‹ Albert de Mun et le Parti Catholique: Thèse Complémentaire Présentée Pour le Doctorat ès LettresChapitre 18 sur 54 · LA CAMPAGNE DE RECRUTEMENT · texte numérisé non relu

LA CAMPAGNE DE RECRUTEMENT

blique actuelle, c’est qu’elle persécute l'Eglise, question de fait non de principe. La grande majorité des familles catholiques n’est-elle pas dans la situation de ma famille ?

Dès Iors plus le parti catholique sera nettement distinct de toute question de forme de gouvernement, plus il sera capable d’entraîner de généreux dévouements et des enthousiasmes soutenus. Si de Mun évite cet écueil, Harmel l’assure de l’utilité de son parti, auquel il apporte son concours. Mais la séparation d’avec une partie de la droite monarchique demandera du courage, et il l’exhorte à en avoir Î.

Telle était l’atmosphère où s’organisait le parti catholique. De Mun, après une brillante réélection, quitta Paris pour Canterbury où ses fils faisaient leurs études au Collège des Jésuites sous la direction de son ami, le Père du Lac. Son fils aîné, le jeune Bertrand de Mun, assurait le secrétariat de son père qui resta en Angleterre jusqu’en novembre ?. Il écrivit sous la dictée de son père une grande partie des sollicitations d'adhésion.

Cependant la propagande n’était qu’une partie du travail nécessaire pour lancer le nouveau parti catholique. Encore fallait-il l’organiser. Sa tâche fut simplifiée grâce à la prise en charge du parti par une organisation existante et bien préparée : l Œuvre des Cereles Catholiques d’Ouvriers.

Comment s’effectua cette prise en charge, comment devait-elle se poursuivre ? C’est ce qu’il faut maintenant considérer.

4. Léon Harnmez : Lettre à de Mun. Val des Bois, 13 oct. 1885 {fonds de Mun). Il ajoute cette phrase caractéristique : « Entre nous les d'Orléans me donnent le mal de mer et si c’est pour eux qu’il faut combattre, je n’en ai pas le courage. »

Page 1