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jetée sur la voie publique. On‘avait peu compris, eu Italie, avant Albani, la grandeur, le sublime de cette composition. Ce fut toute une révélation ; et du choc de deux inspirations naquit un enthousiasme dont la gloire
rejaillit avec un égal éclat sur le compositeur
et sur son interprète.
Ce succès avait consacré le talent de la jeune cantatrice ; désormais elle pouvait affronter sans crainte le public et la critique de Londres.
Le mardi, deux avril suivant, elle subissait le feu de la rampe dans la métropole anglaise. Tout ce que Londres contient de connaisseurs distingués avait voulu aller entendre pour la première fois la grande cantatrice canadienne à laquelle on était fier de reconnaître le titre de sujet anglais. |
C'était encore l’ Amine de la Somnambule.
. Ce rôle est très-souvent choisi par lessopranos pour leurs débuts, et, naturellement, 2
De A
provoque des comparaisons sévères que, néanmoins, au dire des critiques de Londres, Albani a pu soutenir avec un avantage dont on avait eu peu d'exemples jusque-là.
Voici le jugement que porteie London News sur le mérite de la jeune débutante : |
« À une figure très-agréable et une grâce parfaite dans la démarche, :Mlile. Albani juint une voix d’une qualité exquise, dont 1: timbre pur et mélodieux trouve une puissance suffisante pour exécuter les passages de bravura les plus brillants et lés plus fleuris. Tout son jeu indique une n'ture richement aouée, perf. ctionnee encore par une “ulture très-développée et une force extraordinaire © préhension. Sa manière de dire les preinières me. s d’un simple rucitatif a révélé de suite, la beaute et la puissance entrainante de sa voix en même temps que la parfaite justesse des intonalions ; et les applaudissements qui ont éclaté après ces premières phrases, disaient assez que l'auditoire reconnaissait du premier coup une artiste d’un mérite exceptionnellement éievé. La voix de Mile. Albani comprend plus de deux octaves et monte jusqu’au mi bémol aigu. La douceur qu'elle a su mettre dans la cavatine Come per me sereno, et dans les deux duos Prendi l’anel et Son geloso, a contrasté admirablement avec le désespoir et la passi. n ‘es scènes subséquentes. Sa simplicité touchante dans la prière G'an bio, a provoqué dans lauditoire, les émotions les plus profondes et les plus réelles. Dans ce
néan- LIbani avait
News
arfaite d’une dieux er les s plus ement -déve- )n. Sa simple ssanCe arfaite ts qui , ASSEZ p une & Voix ves et ’elle a no, et 050, à assi. n e dans re, les
ans ce
ms LT sue
morceau comme dans plusieurs autré, on a pu remar-
quer les admirables {enues de l'artiste et la facilité
avec laquelle elle prolonge un son même sur les notes les plus hautes et les plus piano, sans la plus légère vacillation de la voix. Mais l'impression la plus forte a été produite par les accents paihétiques qu'elle a su mettre dans le grand air AA ! non giunge ! Le succès dela cantatrice a été grand et complet. ”
Après avoir repété la Somnambule dans la même semaine, avec un égal succès, Mlle.
Albani trouva encore des lauriers à cueillir.
dans la Lucie de Donizetti. Sa manière de
rendre ce rôle si difficile qui exige une vigueur et uñ déploiement de passion extraordinaires, ne fit quo confirmer le jugement que le public de Londres avait porté sur la jeune chanteuse. , Dès lors, elle eut son droit de cité; et ses apparitions subséquentes dans les caractères de Marta, de Gilda (Rigoletto) et de Linda di Chamouni furent autant de brillants succès, Et encore l'artiste avait-elle à lutter contre une indisposition prolongée qui lui enlevait une partie de ses forces, et contre les fatigues
Su ER
e | d’une saison exceptionnellement longue, puis--
que, commencée en avril, elle ne s’est torrminée qu’en juillet, c'est-à-dire après plus de trois mois d’un travail ccntinuel.
Il fallait, au surplus, une supériorité incontestable pour pouvoir briller au théâtre de Londres à cette époque. Tous les grands noms semblaient s’y être donné rendez-vous.
