‹ AlbéricChapitre 7 sur 33 · Z.A PARTIE ]> HONNEUR · texte numérisé non relu

Z.A PARTIE ]> HONNEUR

28 Novembre, Il m'a fallu toutes les précautions d'un conjuré pour traverser les états qui me séparent du but de mon pèlerinage : la Prusse, l'Allemagne, tous ces pays où l'armée de Napoléon a porté les lumières , n'en ont pas conservé une étincelle... Fort bien accueilli

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sur le nom de mon père dans les plus honorables maisons , bientôt j'y éprouve des déceptions continuelles : personne ne s'occupe de politique, personne n'en parle... Au premier mot que je hasarde, on me regarde d'un air surpris... le second glace les visages et à peine à-t-on appris mes antécédens, que les portes me sont fermées... La tyrannie est scellée dans ces contrées là pour Téternilé.

Mais j'ai vu s'élever dans les airs le clocher de Saint-Stanislas! c'est Varsovie!., voici Praga! voici le pont qui protège la ville! voici le fleuve qui sépare le royaume !

Une conspiration nationale , immense , réunitsousun même serment les ennemis de toute oppression , comme dans cette vente de Carbonari où mon illustre ami Porcheron et moi, nous avons juré fidélitéau peuple et guerre aux royautés; tout est prêt , les seigneurs polonais offrent les paysans de leurs terres et les affiliés, leurs biens. Les jeunes

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élèves des écoles sont impatiens, ils attendent l'ordre des hommes d'expérience.

Déjà un coup de main hardi avait été résolu. Quarante jeunes gens déterminés devaient se rendre séparément sur la place de Saxe, à la parade, se glisser dans la foule, et tuer le grand duc au milieu de ses troupes ; c'eût été le signal du soulèvement. Mais la police déjoua ce projet: plusieuis conjurés furent jettes dans la prison des Carmes.

Dès long-temps, l'irritation est à son comble; la haine pour la tyrannie étrangère déborde de tous les cœurs. . l'air est plein de menaces... les Russes tremblent par instinct... le grand duc est assiégé de dénonciations , sa terreur double chaque jour de celle des autres: mais comme un homme las de craindre, il finit par s'endormir au bruit du danger...

Enfin , toutes les mesures sont prises ; demain aura lieu l'insurection... Admis au

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conseil des chefs, mon poste m'a été assigner j'y mourrai ou nous sauverons la Pologne !

29 Novembre.

Un officier, envoyé par les conjurés, annonce à la caserne des Porte-Enseignes que l'heure a sonné... A ce signal, les jeunes gens s'élancent vers le Belvéder par le pont Sobieski : tout ce qui résiste est tué... On prend les armes, on renverse les cavaliers, on enlève leurs chevaux : l'incendie dévore les casernes de la cavalerie russe, et d'un autre côté , les Porte-Enseignes engagent avec l'ennemi un feu roulant qui répond aux autres signaux. Bien des braves tombent comme un premier holocauste : mais on arrive jusqu'au palais de Constantin : douze des plus intrépides pénètrent jusqu'au Belvéder.

Constantin était endormi !.. Il s'éveille aux cris de vengeance; les conjurés poursuivaient le chef de la police et l'aide de camp

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