SCENE
Lu Mêmes , NOÉMI noémi, a la cantonade.
Non, c'est inutile, mademoiselle... à présent, je n’y tiens plus!... Afon Dieu! est-il possible!
M D * SAUNIER
Tu n’y liens plus... à quoi donc?
NOÉMI
Ah ! je vous cherchais, maman ; vous ne savez pas ce qui m’arrive?
SAUNIER
Quoi donc ?
NOÉMI
Je n’aurai pas ma robe de bal.
M. el M®* SAUNIER.
Pas de robe de bal !
Ah! mon Dieu, non !... M ,,e Justine me manque de parole!
M®« SAUNIER
Cependant, lu as essayé le corsage hier.
NOÉMI
Oui, mais j'avais demandé des manches à la Racbel... eh bien, pas du tout, elle m'apporte des manches à la duchesse... une mode qui est passée depuis près d’un mois.
M“* SAUNIER
C’est une horreur !
SAUNIER
Des manches à la duchesse!... Nous ne pouvons pas mettre cette robe-là !
M Œe SAUNIER.
Assurément.
SAUNIER
Cependant, mon enfant, il ne faut pas trop se désoler... Si la robe est jolie...
NOÉMI
Jolie... certainement, elle eût été jolie le mois dernier.
SAUNIER
Eh bien, alors!
* Saunier, Ptoemi, M” 1 * Sjunirr.
O mon Dieu! mon père, si vous le désirez, je m'en contenterai. . mais savez-vous ce qui arrivera?... pour peu qu’il y ail ce soir ici quelqu'un habitué au bon goût des bals parisiens, j’aurai tout de suite, à ses yeux, un air de province. . M“® saunier embrassant Noémi au front, avec
un cri.
Ma fille un air de province !
SAUNIER, de même.
Elle, que nous avons envoyée exprès à Paris... et c’est la couturière qui est cause de tout cela !
■ SAUNIER, désolée.
Je disais aussi, tout va trop bien jusqu’à présent, il m'arrivera quelque contrariété. .. car c’est vrai, je n'ai jamais eu de bonheur, moi.
SAUNIER
Il y a des gens i qui tout réussit, mais nous...