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modes ; indique le genre et la gradation des pénitences, montre ‘ les moyens d'exciter la contrition et termine en exposant chaleureusement la nécessité de ce sacrement.
Autres De Visch tend à distinguer de l'ouvrage précédent le : - . ouvrages ; | | ; ne De penitentia ad Bituricenses (4).
attribués
pe Nous trouvons encore qu'il existe, manuscrit, une: ain,
Summa de confessione et penitentia (?).
Il est fort difficile, en l'absence des manuscrits, de décider si ces traités sont autres que le Liber penitentialis, publié par De Visch. Nous avons donné en note les raisons de douter ; quant à la raison de décider, elle ne nous apparait pas.
Entin Oudin cite comme un ouvrage distinct des précédents le : Corrector seu medicus animarum (3).
En effet, ce traité que nous avons eu sous les yeux n’a point de rapport avec le Liber penitentialis édité par De Visch, sauf que dans ce dernier se trouve un paragraphe intitulé : Sacerdotes sunt spirituales medici. Peccator spiritualis ægrolus est. |
À part cela, il est lout différent, très-étendu, entrant jusque
. (4 et 2) Voyez la note de la page précédente.
(3) Liber quidam penitentialis qui corrector vocatur et medicus (hebdomada priore) à la page 1C6 d’un recueil de divers ouvrages manuscrits du X1V® sièele, sous le No 642 du fonds St.-Victor, bibliothèque imptriale, petit in-4° (En tête est placée une introduction très. étendue qui paraît extraite d'une somme des sacrements de Pierre le Chantre: Post hæc de penitentia agendum est). Sous le N° 655 du mème fonds se voit un manuscrit in-40 à deux colonnes du XIVe siècle, qui contient Je même texte du Corrector, mais l'introduction ne s’y trouve pas. D'après Oudin ce traité se voyait à Saint-Germain-des-Prés sous le nom de Pierre le Chantre.
Fabricius, D. Brial (hist. litt. de France), De Visch (bibliothec cisterc.),
avaient donc grand tort de confondre lei Penitentiel publié par ce dernier et ce Correcteur. Bund, qui au rapport de Valère André les avait vus, comparés et trouvés semblables , s'était étrangement abusé, Oudin a bien signalé la différence.
De unica
celebratione.
De timore humano.
dans les détails de la casuistique, détails souvent peu édifiants : aussi, quoiqu'il y ait beaucoup de savoir, nous n’y reconnaissons pas la méthode élevée, l'honnêteté chaste et le style élégant d'Alain. Les manuscrits sont d’ailleurs anonymes, et J. Petit, quien a édité quelques passages, comme nous le disons en note, ne les attribue nullement à Alain (1).
De unica celebratione in die (2).
Ce traité, sous forme de lettre, est tout à fait inconnu. On sait que la question qu'il paraît agiter a été souvent discutée dans l'Église.
De timore humano præcavendo et spe celesti radicandu {3).
Cet ouvrage, également inconnu, peut étre aussi bien le texie d'un discours qu'un traité de dévotion pratique. Il y a en effet dans le: De Arte predicaloria, deux sermons qui roulent sur l'opposition des craintes mondaines et des espoirs célestes (4).
(1) Jacques Petit, en éditant le Penitentiel de Théodore de Cantorbery (Theodori Cantuariensis episcopi penitentiale , curà Jacobi Petit. Parisiis. 4677. à vol, in-4o), y a joint des extraits de divers penitentiels et notamment sous l’Æxcerptum VI (tome I, p. 358), un fragment du Corrector sous cette mention : Ex libro biblioth. Victoriræ cujus titulus sic inscribitur. Incipit liber qui corrector vocatur et medicus qui correctiones corporum et animarum medicinas continet, C'est un des deux manuscrits cités cidessus.
(2) De unica celebratione in die seu non celebrandum bis in die (venerabili amico P.magister Alanus), cité par De Visch dans sa bibliothèque de Citeaux, et par Apostolus Zeno, dans son traité sur les œuvres de Bernard de Trévise,
(3} De timore humano præcavendo et spe celesti radicanda (l'incipit manque) cité dans les Fasti Campililienses, fastes du monastère de Lilienfeld, par P. C. Hanthaler. Linci, 4747. 5 vol. in-fol.
(4) De arte predicatoria. Voyez ci-après, page 95 chap. XI et XII, de contemptu mundani timoris, — de spe celestium et contemptu terre-
norum.
In pentateuchum.