Adelina Patti, Christine Nilsson, Pauline Luccz, Louise Kellogg, Brandt, Miolan- Carvalho, Marimon, Sessi, Parepa-Rosa, fournissaient des points de comparaison dangereux.
Or Mlle. Albani a chanté avec la plupart de ‘ces artistes aux Mordl Hill Concerts, et ses suceès n'en ont pas été umoindris; loin de Ià, elle a eu généralement les honneurs ü: rappel.
Ces premiers succès étaient déjà quelque chose, et plus d'une cantatrics s’en fût con- - tentée.. Mais Albani avait de plus hautes | aspirations. ‘ Il lui fallait le baptéme de Paris,
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MA Gt ÉTANE LH pas Vdléonoi noïsonil Le 24 octobre 1872, Emma-Atbanl ;parnidhi "4 duÿ Pa pb 278 Élévanit atr-audétoire CARRE at Pr MR ELT EN jonc der Paris. 03 le Taidit Hits aebuikipris d'in moisi toates les 1 d EEE Go Lire YARIS: ésititquendés la etat EE tabs hi hero v Q
Disons de suite;.que son .snccès n'a, pas été raüssi grand, aussi complet.qu'à, Londres, ssitait-ce J’émotion bien naturelie en pareille noifconstance, qu l'excossive sévérité des j uges ?
C'était probablement les deux choses réunies. nb publie: de Paris :ost difficile à satisfaire ; sid’est:son droit; mais il nefaut pas qu'il l'exatigère.-Eh l::mon Dieu! quand on s’extasie de-
-vañt, la musique.d’ Offenbach, on peut pige -êtres quelque peu,indulgént:pour, ceux qui.ne aatendent pas du premier coup, et, à la satisfac-
-tionouniverselle, la musique de Bellini..
æsrmNoûs aimons cependant à établir une distinction honorxble je faveur: de habitués du
tiFhéâtre-Italien.,. :; <- 2 à
otiotlu:reste nous hs citer, side que l'esolffco. yienti nous le: permettre; des extraits des aseomptesoiendns de: plusieurs journaux pari-
si sions sub 2e débat, de notre compatriote.
On verra:qu'an Fo. PR: -en; pense plus. de
reille ges ?
Anigsfaire ; l'exaie deui.ne isfge- 9] e disés du ‘4 l'ests des pari |
lus flo
ms" Be
bien, peut-être, qu’on ne voudrait le laisser voir. |
M. Savigny, de l'Jllustration, après avoir consacré une vingtaine de lignes au portrait de la jeune débutante, poursuit en ces termes son appréciation
«.…. Cette première surprise passée, écoutons la diva nouvelle.
« La situation continue, il y a évidemment méprise et voyez le tort que lu réclume a fait à cette jeune artiste. Si, au lieu de mus dire : vous allez entendre une merveille, quelque chose comme une heureuse fusion da la voix éclatante de la Patti et des notes touchantes de la Nilsson, un organe d’une beauté achevée manié par untalent des plus com}:lets, on nous eût dit : écoutez bien la débutante; elle est évidemment au début de sa carrière, elle hésite, elle s'étonne, elle n'est pas encore hors de maitre, elle ne sait pas sa voix, elle l'aventure parfois au risque de se la briser et de se casser le cou avec, elle est inexpérimentée, elle manque de style; mais il y a là une voix agréable, | sympathique, qui, à ses moments, a de la chaleur, qui porte en elle une certaine émotion et qui émeut le
ublic ; elle a ce rare bonheur : elle est dramatique, aissez faire le temps, laissez faire l’élude et soyez persuadé qu’un jour cette jeune fille, qui entre maintenant par les portes de côté, entrera au théâtre les grandes portes. Si l’on avait parlé de la sorte, on eût dit vrai, et le succès de l’Abani aurait eu sa marche
sm) G 2-2
+ essive ;20h:La compromis pour a voirnivoulu:la ancer trop vite... »
« Ce rôle d'Amina elle l'a dit d'une façon asseÿ Pile pans le.premier açte.et: dans Je finale. di, secpnd si Len hétique et si émouvant: en vérité; nôus cherchions sil'artiste, étonné re: ne: d’avoir ‘pas : encore rencentrée ; uis, Due un chingement bien inattendu, elle s st. &‘affirmée dans: et #HhPRON: sé ( MiFañlÉ: mais avec une pureté, un charme. une FRERE. 8.
