‹ Aidez-le à bien travailler le latinChapitre 70 sur 235 · et, ou -que soudé au premier mot du 2e groupe. Comme · texte numérisé non relu

et, ou -que soudé au premier mot du 2e groupe. Comme

notre œil n'est pas habitué à ce procédé de l'enclitique, je recommande instamment de toujours transformer :

cumque en et cum, par la pensée, et, s'il le faut, par écrit, en copiant la phrase.

> Cependant un certain nombre de mots se terminent par -que,

qui est pour lors un suffixe indétachable :

Exemple : quisque = chacun, chaque ; — uterque = l'un et l'autre ; et les adverbes qui en dérivent : ubique = partout ; — undique = de partout ; — utrimque = de part et d'autre (quelquefois : ubique = et ubi).

Les relatifs indéfinis : quicumque, ubicumque, etc.

Certains adverbes comme denique = enfin.

On réfléchira surtout sur itaque et quoque [519]

» Il arrive que et ne soit pas coordonnant : on cherche vainement deux éléments de même rôle avant et après lui : il équivaut alors à etiam = aussi, même, encore (origine : et jam), — ou à quoque (qui a les mêmes sens, mais se place après le mot : cf. Tu quoque, mi fili. [™])

Remarque. — On trouvera quelques divergences pour la nature des mots etiam, quoque, tamen, appelés tantôt adverbes, tantôt conjonctions de coordination. Disons qu'en latin il vaudrait mieux les rattacher aux conjonctions de coordination, mais qu'en français, on les traduit par des adverbes : aussi, même, encore, — cependant.

2. i atque qu'on peut écrire ac . Le -que terminal (abrégé en c) fera souvenir que ce mot signifie et (avec un léger renforcement, parfois accentué : atque etiam ou atque adeo = et même).

N. B. — Ce mot peut être subordonnant (voir plus loin).

• Voici les principaux emplois de ces mots marquant l'addition. 1° union de deux termes : type : A + B :

arma et tela = les armes défensives et les armes offensives, ou bien :

et arma et tela (forte insistance, comme en français), (= + A -|- B) : on trouve parfois le tour ancien : armaque et tela, repris par élégance.

ou enfin :

arma telaque (union plus étroite).

2° union de trois termes : type : A + B + C :

Ce qui s'exprime couramment en français par « la lance, le glaive et le bouclier » devient en latin : hasta et gladius et scutum ; ou avec insistance : et hasta et gladius et scutum ;

ou encore : hasta, gladius, scutumque ;

ou enfin, par asyndète : hasta, gladius, scutum (cf. [517])

3° union de trois termes, dont deux constituent un groupe à part : type : A -(- (b + c). Le latin profite de ses ressources : les éléments b et c seront unis par un coordonnant différent du premier. Exemples à traduire (le procédé est continuel) :

Omnium scelerum ac veteris furoris et audacise maturitas in nostri consulatus tempus erupit.

Obnoxia incendiis urbs artis itineribus hucque et illuc flexis atque enormibus vicis. (Tacite). [520].

• Le type A -j- 'B est quelquefois une figure de style appelée hendîadgn, mot grec qui signifie une idée en deux mots.

Exemple : labore atque itinere : le sens est « par la fatigue de la marche ».

Mais il ne faut pas voir cette figure partout !

Avec négation.

• L'addition se combine avec la négation :

le français et... ne... pas se dit neque (deuxième graphie : neci. Toutefois et non peut se rencontrer, quand non fait bloc avec le mot suivant, par exemple dans cette phrase :

« Vous assistez à cela, et vous ne protestez pas ! » [521]

» Couramment, chaque fois qu'on rencontre neque, il est prudent de le transformer en et non, pour rattacher la négation au mot sur lequel elle porte.

> Mais neque répété signifie ni... ni... Ainsi répété, le mot peut

se surajouter à la négation principale : il ne fait que la détailler : Nullum signum neque aeneum neque argenteum... ["-]

(la remarque est valable aussi pour ne... quidem après négation principale).

> Au contraire, une fois que la négation s'est combinée avec un

mot placé en tête, les mots suivants en sont dépourvus.

On a déjà vu (cf. tableau des indéfinis, page 57) : neque quisquam — neque quicquam.

Ajoutons : neque ullus — neque unquam — neque usquam.

Exemple à traduire : Neque audies virum bonum quemquam neque videbis.

(La répétition de neque n'empêche pas la présente règle de jouer.) [523]

» De même, si la négation est contenue dans le verbe placé en

tête : Nego istum quidquam cuiquam reliquisse. (par iste, Cicéron désigne Verres) [524]

• L'autre combinaison à connaître est neve (deuxième graphie neu) qui correspond à et ne (mais on rencontre aussi neque dans ce sens).

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