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ÎIL. — RECHERCHE DU BRUIT DE GLAPOTAGE LE MATIN A JEUN

À l’état normal, pendant une nuit de repos, l'estomac se vide, et le matin à jeun on ne trouve plus rien dans sa cavité. On peut conclure à un état anormal, si le RRÈUE à jeun on trouve un bruit

de clapotage gastrique.

7” Dans ces conditions, il faut d'abord songer à une non de pylore. Un des meilleurs signes d’un obstacle organique à l’éva- |

cuation de l’estomac, c’est en effet la présence, le matin à jeun, de résidus alimentaires du repas de la veille.

Mais sans sténose organique dans les cas d’ulcère prépylorique, par exemple, il peut aussi y avoir le matin une certaine quantité de liquide acide dans l’estomac, el ici encore on peut trouver un bruit de clapotage plus ou moins net.

Enfin, il existe aussi chez des nerveux, pendant des périodes de dépression, et aussi dans d’autres conditions mal définies, une certaine quantité de liquide le matin à jeun.

Le bruit de clapotage ne permet d'affirmer que la présence d’un liquide résiduel à jeun ; mais pour reconnaître la cause de ce symptôme, il faut s'appuyer sur d’autres signes, en particulier sur l'examen du liquide retiré par la sonde.

Nous voyons, sommes toute, que les renseignements fournis par l'étude du clapotage ne sont pas à négliger. Nous pourrons les résumer de la facon suivante :

Le bruit de clapotage le matin à jeun sans ingestion d’eau indique une sténose du pylore, une hypersécrétion liée à l’ulcère, ou quelquefois un désordre nerveux.

Le bruit de clapotage le matin à jeun après ingestion d’une petite quantité d’eau indique l'existence d’une atonie musculaire de l'esiomac-

e bruit de clapotage perçu cinq à six heures après le

pas de

s de ces cas bien déterminés, le bruit de )’a aucune séméiologique,

IT. — Thérapeutique physique

Air chaud et massage ETAT (Procédé de Frey) 1 Par le D' Henri Dausser Mn e

En Allemagne et en Angleterre la thérapeutique physique | au moyen de l'air chaud est très répandu. En France, on commence à peine à s’y intéresser. Depuis les travaux de Bier, tous les médecins connaissent les boîtes qui portent son nom, ef aussi l’appareil de Tallerman et les lampes Dowsing.

On sait que le membre malade doit rester de cinquante à soixante minutes dans un bain d’air chauffé de 110-130°. Cet air, qui devrait être sec est en réalité chargé d'humidité, car il est impossible de faire dans ces appareils une ventilation suffisante pour accélérer l’évaporation de la transpiration qui est fort abondante, de telle sorte que la température réellement supportée est inférieure à 100°. Or, l'air chaud agissant surtout par l’hypérémie intense qu'il produit, l'effet thérapeutique sera d'autant plus fort que la température sera plus élevée.

Le procédé de Frey, de Baden-Baden, qui consiste à associer la douche d'air chaud au massage, donne une chaleur bien plus élevée avec de Pair absolument sec, ne provoque aucune transpiration apparente, par conséquent aucune fatigue, en permettant d'obtenir le maximum d'effet du massage.

On fait arriver sur la partie à traiter, au moyen de tuyaux sou-

ples, de l’air chauffé électriquement, ou par tout autre us dy

une température de 200 à 30e.

En décrivant des mouvements circulaires avec ; lo ori à 5 ou 40 centimètres de la peau on arrive produire sur la partie badigeonnée une hypérémie Fiietee. La rougeur est en général très forte après une demi-heure, temps normal de la séance.

Dès les premières minutes, les tissus s’assouplissent, la peau devient lisse, sans la moindre trace de transpiration et l’on commence un massage léger qui devient d'autant plus facile que la douleur disparaît peu à peu totalement.

L'insensibilité étant obtenue, les mouvements passifs deviennent possibles et à la fin de la première séance ou dans les toutes premières, on obtient des mouvements actifs qui étaient i impossibles depuis déjà longtemps dans bien des cas.

Dans ce court article, je n’essayerai pas de démontrer davantage en quoi la douche d’air à 250° combinée au massage est un procédé supérieur aux simples bains d’air chaud. Je me contenterai de citer rapidement quelques observations de guérison de cas déjà anciens d’arthrites, guérisons obtenues dans un laps de temps très court.

OBsERvATION I. — Mme R...., soixante ans, arthrite rhumatismale du genou droit, datant d’un an. Après massage, vésicatoires, pointes dé feu, compression, le genou est encore de 2 centimètres plus gros que l’autre, gonflement péri-articulaire, craquements, flexion limitée à l'angle droit, douleurs vives à la pression au niveau des culs-de-sac, marche très pénible.

Au bout de dix séances, les douleurs ont disparu complètement, la flexion devient possible, la malade fait une marche de deux heures. Après vingt-cinq séances, guérison parfaite.

OBSERVATION IT. — Mme M..., vingt-neuf ans, arthrite blennorrhagique (genou gauche), datant de neuf mois (coîncidence de pertes vertes) ; le diagnostic posé antérieurement avait été arthrite tuberculeuse.

Massages, pointes de feu, immobilisation, saison à Bagnoles-de-l'Orne étaient restés sans résultat,

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