‹ Aidez-le à bien travailler le latinChapitre 142 sur 235 · Pronoms · texte numérisé non relu

Pronoms

• L'expression quid novi ? est bien connue et très proche du français, mais on sait moins qu'elle est seulement le cas particulier — pour quelques adjectifs de la 2e déclinaison — d'une tournure où le génitif partitif d'un nom est rattaché à un pronom neutre. Novi est donc un adjectif substantivé.

Littéralement : « Quoi en fait de nouveauté ? » (= quoi de nouveau ?)

Comparez : quid consilii ? = « quoi en fait de projet ? » (= quel projet ?)

On rapprochera les tours suivants, où le génitif indique aussi qu'on prend la partie d'un tout, mais avec un adverbe, nimium vini — ubinam gentium sumus ? [733]

Traduire : nihil certi — id muneris — olei, vini quod visum est — Decrevit quondam senatus ut L. Opimius consul videret ne quid res publica detrimenti caperet. [734]

(Cette particularité a été indiquée plus haut rapidement ; voir [3H]).

• Le pronom indéfini quis, quid s'emploie, on vient de le voir, en deuxième position, principalement après si, nisi, ne, num, cum, — avec une nuance marquée d'éventualité.

Mais la tournure si quis, si quid, peut en outre donner lieu à un latinisme délicat quand ce pronom indéfini, placé ainsi dans une subordonnée circonstancielle de condition, joue un rôle de sujet ou de complément du verbe principal ou régissant.

1° sujet :

Cupio mihi ab illo subjici si quid forte prœtereo. [735]

2° complément direct :

(observé dans les Alpes) : Si quid est pabuli, obruunt nives. [736]

3° complément indirect : (dans une bataille malheureuse, les combattants étaient désespérés) :

... parentes suos commendabant si quos ex eo periculo Fortuna servare potuisset. [737]

• Il a déjà été dit (cf. [320]) que les pronoms relatifs indéfinis quicumque, quicquid... se rendaient volontiers par le tour français tout homme qui, tout ce qui (ou que) ... et de même l'adjectif :

quascumque in partes = dans toutes les parties où...

Ajoutons maintenant que d'autres expressions françaises peuvent correspondre à ces mots.

1° la transcription pure et simple du latin donne « quiconque » quand le pronom est sujet du verbe subordonné et du verbe principal. (Pour le sens : quiconque = tout homme qui).

Traduire : « Quiconque jugera l'univers d'après ses propres dimensions, se trompera lourdement. » [738]

2" les tournures concessives :

» l'une équivaut à « tout... qui » :

« Quoi qu'il ait fait, il l'a fait par mon ordre. »

Ce tour concessif français, au subjonctif, peut se rendre aussi par : « Tout ce qu'il a fait, il l'a fait... » et on remarque la présence d'un pronom neutre répété, /' et ce, correspondant du relatif que. [739]

l'autre où le mot latin subordonnant devrait s'appeler

adjectif indéfini concessif, comme on le verra par l'analyse : « Quel que soit son pouvoir, je n'obéirai pas. » [740]

N. B. — Dans tous ces emplois, les mots étudiés sont subordonnants : quand ils ne le sont pas, ils sont synonymes de quivis ou quilibet. (cf. [321])

• Pour le tour idem qui, voir [307] et la suite. Pour le tour dignus qui, voir plus loin, page 208.

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