‹ Aimons notre prochain parabole en un acte, en proseChapitre 9 sur 12 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

M"»® DE FONTALBE, seule.

Ab! mon Dieu! dans quel négligé de matin j’ai été surprise! (Courant â son miroir.) Ma coiffure fait peur!... Un miroir ne se trompe jamais!... Les femmes de chambre qui parlent trop bien coiffent très-mal... il faudrait toujours avoir Mariton sous la main!... Oh! qu’une dame serait heureuse, si elle pouvait secouer la tyrannie de sa femme de chambre! (File pirouette devant son miroir.) Ce n’est pas au moins que je me soucie de ce jeune homme!... un inconnu!... cependant il faut être juste, il mériterait d’être connu... et je m’avoue tout bas de peur de m’effrayer, que cet inconnu est charmant... (Elle regarde sa robe.) Une robe de la dernière saison !... on a bean dire, à la campagne comme à la campagne... proverbe stupide, commrf tous les proverbes que les femmes n’ont pas faits... à la campagne comme à la ville... voilà le bon... heoreusement ce jeune homme est économiste... (Devant son miroir.) Les économistes ne regardât pas les femmes, lis sont absorbés par les livres... Bon! voilà sur mon corsage trois plis qui sautent aux yeux comme trois fautes d’ortht^aphe!... Les couturières sont bien criminelles quelquefois... (Revenant à son nùroir.) Il me semble que je suis pâle ! (Mawice entre.) A sept heures du matin la pâleur ne fait pas trop mal... C’est le teint de la distinction... (Apercevant Maurice dans le miroir.) Ah ! monsieur !...

Page 1