CORRIGÉS DES EXERCICES XLVI
de carminé, il aurait été placé plutôt entre l'adjectif et le nom, donc après patrio. Groupons donc :
invocantes deos noctium > invoquant les dieux des nuits
carminé patrio > par un chant national (= des
pères)
[648] ratio diversa » le génie opposé
sermonis latini » de la langue latine
permittit minus nobis > nous permet assez peu
illa quae Attici mirantur > les qualités que les Attiques
admirent, (ratio = génie, au sens de « manière d'être » — minus : sens intensif = ne nous permet guère — sermo = le parler, la langue. — diversus : mot redoutable : penser toujours à l'étymologie : di — vertere). En français aussi il faut savoir couper au bon endroit : cf. [623] le corrigé.
[649] Basilus facit » Basile fait
ut imperatum est (ei) > comme a été ordonné (à lui).
Traduisons : « Basile agit selon l'ordre reçu ». (Le tour latin « ne passe pas » en français : une retouche s'impose.)
[650] iste petit a rege » Verres demande au prince
ut mittat id > qu'il envoie cet objet
ad se. > à lui-même.
En français, la complétive directe devient : « de lui envoyer cet objet. »
[est] Traduction : « Mes concitoyens me pardonneront ou plutôt me sauront gré du fait que, quand l'Etat était au pouvoir d'un seul homme, je ne me suis pas caché, je n'ai pas désespéré, je ne me suis pas laissé abattre. » (Le quod introduit une proposition qui complète directement l'expression habere gratiam, mais exprime aussi la cause : la complétive est proche ici de la causale. — Cum est temporel, et pourtant voisin de « bien que » dans ce cas, ce qui explique le subjonctif. On peut conserver en français cet ordre des propositions. — Remarquer le sens de cives. — Bloquer vel potius. — Me deserui : littéralement = je me suis abandonné.)
[652] « ji iui recommande de faire route avec prudence et vigilance. »
[653] iste imperat » Verres commande que
catenas injici > des chaînes soient mises hominibus miseris innocentibus > à de malheureux innocents.
Traduisons : « Verres fait enchaîner... » et remarquons que, du sujet iste, il faut courir au verbe principal, puis revenir en arrière : cf. page 150.
[654] Cognovi quid ageres et ubi esses ex iis litteris
■* J'ai appris ce que tu faisais ■» et où tu étais ■» par cette lettre.
En français, on préférera laisser en tête : « Par cette lettre, j'ai appris... ». — Noter que ex marque la provenance, l'origine. — Revoir tout ce qui concerne l'interrogation indirecte, page 96.
Comme les princes que je dis avaient apporté à Rome
Cum ii reges quos dico attulissent Romam' candelabrum perfectum opère mirabili e gemmis clarissimis
ut ponerent (id)
in Gapitolio,
neque potuerunt
ponere (id)
neque voluerunt
ostendere (id)
ac proferre vulgo,
quod offenderant
templum nondum perfectum.
un candélabre achevé par un travail étonnant avec les pierres les plus brillantes afin de le placer au Capitole, ils ne purent le placer ni ne voulurent le montrer
et le produire en public, parce qu'ils avaient trouvé le temple encore inachevé
(Cf. [588]).
Voulant insister sur plusieurs mots : candelabrum, reges, Romam, l'auteur les a reportés, avec leurs déterminants ! devant la conjonction cum. — Candelabrum, ainsi placé « en facteur commun », est complément de plusieurs verbes : attulissent, ponerent, ponere, ostendere, proferre. Pour la clarté, il faut ajouter : (id). - — En français, l'expression de la cause doit absolument passer après la principale.
La traduction définitive apporterait quelques retouches : « les princes dont je parle » ... « un candélabre rehaussé des pierreries les plus éclatantes, et d'un travail étonnant » ... « le montrer ni le produire »...
[656] Marcellus noluit ornare id quod erat aedificaturus iis rébus quas ceperat.
[657] Cur loquimur tam diu
de uno hoste quem
non timeo,
quia murus interest,
(id) quod semper volui.
Marcellus ne voulut pas parer
ce qu'il était sur le point d'édifier
au moyen des objets qu'il avait pris.
Pourquoi parlons-nous si longtemps
d'un seul ennemi public que
je ne crains pas,
parce qu'un mur est entre (nous deux),
ce que j'ai toujours souhaité.