‹ Aidez-le à bien travailler le latinChapitre 158 sur 235 · Futur antérieur et subjonctif parfait · texte numérisé non relu

Futur antérieur et subjonctif parfait

Les élèves sont souvent embarrassés par les formes comme fuerit, amaverint, legerimus, qui peuvent appartenir au futur antérieur fuero ou au parfait du subjonctif luerim.

En se reportant à tout ce qu'on vient d'étudier, ils y verront plus clair.

• Le futur antérieur se rencontre dans les propositions temporelles, le plus souvent en tête de phrase, et après si, quand le verbe principal est au futur (cf. [897] très important).

• Le parfait du subjonctif s'emploie pour exprimer la défense (cf. après [349]) ou le potentiel (cf. [852]) dans les principales ou indépendantes (pour les relatives, voir [868]).

Ailleurs il est introduit par une conjonction, par exemple quasi, qui gouverne présent ou parfait du subjonctif, là où le français exige imparfait et plus-que-parfait de l'indicatif.

Cf. [668] quasi fueris = « comme si tu avais été » (proposition comparative conditionnelle) = je parle en croyant que tu as été... (mais tu n'es pas).

Dans cet autre exemple, fuerit est introduit par quin : Ea res haud dubium fecit quin, nisi firmata extrema agminis fuissent, ingens accipienda clades fuerit. [904]

• Au style indirect, le parfait du subjonctif peut représenter un futur antérieur dont la forme est identique (sauf à la lre personne) !

Exemple : Csesar, nisi ita fecerint, sese bello civitatem persecuturum demonstrat. [905]

L'étude des pages précédentes (§ 13 à 19) permettra de savoir, à chaque rencontre du subjonctif latin, s'il faut donner à ce mode une valeur propre, ou s'il faut rétablir l'indicatif en français.

Je souhaite aux élèves d'arriver en Première sans avoir trop de lacunes en latin. Car il serait bien tard pour les combler et pour prendre de bonnes habitudes.

J'espère donc que les efforts nécessaires indiqués dans les chapitres précédents auront été entrepris à temps. Notamment : la lecture du texte, page 142, la transition, page 173.

J'espère surtout qu'un VOCABULAIRE suffisant aura été appris dans les classes antérieures (cf. page 118). En effet trop d'élèves de première se noient encore dans le dictionnaire, et cela pour deux raisons :

1) ils sont obligés de chercher un trop grand nombre de mots simples et usuels qu'ils devraient connaître, et ils ignorent certains rudiments, par exemple sur le mot ut.

2) ils n'ont pas pris assez tôt l'habitude du gros dictionnaire.

Je me permets donc de faire ici une recommandation pressante :

— que les élèves sachent en 3 e au plus tard les listes présentées ci-dessus dans le chapitre sur le vocabulaire ;

— et qu'ils se servent exclusivement du gros dictionnaire dès Ventrée en 2e /

Le sacrifice du « petit lexique » sera dramatique ! Et pourtant raisonnons : on ira au baccalauréat avec le gros dictionnaire ; ne faut-il pas, un an à l'avance, s'entraîner à le manipuler, à y découvrir ce dont on a besoin ?

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