‹ AlbéricChapitre 25 sur 33 · UN REMORDS · texte numérisé non relu

UN REMORDS

Albéric n'est point coupable : sui- mon honneur, Sire, j'atteste à votre majesté que je ne le crois pas coupable : une insulte particulière dont il est venu me demander raison, est la cause de cette horrible méprise: ce n'est que dans votre cœur, ce cœur qui sait si bien comprendre toutes les peines , que je puis laisser tomber mon secret : le mari outragé s'est vengé en livrant l'amanl de sa femme.

Maintenant que je vois la mort s'approcher pour lui , je voudrais au prix de tout mon sang lui épargner un supplice et une honte qu'il ne mérite pas : il me méprise dans son ame, sans doute^ et pour un soldat de Napoléon , souffrir le mépris est une chose impossible.

Sauvez-le, Sire! et soyez certain que cette grâce mettra pour jamais fin aux tentatives qui menacent les jours de votre Majestés D'ailleurs, Albéric n'est pas dangereux,

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