‹ Aix ancien et moderne, ou Description des édifices sacrés et profanes ... d'Aix; précédée d'unChapitre 38 sur 72 · DEP. L. A. F. S. C · texte numérisé non relu

DEP. L. A. F. S. C

De fleurs sainctes , ceincte ame , or ceincte d'esprits saincts En nos ronces malins , d'entiers fleurons , entières

Tes temples tu ceignis en toutes cinq manières

Des oreilles, des yeux, du nés, palais et mains.

Nature eust a desseing de parfaire un ouvrage ,

Et a dextre adouba , ses cinq outils formels ,

Outils , les plus parfaicts , et il les falloit tels ,

Pour honorer de tout , en tout tel personnage

L'oreiller entonnoir , ton vase a décoré ,

Des accents et des tons aus chants , et rimes saînctes ,

L'humhlc-chaste prunell* a cent fois rouge teinctes

Tes joues , d'un sang froid blémies , coloré , Plus ta coleur haussoit , plus baissoit ta poulpiere. Les fleurs, ton flair flairait, flairantes sur la fleur , Les fleurs, croire, espérer chérir tout, puis ton cœur. Ton tout , puis ta moitié , charité toufentiere. Ton palais , de raison , d'oraison le palais , Logea maint beau propos , mainte saincte prière. Ton poulce , d'un clair bois une claire poulsiere Au ciel poulse et au ciel poulsée tu t'en vais.

Prosopopée par l'écho soustenue.

De F. S. C. A, P. L.

Adieu, je pars, j'y vaj , or adieu, j'y suis suis.

Et désireux scavoir que c'est que je devien vien.

Quoi I mon estre je crains , qu'il ne retourne à rien. .rien.

Quoi ! sans peur sans regret, aller ne puis et puis.

Grand clameur cri* adieu , dieu en ce cours secours.

T'es or hor-mis de peur; mon soucy c'est à toi oy.

Vien, j'appelle, je veux c'il que tant i'amoj moy.

Sus à moi , tost adieu , pars son oinct trescoux cours.

Qui t'arreste là bas , or, honeur , renom non.

Le monde est frauduleux, et frauduleusement ment

Car qu'est-ce homme heureux, beau, fort, riche, scavant. vent.

Sus 9 sus 9 à la Cité d'élection Sion.

Ce chetif monde alors que laisseras seras

Heureux, trois fois heureux , si tu sens tes esprits., .pris Au miel de ce désir , tes pleurs chants , et tes cris . . ris.

Tourneront vers Sion quand finiras iras.

Là du vivant la mort , un vivre meilleur l'heur.

Souverain t'acquerra, toi sainct, sainct, sainct chantant, tant.

De miU' âmes, et moy, celle qui tout attend tend.

A moi tost , tost à toy , plustot vert que meur. . . .meur.

Mil cinq , cents , qvatre vints , dix sept ;

dvre mort ,

La VEILLE DE MA GLOIRE , IGT MA GLOIRE DORT.

Apres avoir esté ztevf mois e» mariage

SVR SON TRENt'vN AN, SE TERMINA SON AAGE.

Dans l'inscription presque tous lés mots sont composés de lettres doubles.

Le tableau qui décore l'autel de la chapelle de Corpus Domini , représente la Cène. Il est attribué à Daret par de Haitze et par Fauris-Saînt-Vincens.

Sur la porte de la sacristie du chapkre, est un grand tableau représentant le martyre de Saint Appien , peint par M. Gassier, en 1822. Il fut donné à la ville, par le gouvernement , à la prière de M. de Forbin.

On conserve dans la sacristie du chapitre, une curieuse collection de missels , qui remonte à des temps très-anciens.

Dans le passage qui conduit de cette sacristie à l'autel et contre le mur à droite , est l'inscription suivante qui avait été transportée à Saint-Sauveur, du cimetière Saint- Laurent , le premier que les chrétiens eussent eu depuis l'introduction du christianisme à Aix :

Hic. ossa. scorv.

mbnblyalt. epi. nbgno.

^RMTA A. ECGIA. BAT. LAV

RtNT AA. SE POSITA.

TRAWSITVS. MENELF. X. KL. MAf.

ARMENTARII. V. RO. IfOW CTB.

Mënelphale et Armentaîre ëtaient évoques d*Aix. Le premier vivait vers Tan 4^5 , et le second, vers Fan 45o (i).

La nef de Notre-Dame d'Espérance a été enrichie d*un monument curieux. Cest un autel orné de figures de pierres. On y voit Sainte Anne ayant devant elle la Vierge Marie et l'enfant Jésus ; à droite de Sainte Anne est Saint Maurice , sous la protection duquel , René avait placé l'ordre du croissant , et à sa gauche , Sainte Marthe foulant aux pieds la Tarasque , monstre qui suivant la tradition , désolait la contrée où est aujourd'hui Tarascon. Le bas-relief qui figure sur la porte du tabernacle est d'un travail assez précieux. Il représente le Christ ( ecce homo. ) et les instrumens de sa passion. Dans la hauteur est un Christ en croix , au-dessus duquel est placé le pélican , image de Téglise. Aux deux côtés , sont le soleil et la lune.

Ce monument avait été élevé dans la sacristie de l'église des Grands-Carmes , par la famille Eygosy , ainsi que l'apprend l'inscription suivante :

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