‹ Aimer: pièce en trois actesChapitre 4 sur 63 · ACTE PREMIER V · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER V

Mais tu as le goût lent. Tu ne comprends jamais rien à mes robes nouvelles. Après, tu ne veux plus que je les quitte. Tu es comme les gens qui ne sont pas musiciens. Ils ne peuvent aimer que les rengaines.

HENRI

Je ne me sens en effet tranquille que devant ce que je connais. Par contre, accorde-moi que je ne me lasse pas facilement de ce que j'aime.

II l'embrasse.

HÉLÈNE

Mais, moi-même, tu as mis du temps à me comprendre. Les premières années de notre mariage, nous sommes-nous assez querellés !

HENRI

Tu voulais divorcer.

HÉLÈNE

Toi aussi.

Tu étais tellement détestable ! Tu te cabrais toujours.

HÉLÈNE

Je défendais mes goûts, ma personnalité. Tu étais tellement tyrannique!

A I M B ft

Je t'aimais. Je n'admettais pas que tu ne 'usses pas pareille à moi.

HÉLÈNE

Quelles scènes ! Tu te rappelles ? Quels orages ! Ht nous avions pourtant fait un mariage ,'amour.

Mais c'est bien pour cela que nous nous .emandions tant. Nous nous demandions tout.

Un jour, tu as été si violent, si tragique, que ai cru que tu allais me frapper,

HENRI

J'avais bien trop d'éducation.

HÉLÈNE

Tu m'aurais battue, sans cela ?

Moi ? Comme plâtre !

HÉLÈNE, indignia.

Oh 1... [Un tempa.) Tu ne regrettes jamais' ce ïmps-Ià ?

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