent en latin après le nom propre. En français, on renverse plutôt l'ordre :
Flaminius consul = le consul Flaminius.
On en tiendra compte dans la phrase suivante où il faudra également distinguer apposition et attribut, — et prendre garde au sens exact des mots :
Micipsa filius regnum solus obtinuit. [715]
d) J'entends parfois qu'une proposition relative est apposition du
reste de la phrase. C'est faux : elle détermine un pronom neutre, exprimé ou non, qui a ce rôle d'apposition :
Si hostes, quod spero, superabimus...
Les mots quod spero, ou bien id quod spero, forment une sorte de parenthèse où id est en apposition à l'idée de « vaincre les ennemis ».
Littéralement : id quod spero, = « chose que j'espère » (portant sur le verbe, et à rejeter après lui en français).
On peut traduire : « Si nous triomphons des ennemis, comme je l'espère... » (voir aussi, plus haut [657]).
> Autre exemple, où l'on distinguera l'emploi des relatifs :
Filiae mese morbus me exanimat ; pro qua te intellego maxime sollicitum esse, quod est mihi gratissimum. [7'6]
e) Il arrive qu'un nom en apposition, déterminé par une proposition relative, passe dans cette relative avec le cas du relatif : Flumen vado superiore transierunt, quo uno modo hostem circumvenire poterant. (entendre modus unus quo...) [717]