‹ AlbéricChapitre 16 sur 33 · i ou EST LA PATRIE · texte numérisé non relu

i ou EST LA PATRIE

— Je le vois à ce qui t'environne... dans quel affreux réduit faut-il que je vienne te chercher?.. Voila donc où devaient aboutir ces hautes amitiés politiques, cette carrière de gloire que tu as si fidèlement remplie!

— Hélas!..

— Moucher enfant, les peuples sont aussi ingrats que les rois...

— S'ils n'étaient pas injustes seulement. Mais laissons cela , ma mère , et parlez-moi., de... de...

Il n'osait pas prononcer...

— Ton père., ah!... j'oubliais... mais je suis si heureuse... Voici une lettre de lui poui* toi. ..je ne sais pas ce qu'elle contient., mais sa rigueur s'est beaucoup adoucie... ce que tu as souffert a expié tes fautes et je ne pense pas qu'il te gronde encore... lis.

Albéric reçut la lettre de son père, et en l'ouvrant, il posa les lèvres sur son nom. La vue de sa mère, ses paroles, ses atlen-

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drissemens délicieux si nouveaux pour lui qu'il croyait les éprouver pour la première fois, tant il y avait de jours qu'il en était séparé, avaient r'ouvcrt en lui la source des véritables affections de l'homme, celles que Dieu a semées en lui pour qu'il en recueille les fruits, et que la société étouffe sous les fictions de l'orgueil. Il sentait à son bien-être tout ce qu'il avait perdu à les oublier : ces doctrines sèches et arides qui ne rapportent que des fruits pleins de cendre, lui appaparaissaient déjà dans toute leur stérilité : il voyait combien ces combats de l'esprit avaient peu rapporté de bonheur à son âme et de joie à son cœur : il comprenait quels sont ces hommes qui se servent des facultés les plus nobles pour s'en former un degré à leur élévation et, qui dès l'instant où ils se sentent le pied au niveau de votre front, le frappent du talon et vous renversent dans la boue pendant qu'ils montent encore. Alors

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