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On peut se reporter au précédent volume, p. 32 : l'inversion, le sujet apparent, — et reprendre les exemples qui s'y trouvent : « Quel affront a subi cet homme ! f1] « Il est souvent plus utile de quitter les grands que de s'en
plaindre. » [2] « Il est manifeste que vous vous trompez. » [3] « Il y a des lieux où l'on aimerait vivre. » [4] Et, pour continuer l'exercice, faites chercher le sujet dans les phrases suivantes :
l'analyse 15
« Quel sera son sort ? » [5]
« Ce livre, en connaissez-vous la valeur ? » [6]
« Il faut savoir où sont rangés tes livres. » [7]
« Vois comment se tient le soldat. » [8]
« Quel talent a montré l'orateur ! » [9]
« Leur joie éclate quand reparaît le jour. » [10]
« Nous ignorons l'origine des hommes dont nous parviennent
les appels. » [jl] « Il raillait la crédulité qu'ont rencontrée les oracles. » [12] « Il y aura toujours beaucoup de sangliers dans nos
plaines. » [13] (6e) L'esprit a tellement tendance à donner une fonction au mot d'après sa place que dans ce vers de Marot :
« Que maie mort les deux jambes lui casse ! » [t4] des élèves écrivent « cassent », prenant « jambes » pour sujet, sans voir l'inversion évidente dans le souhait : « Que la mauvaise mort lui casse les deux jambes ! »
Les désinences (ou terminaisons) ayant disparu, on n'a plus d'autre moyen que la réflexion pour distinguer le cas sujet (nominatif latin) du cas régime (accusatif latin).