Le public a salué Melle. AÏbanï qe des a darebles. sments. unanimes...Qui,.c'est bien.-Jà. ne; véritable SChanteuse: mais il fallait donc nous le.dire. dent Afl'abord. preneppemes does 6e œ +. Pre paaeder ALICE CLLOSL OI loue...)
su Plustard; en parlant de l'exécution de Zubia
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Lammermoer, ps 5 Sayiguy,- après. avoir
signalé | lo8 dé fabts aù sin à remarqués, ajouté: }
@scie Quand cet'instrument: délicat ‘parvient à se: poser taurun andante; alors fait merveïile;*: Ha phfise est s#lettement1essinéeselieslatiique sûrement evé'achève edpureusement dans’ uwsentiment vraiet juste. -Gélie Lsgen 8 fret sq pan drag et DRASS L
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«Au-premier rang, sans; contredit, si d'en; tient. compte avanttout de ge qui-constitue. J'art proprement: dit :. de da méthode; du style, du gnût;de la-virtuosité. Non. pas: que la nature aitrefsé, ses dons :à: Mile, Albani; mais, en les Jui dispensant;: elle. y.'a mis certaines : réserves : Ja.voix; ehaurle: et: sympathique, pourrait avoir plus de puissance..et d'agilité; le physique intéressant, est-un-peu grêle; les traits, expressifs, m'ont ni la beauté: seulplurale. de.la-Grisi, ni la grâce piquante de la Patti. Que voulez-vous? on ne peut touwt-avoir; et,tel -qu'ilest; le.lot de la nouvelle «diva. est encore. assez xiene crève faire envie à bien des-rivales. : |
En choisissant pour ses débuts le rôle. d’ Amina, Mile. Albani a été bien inspirée. Son. succès qui s'était déjà.affinmé.dès..le premier ‘acte, n’a pas cessé. | de- grandir. et s'est. élevé, au: ‘troisième, ‘jusqu'au triomphe. L'amour dans. ce qu ‘ila de pluschaste.et de plus pur, ; la douleur. imméritée : d’un-cœur tendre et naïf n'ont jamais trouvé.des accents plus émus, -plus pénétrants, plus -pathétiquess.: -Dans : cette grande scène de somnambulisme,. la. pierre- de touche de l'expression et du style sa pe BAIbeni a défié ‘ass les sauvenirs. » :.:.,:,:.
© Le Monde Ilustré :.8 REA Lt
‘Et d'abord il n'était pas besoin de crever toutes les grossès Caisses dé Burnuin pour célébrèr, à. l'avance les débuts de Mile. Atbañi. Cette jeûne cantatrice & ci assez de mérité pour se présenter toute seüle.
D'aütre’ part, Sommes-nous À Paris si dégoûtés, des FE de talént qui faille nous. ge dans Ki
plau issements ? L és 4%
dut Jura. RAA DAS Se 2e
DR MR Rs, 2e vie en NT Li né 267 ME EE LE QE D jui re de
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+ «11 y avait là à ses débuts le Paris des grands soirs, c’est-à-dire, l’élite des blasés. Et il lui a fallu émouvoir ces gens difficiles, et c'est, ma foi, ce qu’elle a fait! On ne lui aurait pas passé une fausss note; aussi s’est-elle bien gardée d’en donner
. « Le seul moment où le public lui ait montré de la froideur est celui de son entrée. Et, en’eflet, comme nous l’avons dit, elle ressemble si peu au portrait publié d'elle, qu’on a cru d’abord à un changement de personne.