In cantica canticorum
Ces deux ordres d'idées : la prédication et l'enseignement se tiennent très souvent chez Alain, comme on le verra en examinant ci-après ses livres de prédications,
Les commentaires d'Alain sur l’Ecriture-Sainte étaient trèsnombreux | innumeræ lectiones et commentaria ), ils s’étendaient à toute la bible, dit même Hartmann Schedell (1). Mais souvent , comme l'indique un passage de Sixte de Sienne , on a pris un ouvrage particulier la Summa quot modis, sous ce titre : Compendium utriusque testamenti pour un commentaire complet. (2)
In pentateuchum seu in Moysem. (3)
Cet ouvrage qu'on croyait perdu, existe en manuscrit à Bruges , mais nous n'avons pas encore pu le consulter.
In cantica canticorum (3).
Ce commentaire avait été imprimé dès 4540 sur un manuscrit de l'abbaye de St.-Victor à laquelle la science philosophique doit tant de précieux ouvrages [5). Si l'on en croit un
(1) H. Schedell. Chronica mundi, 1. e.—C'est Trithême qui parle des
innumeræ lectiones.
(2) Sixtus senensis, Bibliotheca sancta.—Voir ci-après, page 94 pour ce Compendium utriusque testamenti. — Haenel citait de même sous ce titre : Allegoriæ super utrumque testamentum, un manuscrit de Bruges, qui, comme on va le voir, ne porte que sur le Pentateuque.
(3) Allegoriæ quinque librorum Moysis, id est de veteri testamento (in
precedentibus premisse descriptionis , originis et discretionis artium).
C'est sous ce titre que l'ouvrage se trouve manuscrit à la bibliothèque de Bruges, d’après les renseignements que M. le bibliothécaire a bien voulu nous communiquer sur l'indication d'Haenel (cat. bib. man, p. 760). I est joint au Liber penitentialis. Il avait été cité par Trithème sous ce titre : Zn
quinque libros Moysis seu in Pentateuchum, lib, 8.
(&) Elucidatio super cantica canticorum ad laudem virginis matris (cum multi adoraverunt) cité par Trithème, 1. c., et Maracci : Bibliotheca mariana, avec de grands éloges.
(5) Alan: de insulis doctoris compendiosa in cantica canticorum ad laudem deiparæ virginis mariæ elucidatio. Parisiis, J. Kerner, 1540, in- 46, lettres rondes, velin, fig, en bois.
prophetas,
Desex alis cherutim.
Éditions.
st —
manuscrit de St.-Martin de Tournai, collationné par De Visch, celte publication aurait eu lieu à la demande d'un abbé de Cluny.
Cet ouvrage, commentaire purement ascétique, n'est pas susceptible d'analyse.
. Îl a joui d'une immense estime; il a en effet un caractère de dévotion poélique et exaltée qui peut le faire marcher de pair avec les élans les plus heureux de saint Bernard et de saint Bonaventure. Le cantique de Salomon, qui ne paraît au premier abord qu'une de ces poésies sensuelles de l'Orient, conservée comme tant d'autres dans les souvenirs les plus intimes des peuples, prend en se transfigurant sous la main du commentateur la couleur la plus ascétique. Sa réputation près des pieux savants n'a donc rien qui puisse étonner, mais on ne peut croire qu'un pareil livre soit jamais devenu populaire , comme on l’a dit. Ges hautes allégories, ces chastes élévations à côté d'un texte lascif semblent de nature à frapper peu d'esprits. Îl est vrai que parler de la popularité d'un écrivain au XII siècle, c'est parler de son renom près d'un petit nombre de savants lecteurs.
In prophetas (1).
Commentaire perdu et tout-à-fait inconnu sur les prophètes. De sex alis Cherubim (2).
Edité, du moins en partie , dans les œuvres de saint Bonaventure, auquel il a été parfois attribué (3). De Visch l'a publié en entier d'après un manuscrit en en revendiquant la propriété pour Alain, La Patrologie a reproduit son texte. Dans
“toutes les éditions, une figure représente ce chérubin et ses.
ailes pour rendre l'interprétation sensible.
(1) n vrovhetas, cité par Trithème, descript. ecclesiast. Desex als Cherubin, lib. I (ad explanationem hujus figur œet apres le prologue . prima ala) cité par Trithème. (3) Voyez les éditions gothiques et d’autres plus récentes, celle du Vatican, 1587, de Mayence, 1619. |
Discussion sur
l’authenticité.