‹ Aidez-le à bien travailler le latinChapitre 50 sur 235 · L'INF!N!T!F · texte numérisé non relu

L'INF!N!T!F

L'infinitif présent latin est à l'origine un nom neutre, et c'est ainsi qu'il apparaît dans l'exemple classique : « Turpe est menti ri. » [300]

— - ou encore, dans cette expression qu'on s'amusera à traduire :

« c'est à moi de jouer » (littéralement : jouer est mien) [391]

L'infinitif est sujet, et l'attribut de ce sujet est normalement au neutre.

Il peut être également sujet réel d'expressions impersonnelles :

videre licet [392] — non necesse est de me dicere [393j

L'infinitif est d'autre part très volontiers rattaché directement à un verbe, — comme en français : venire possum = je peux venir, — ou avec des divergences. Disons qu'il est alors régime direct du verbe.

Traduire : « L'Etat commença à s'agiter. » [394] Pro amico suo intercedere statuit. [395]

Avec certains verbes, l'infinitif occupera une position d'attribut :

Hostes id intellexisse videbantur.. [396]

• Il faut isoler un cas où l'infinitif présent n'est pas nom, mais verbe, c'est-à-dire équivaut, pour donner de la vivacité au récit, à l'indicatif présent ou imparfait. On l'appelle couramment « infinitif de narration ». Comment le reconnaître ? au fait qu'il a un sujet au nominatif, et aucun autre rôle possible. Il existe en français sous cette forme :

« Et flatteurs d'applaudir. » [397] (voir aussi [86])

Soucieux d'accélérer les progrès des élèves, je propose de désigner par l'appellation :

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