« La vérité est que, durant les deux premiers actes de la Somnambule, Melle. Albani a obtenu un succès réel, encore q''ordinaire, et qu’elle ne s’est révélée dans son. beau qu’au troisième acte, en chantant cet andante de Ja scène du sommeil où Bellini a mis tout son génie. Là, elle s’est montrée cantatrice de grand style. Ce n’est pas que sa voix soit d’une qualite rare, Car le médium n’en est pas d'un timbre assorti à celui de l’aigu; ce n’est pas non plus que la cantatrice ait encore acquis toute Ja souplesse désirable dans les traits vocalisés; mais sa qualité maitresse est justement c2Île q1’on doit priser le plus : elle sent vivement. ce qu'elle dit, et elle sait communiquer son émotion à qui l'écoute. Elle a ce magnétisme, cette fascination: qui s’appelle l’éloquence chez l’orateur, et qui* n’a point de nom encore chez les chanteurs, peut.être à cause de la rareté avec laquelle le j'hénomène se rencontre. En un mot, et conime on dit dans l’argot des artistes, Melle. Albani a « une nature.»
« .……. Totjours est-il que, si nous n'avons pas saisi poren l'ensemble de ses qualités et de ses défauts, du moins pouvons-nous dire que ce n'est pas à une cantatrice banale que nous avons affaire. »
soirs, émou-elle a note ;
de la omme ortrait ement
actes sUCCÈS évélée nt cet is tout grand e rare, à celui ce ait ns les justeerment.
tion à nation:
ui n'a ètre à se renot des
‘saisi es dé pas à
BTE Jionoe 29
Mondes, dofiné de notre cantatriee canadienne! un appréciation; dont nous transçrivons! les, passages suivants :'H1é nous, partit’ fanéné, en dehors, peut-être; d'añé légère tointerde: préjugé national ; car, : pour. M. de Lagos nevais, l'Albani 'est.uhé, Anglaise, où the.
M. de Lagériernis," dans Ta "Régie’ dés Deus UP BETTER NES 20) MCUTR 293
Américaine, ce’ qui, aux yeux de bien°des!
Li © Dans pl aie ai Sam gens, est même chose: SNS II0e 29 400)
« Aux Italiens, l’Albañiqné nous vénons d'entendre d’abord dans la Sonnambula, puis dans la Luig, a Rigo'e to, est un talent ”dé”1aro distinction ; maint nant, l'accueil honnète et:wodéré que nous lui-faisans, la contentera-t-il, coutenterh-t-il surtout l'Angleterre qui nous l’envoyait à l& reeherche: {'une-position' ide diva ? Nous le souhaitons, sans oser l’affirmer. L'art de la cantatrice cest ici hors de quésliün "mais ld|voix est petite, fragile à l'excès dans sa souplesse de roseau,, incapable d’elorts danser et RE ; dve0” 1ÿ grandes voix que se font lesg-grandes héroïnes 4,91
Or, quand on parle de Melle. Albani, c’est le talent, la dextérité qu'il fañt''fireémiièrdmént touérts curieuse chose pourtant, qu'avec des moyens si Jjri te on arrive à produire tant d'Hlüéton, Car té AE une Damoreau, une Miolan ; c’est bel et hien ne EAN tatrice dramatique. 11 y a l’intel'igence, le loyer, tou fors la voix, et bien plus, quañd:cetle: voix ‘délicate (ét
— Dh; —.
“mipçerveut, s'affirmer en.plaige situation, [ufter:contre
les sonorités ambiantes, attaquer des ré-Bémol “hardélà lénmegiéires; commerdans le quatuof da: Righlelté ele. y réussit, et. c’est nos un de ces pffets de mirage tels ds la ‘fée l'Morganb pa né en ait{oifust "dns lis! é d ssin e phéngmèur s'évanouit presee ET 8 Lvous Éves “eu “péidant aofirest Stondes rar d'unéigrandé cantatrices 441...
