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ensuite que la tuberculose rénale ne guérit jamais spontanément et il en tire cette conclusion que le rein tuberculeux doit être enlevé toutes les fois que l'état de l'autre rein le permet. Il reconnaît que les lésions de l'autre rein, si elles sont discrètes, ne sont pas une contre-indication; il admet même que les lésions pulmonaires s'améliorent souvent après la néphrectomie.
Et après avoir combattu pendant près de dix ans pour le triomphe de ses idées, il apportait en 1907, au cours d'une conference à la Société de l'Internat, une statistique de 103 néphrectomies avec 3 morts.
Sur ces matières tout ce quil a vu, fait et dit, a été confirmé par la pratique de ces dernières années. En même temps que lui, Israël avait à Berlin soutenu la même thèse : mais ce fait ne saurait en rien diminuer le mérite d'Albarran; il fut au premier rang de ceux qui ont réformé la doctrine médicale sur ce point et imposé à la chirurgie une orientation définitive puisque, vingtcinq ans après, on n'a encore rien trouvé de meilleur que de suivre pas à pas la conduite qu'il avait proposée.
Avec la proslale c'est encore à une maladie spéciale qu'il va donner, avec une orientation nouvelle et définitive, l'empreinte de son cachet et de sa maîtrise.
Il recherche, d'abord avec Hallé et Uotz, les origines de l’hÿpertrophie proslalique et reconnaît qu'il sagit d'un adénome développé aux dépens des glandes du col vésical et non au dépens de la prostate elle-même.
En outre, il prouve que la contractilité vésicale n'est pas anéantie mais seulement voilée et qu'elle ne demande qu'à reparaître après la suppression de l'obstacle.
Enfin, utilisant les belles recherches de Gosset et Proust sur l'accès de la prostate par le périnée, il inaugure la prostatectomie périnéale, dont on ne connaissait encore que quelques opérations disparates.
Mais il s'entête avec conviction et avec succès: les résultats brillants s'ajoutent les uns aux autres, il les révèle au monde
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médical étonné, et pendant dix ans il combat pour la bonne cause; en [908 il apporte une statistique de plus de 100 cas avec une mortalité insignifiante de 2 °/.. Les résultats éloignés étaient également favorables; la guérison thérapeutique était complète chez tous ses malades. |
Et sil est vrai qu'Albarran n'a pas êté le premier à faire cette opération, du moins il a par son travail, son habileté technique fait plus que quiconque pour implanter cette opération dans les mœurs chirurgicales.
Aujourd'hui l'opération a changé de voie: elle s'exécute par la voie hypogastrique, mais, à part cela, tout ce qu'Albarran avait annoncé sur l'origine de l'adénome, sur la contractilité vésicale, a été vérifié par l'expérience ; et tout ce que sur ces matières le progrès a édifié depuis vingt ans l'a été sur les bases établies par lui d'une façon définitive et dont l'expérience a montré l'inattaquable vérité.
Avec le catbhéférisme uréféral, nous abordons une découverte capitale qui a fait bondir l'urologie et a permis le progrès peutêtre le plus important qui ait été réalisé dans ces dernières années.
Avant Albarran, le cathétérisme urétéral était en réalité impraticable; le cystoscope de Nitze permettait de voir les orifices urétéraux, mais aucun dispositif facile et pratique n'avait permis ni à Pawlick n1 à Boisseau du Rocher d'introduire facilement la sonde dans l'uretère.
Albarran, en 1897, réussit à ajouter au cystoscope avec Colin un onglet mobile qui placé au contact de la lampe permettait, en se relevant d'une certaine proportion, variable à l'aide d'une roue siégeant à l’autre extrémité du cystoscope, de diriger aisément la sonde sous le contrôle de la vue jusqu'à l'orifice urétéral et de l'y introduire. Inutile de décrire plus en détail ce dispositif qui est aujourd hui le complément de tous les cystoscopes à cathétérisme. Mieux est d'en laisser entrevoir les conséquences et les bienfaits.
Dès lors le cathétérisme était possible, possible pour tout le
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