SCÈNE II
HÉLÈNE, HENRI, CHALLANGE CHALLANGE
Moi. Oui, moi. Ma place n'est pas ici ? Je sais. L'heure est insolite ? Tant pis ! « Rien de possible entre nous deux, m'avez-vous jeté tout à rheure, sans ridicule et sans scandale ! » Et pourquoi donc ?... La fausse pudeur, l'hypocrisie, les détours ne sont pas mon fait. Que tout soit enfin dit ! Que tout enfin soit clair !... Hélène a dû vous aviser ce soir même de ses
intentions... (Il regarde Hélène, qui, d'une inclinaison de tête, lui fait comprendre qu'elle l'a fait.) Elle devait quitter Cette
maison ce soir même. Je devais, moi, cette nuit même, la conduire à l'endroit qui sera sa retraite en attendant que liberté nous soit donnée de nous unir. La nuit s'achève cependant. C'est déjà presque le matin. Elle est encore ici. Vous l'avez retenue. Je vous notifie à mon tour ses décisions et les miennes. Je viens la chercher.
HENRI
Prenez-la ! Je ne retiens ici personne. Hélène en effet m'a, ce soir, redemandé sa liberté. Je la lui ai rendue. Simple formalité. Elle savait depuis longtemps que je ne prétendais la tenir que d'elle-même. Elle n'est plus ma femme.