ibfe de Hélailles une cava ine avec plus
dé goëk Loue none het mio cor, 24lléz;
CRU à F0 Rigdetla dire, cet air de, l'escalier ; la perfection: ôn till pdûr l& netteté ‘de vibra:! tiodetda; tenus vaut Ja £adence, 4lusrpssignol,:; Dans. Luce a, e!le enlève la stène de lolié de manière à dé ler tous les souvenirs. » "OAOLO OftOrt 149 ,enou
«Telle est dono,:en:. Mira im pressipa, que Melle. Alban à cébe aé'co public ad ARR ; et'si DM e er Ja re e des arts. B1f
OTtS 27
3 be à RENE ae dou AE . uù sujet dé force 6 à aspirét® au premier fan, ct
ayant déjà de fait, paréourt: d'une: manière
+ ii! no dif
{ magisirale ln majeure “partie: de, dette” Voie 4 diigiio: et peu, fréquentée qui conduit” ‘Aug $ pios Wauts soin Hèts du templé dela Renorriéo. 4 Bon'succès final n'était plusalors uno-question
desmayensi c'était, une, simple question. den TOMParoct jt 09 30 ,9:19T 6h dale of ôÿa: ill
Depuis, Molérrdilhnyti 18, marché, d'ap:p38"t
rapide.dans Ja carrièrorartistique, Sonpassage à Paris .bavait, xendue: justement populaire;!, ayssi;.tousiles théñtres do l'Europe étaientrils pxéte lui pnvrisleurs;portes..; ::,, 61105 9h Après avoir cucilli en plusieurs:endroitss une npnvatlesmoisson:decouronnes, le 21.avril 1818:.ale. paraissait. de nouveau, devant..le; phblie-de Loudresqui-ui fit un accueil encore! plusenthausiasteique l'année. précédente, sci: Elle avait ajouté, à son répertoire.le rôle de, La Comtesse dans, Le nozze di, Figaro, et celui,
déinradansz Puritanide Bellini... ;41t
«Ps: sobres, .alternaignt, 4700, celles, de; la ” .
PaétihOette cirçonstance, loin delui. ftus,
défavorables. ci pire ES SUOCÈSS jo 20h rene qorientbro"h stérapeotert rio
stlle ext L'honneur do shaniies Jaigrande,
Se
fète musicale qui avait été organisé pour Sa. Majesté le Shah de Perse, et ce fut pour elle l’occasion d’un splendide triomphe. |
Le monaraue oriental, comme témoignage
d’admiration pour l’éminente cantatrice, lui a: offert un cadeau digne de celui qui donnait et de celle qni acceptait, un magnifique collier en brillants.
C'est pendant cette raison que M. Ernest Gagnon, de passage à Londres, eut l’avantage: «de l'entendre. Voici l'appréciation qu’en fait. notre compatriote distingué dont le jugement. est pour nous une haute autorité.
& J'ai aussi entendu Albani (Mademoiselle:
Lajeuncsse), dans un duo et dans le quatuor de Rigoletto. La pauvre petite s’est admirablement tirée d'affaire, bien que cette musique soit interprétée d'ordinaire par des voix beaucoup plus puissantes que la sicnne. Elle
1r Sa.
* elle
nage
Jui a:
it et
lier
‘nest
tage :
fait.
nent.
selle :
chante avec un goût exquis, goût naturel et” éclairé par l'étude. Autant que je puis en jager par cette seule audition, je pense que ce qui lui a surtout valu tant de succès, c’est ce tact, cette absence d’exagération, cette mesure qui, en toutes choses, est le trait distinctif des natures d'élite. Et cetto qualité ressortait d'autant plus, l’autre soir, que mademoiselle Lajeunesse avait à interpréter de la musique de Verdi. Chacun sait combien la musique du compositeur lombard est rageuse, et combien elle prête aux intempérances de sonorité et d'expression.”
‘ On peut, sans doute, chanter aussi bien, 4 que Mile. Albani, ajoute ailleurs M. Gagnon, « | mais je ne crois pas qu’il soit possible de chanter mieux.”
Le renom de la grande artiste était parvenu jusque dans la capitale de l’autocrate du Nord, | et, le 15 octobre 1873, précédée d’une réputa- k
tion aussi brillante que méritée, elle faisait sa. première apparition.au théâtre de. Saipt- Befeysbourg, n,.présence,.du,: grand, duc:
Constantin.et. ’unauditoire distingué accouru, | pour.applaudir.la diva canadienne, 3,5, 234: