LEXIQUES ET DICTIONNAIRES
• Mais je ne suis pas partisan de généraliser cette méthode des textes accompagnés de vocabulaire. Les élèves n'ont que trop tendance à la paresse de chercher dans le lexique : paresse de tourner les pages, paresse de se battre avec l'ordre alphabétique, paresse de tout lire, paresse de lire exactement...
Chers parents, si le lexique est à la fin du livre de classe, faites mettre une ou plusieurs petites bandes gommées qui, en débordant, indiqueront début et fin du lexique, et au besoin les principales lettres.
Vérifiez si V enfant sait l'alphabet d'une manière très exacte et automatique ! Puis, par quelquas exercices manuels, apprenez-lui à chercher tel ou tel mot de plus en plus vite. Soit à chercher orior. La lettre o doit se trouver un peu après le milieu de l'alphabet. On ouvre donc le lexique un peu après la moitié. On
regarde en haut à droite : on trouve par exemple PER (1). Alors, tenant les feuilles précédentes avec le pouce gauche, on les fait glisser et défiler en guettant les lettres en haut à gauche. Dès qu'on voit ORD, on s'arrête : ORIOR est dans cette page. Si on a dépassé par mégarde le bon endroit, il suffit de reprendre les pages une à une vers la droite, par l'angle en haut à droite avec l'index droit.
Dès qu'on a en mains un volume séparé, lexique ou dictionnaire, il est bon d'inscrire au crayon sur la tranche les principales lettres, chacune correspondant à l'épaisseur qu'elle occupe. L'alphabet s'étagera en diagonale comme ceci :
(1) Si on a trouvé NOC, on ouvre un peu plus loin.
On saura ainsi à peu près où il faut ouvrir le livre pour faire dénier ensuite quelques pages avec le pouce gauche comme je viens de le dire.
Enfin, quand l'élève traduit un texte, il est souvent obligé de chercher une seconde fois, parce que le premier sens choisi n'est pas satisfaisant. Pour gagner du temps, il aura avantage à tenir prêtes à la fin de son lexique quelques bandes de papier pouvant servir de marques ou signets. S'il rencontre un mot dont les sens sont nombreux, s'il est embarrassé pour une raison quelconque, il met une marque à cet endroit pour y revenir aisément un peu plus tard.
Tous ces « petits moyens » ont leur valeur, car, aux examens, les minutes comptent !
Je n'ai pas à discuter ici pour savoir si l'on devrait, comme en Angleterre ou en Suisse, établir des examens de latin sans dictionnaire. L'étude du vocabulaire reprendrait certes toute son importance. Mais j'ai remarqué que, dans ces pays, les textes de travail étaient revus spécialement d'après les auteurs originaux : toutes les parties trop difficiles ou trop spéciales sont forcément écartées, car il faut que les élèves puissent se tirer d'affaire avec un vocabulaire restreint.
J'aime mieux conserver l'usage du dictionnaire, et la lecture des textes originaux, en proclamant que l'étude du vocabulaire est trop négligée, et qu'il faut lui accorder autant de place qu'à la grammaire.