La concordance des temps
L'expression « concordance des temps » (en latin : consecutio temporum) signifie qu'un passé dans la principale entraîne un passé dans la subordonnée :
« Nous ïavons choisi parce qu'il était juste. » [879]
• En principe, les temps s'organisent ainsi pour les subordonnées au subjonctif :
Temps principal
Subjonctif de la subordonnée
Présent ou parfait Imparfait ou plus-que-parfait
Présent ou futur
Tous temps passés
Mais cet usage vaut surtout :
pour l'interrogation indirecte pour les coniDlétives introduites par ut, ne (cf. [6%] 3°, f773]
à [™]) pour les propositions finales.
• En outre le présent historique de la principale est souvent considéré comme un passé pour la concordance.
Exemple : Incipio queri me nihil habiturum quod alicujus pretii esset. [880]
(voir la différence avec [867])
• Les propositions consécutives s'écartent nettement de la règle.
En général, elles ont, dans le subjonctif, le même temps qu'en français dans l'indicatif.
Dans quelques cas, l'imparfait du subjonctif latin correspondra à l'infinitif présent français précédé de pour, ou au point de. Non fuerant tam amentes ut pecuniam sic impenderent. [88i]
— ► Cependant diverses complications interviennent dans le style indirect, qui apparaissait déjà ci-dessus [88o],