Le mot interrogatif est un adverbe
Traduire : « Je voudrais bien savoir comment vous avez fait. »
* Dans l'exemple suivant, le verbe subordonné est au futur :
on se souviendra que pour lors la forme en -urus sim (ou essem) sert de futur au subjonctif latin, (cf. [382]) :
« Demandez-lui quand il viendra. » [507]
3. L'interrogation indirecte est introduite en français par si. Le la-
tin rend ce mot par num ou -ne, devenus mots subordonnants.
Traduire : Potesne mihi dicere num venerit ?
« On me demanda si je resterais. » (= fut demandé à moi si)
An peut remplacer ces mots surtout dans l'expression de l'incertitude, mais un tour comme haud scio an (4- subj.) correspond finalement à « peut-être ».
Le si français accompagné d'une négation se rend par nonne :
Traduire : Scisne nonne questum ituri sint ? [508]
4. L'interrogation indirecte double se reconnaît de toute manière au
mot an placé entre les deux termes, et au mode subjonctif. Cependant les mots ou non s'y rendent plus volontiers par necne.
L'ordre des mots et la hardiesse du tour sont quelquefois embarrassants, comme dans cette phrase, d'après César :
Ambiorix copias suas judicione non conduxerit an repentino equitum adventu prohibitus dubium est. (-ne, soudé à judicio est le mot subordonnant à rétablir aussitôt après la principale dubium est ; les deux termes séparés par an sont judicio et prohibitus, indiquant deux causes possibles de l'attitude d' Ambiorix) [509].
5. Le français emploie souvent un nom là où le latin tourne par
l'interrogation indirecte.
Traduire : « Je comprends mieux maintenant la difficulté de mon entreprise. »
Sentio quam sit exiguum ingenium meum.
> Il arrive que l'idée de recherche, d'interrogation soit marquée dans la principale d'une manière moins nette, moins facile qu'en français :
Exploratores missi quaenam hostibus consilia essent. [51°]
N. B. — On verra que la phrase [577] ne contient pas d'interrogation indirecte.